Lectures hebdomadaires
Vous trouverez chaque vendredi, sous cette rubrique, un commentaire sur l'épitre aux Hébreux.
Epître aux Hébreux
Chapitre 7 versets 26 à 28
8.7 - Ch. 7:26-28
Les trois derniers versets de ce chapitre 7 semblent conclure tout le débat, et résumer la situation ; nous trouvons que tout dépend de la grandeur de CELUI qui est notre souverain sacrificateur.
8.7.1 - Ch. 7:26
Quelle déclaration extraordinaire que celle du verset 26 ! Nous l’aurions certainement inversée, en disant que, du fait que notre souverain sacrificateur est si merveilleux, c’est un peuple plutôt remarquable qui Lui convenait. Mais non, la déclaration ici est bien que c’est un Souverain Sacrificateur d’un caractère aussi remarquable qui nous convenait ! Selon la manière du Saint Esprit de voir les choses, les plusieurs fils en train d’être amenés à la gloire (2:10), la compagnie chrétienne, portent un caractère tel que rien moins qu’un tel Souverain Sacrificateur leur convenait.
Le caractère de notre souverain sacrificateur nous est présenté en sept points, et chacun d’eux fait contraste avec les sacrificateurs d’autrefois. Les trois premiers caractères « saint, innocent, sans souillure » ne présentent pas de difficultés. Il est évident qu’aucune d’eux ne caractérisait de manière absolue l’un quelconque des sacrificateurs de la race d’Aaron.
Le quatrième caractère est : « séparé des pécheurs ». Cela ne se réfère pas seulement au fait qu’Il a toujours été complètement séparé pour Dieu dans Ses pensées et dans Ses actes, même lorsqu’Il mangeait et buvait avec les publicains et les pécheurs, — cela se réfère au fait que maintenant, en résurrection, Il est tout à fait à part de toute la scène où les pécheurs évoluent. « En ce qu’il est mort, il est mort une fois pour toutes au péché ; mais en ce qu’il vit, il vit à Dieu » (Rom. 6:10). Nous pouvons citer aussi les propres paroles du Seigneur en Jean 17:19 : « Et moi, je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité ». La racine du mot « sanctifier » est « mettre à part », et le Seigneur faisait allusion à la place qu’Il allait prendre en résurrection et en gloire. Dans notre verset la pensée de Sa gloire vient au cinquième et dernier rang : « élevé plus haut que les cieux ». Notre Souverain Sacrificateur n’est pas simplement un Homme ressuscité, mais Il est exalté au-dessus de tout. Les cieux et tout ce qu’ils contiennent sont sous Ses pieds. Si nous ne considérions que ces cinq caractères, nous voyons déjà qu’aucun souverain sacrificateur sous la loi n’était digne d’être mentionné à côté de Lui.
8.7.2 - Ch. 7:27
Mais il y a plus. Un sixième contraste occupe tout le verset 27. Ils offraient journellement des sacrifices, non seulement pour les péchés du peuple, mais aussi pour leurs propres péchés. Le Seigneur a offert un seul sacrifice, et Il l’a offert une fois pour toutes. C’était vraiment pour le peuple, non pas pour Lui-même. Le sacrifice était Lui-même, et non pas pour Lui-même. Il était à la fois le sacrifice et Celui qui offrait. Nous avons ici une grande vérité à laquelle il est seulement fait allusion, mais qui sera développée dans tous ses détails glorieux aux chapitres 9 et 10.
8.7.3 - Ch. 7:28
Septième et dernier caractère, voici le contraste entre les personnes chargées de ce service de sacrificateur sous la loi, et la Personne qui est notre Souverain Sacrificateur aujourd’hui. Ils n’étaient que des hommes, avec les infirmités habituelles des hommes. Lui est le Fils. C’est bien sûr le fait fondamental sur lequel tout est basé. QUI IL EST, voilà qui règle tout. Cela comporte tous les contrastes sur lesquels le chapitre a insisté. Demeurons sur ce roc fondamental : Il est le Fils, qui est « consacré » pour l’éternité.
Ce mot « consacré » selon la version anglaise autorisée [« consommé » dans la version française JND] à la fin du v. 28 est en réalité « rendu parfait » comme en 5:9. Là il avait été dit que Son temps de mise à l’épreuve et d’obéissance sur la terre avait été jusqu’à son terme dans la mort et la résurrection. Il était devenu l’Auteur du salut éternel. Ici nous trouvons de la même manière qu’Il est devenu Souverain Sacrificateur. Le Fils était éternellement avec le Père. Il était le Créateur, et le soutien de toutes choses. Mais Il n’assumait pas alors cet office. C’est quand Il est devenu Homme, éprouvé par toutes les douleurs possible, endurant toutes les épreuves possibles, souffrant la mort et atteignant la perfection dans Sa gloire de ressuscité, — c’est alors qu’Il fut établi Souverain Sacrificateur par le serment de Dieu.
Méditons simplement ces choses, leur donnant le temps de pénétrer dans nos esprits et nos cœurs, et nous serons certainement remplis de l’assurance qu’Il peut nous sauver entièrement, et nos cœurs seront remplis de louange et de reconnaissance envers Dieu
A suivre
