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Au chef de musique. Psaume de David.
1 ▪
Jusques à quand, ô Éternel, m’oublieras-tu toujours? Jusques à quand
cacheras-tu ta face de moi?
2 ▪
Jusques à quand consulterai-je dans mon âme, avec chagrin dans mon cœur,
tous les jours? Jusques à quand mon ennemi s’élèvera-t-il par-dessus
moi?
3 ▪
Regarde, réponds-moi, Éternel, mon Dieu! Illumine mes yeux, de peur que
je ne dorme [du sommeil] de la mort;
4 ▪
De peur que mon ennemi ne dise: J’ai eu le dessus sur lui, [et] que mes
adversaires ne se réjouissent de ce que j’aurai été ébranlé.
5 ▪
Mais pour moi, je me suis confié en ta bonté, mon cœur s’est réjoui dans
ton salut.
*
6 ▪
Je chanterai à l’Éternel, parce qu’il m’a fait du bien.
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De cette tribulation que traversera le
résidu de Juda pendant les temps apocalyptiques, le Seigneur Jésus
déclare qu'il n'y en a point eu de semblable depuis le commencement de
la création... et qu'il n'y en aura jamais. Il ajoute qu'à cause des
élus, Dieu a abrégé ces jours (Marc 13. 20
; voir aussi Romains 9. 28
).
On peut donc comprendre ce cri angoissé: «Jusques à quand», quatre fois
répété au début de ce psaume et aussi dans plusieurs autres. C'est pour
y répondre que «le Seigneur fera une affaire abrégée sur la terre».
Quoiqu'il ne puisse jamais connaître une pareille détresse selon la
parole du Seigneur (Apocalypse 3. 10
),
un chrétien peut se trouver plus ou moins longtemps dans le
découragement et penser que Dieu l'oublie ou lui cache volontairement sa
face (verset 1). Cela nous est peut-être arrivé. Comment sortir alors de
ce sombre tunnel? Cessons d'abord de nous tourmenter et de
consulter
avec chagrin notre propre cœur (verset 2): il ne nous apportera aucune
réponse, mais plutôt fatigue et angoisse (1 Sam. 27. 1
).
Rappelons-nous plutôt cette exclamation triomphante: «Qui est-ce qui
nous séparera de l'amour du Christ? Tribulation, ou détresse, ou
persécution...» (Romains 8. 35...
).
Le souvenir de sa bonté et de son
salut, voilà le secret
qui ranimera notre confiance et notre joie (verset 5).
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