Les
Psaumes
Psaume
39
On peut voir également dans ce
psaume la conduite de David à l’égard de Shimhi. Muet pendant que le méchant
était devant lui, il acceptait le châtiment de son péché, se courbant en silence
sous la puissante main de Dieu. C’est un chemin béni que suit l’âme dans ce
psaume, et il est à la portée des saints de tous les temps d’en faire
l’expérience.
En voici les étapes: Devant la
provocation, le croyant, par la force que Dieu lui donne, est résolu à garder le
silence, bien qu’au début la douleur ait été éveillée et excitée au dedans de
lui (v. 1-2). Mais, au moment convenable, l’Esprit apporte le soulagement,
ranime et entretient la flamme des affections spirituelles. Car c’est ainsi
qu’Il agit — si la nature est contenue, la nouvelle création prévaut. Ainsi en
est-il ici. Pendant que le silence est imposé à la nature cette ferveur du cœur
renouvelé est accrue et fait porter des fruits bénis à ce silence et à cette
mortification. Le fidèle ouvre la bouche, non point pour rendre l’outrage ni
pour menacer ceux par la main desquels il souffre, mais pour se remettre à Dieu
en reconnaissant sa propre indignité, et en acceptant toutes ces souffrances de
la main de Dieu en grâce, pour son bien (v. 3-11). Par ce saint exercice, il est
enseigné à se voir ici-bas en communion avec Dieu lui-même dans le ciel, et il
ne demande plus que la force de parcourir ce qui reste de son pèlerinage d’un
pas plus vif et plus alerte (v. 12-13). Ceci est pour nous tous. Bienheureuse
l’âme du croyant, quel qu’il soit, qui passe par ces exercices salutaires! Nous
devrions mieux connaître ce sentier que l’Esprit nous trace. C’est ainsi qu’aux
derniers jours, le peuple d’Israël repentant acceptera le châtiment de son péché
(Lév. 26:40). De même Jésus a subi, sans une parole, le châtiment de notre paix
(Ésaïe 53:7; Matthieu 26:63; voir Ps. 38).
Shimhi joue le rôle de la
multitude qui environnait et couvrait d’opprobre la sainte victime devant le
gouverneur et sur le Calvaire, l’outrageant de leurs lèvres et grinçant des
dents contre lui. Akhitophel est le Judas de ces scènes en 2 Samuel (Ps. 109).