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1
▪ Et les fils d’Israël partirent, et campèrent dans les plaines
de Moab, de l’autre côté¹ du Jourdain de Jéricho.
—
¹ le mot est employé pour les deux côtés du Jourdain; voir
32:19.
2
▪ Et Balak, fils de Tsippor, vit tout ce qu’Israël avait fait aux
Amoréens;
3
et Moab eut une fort grande peur du peuple, car il était nombreux;
et Moab fut dans l’effroi¹ à cause des fils d’Israël.
—
¹ avec l’idée d’aversion (voir Exode 1:12 et note).
4
Et Moab dit aux anciens de Madian: Maintenant, cette multitude
broutera tout ce qui est autour de nous, comme le bœuf broute l’herbe
des champs. Or Balak, fils de Tsippor, était roi de Moab en ce temps-là.
5
Et il envoya des messagers à Balaam, fils de Béor, à Pethor, qui est
sur le fleuve, dans le pays¹ des fils de son peuple, pour l’appeler,
disant: Voici, un peuple, est sorti d’Égypte; voici, il
couvre le dessus² du pays, et il habite vis-à-vis de moi.
—
¹ ou: sur le fleuve du pays. — ² hébreu: l’œil.
6
Et maintenant, viens, je te prie, maudis-moi ce peuple, car il est plus
fort que moi: peut-être pourrai-je le frapper, et le chasserai-je
du pays; car je sais que celui que tu bénis est béni, et que celui
que tu maudis est maudit.
7
Et les anciens de Moab et les anciens de Madian s’en allèrent, ayant
dans leurs mains le salaire de la divination; et ils vinrent à
Balaam et lui dirent les paroles de Balak.
8
Et il leur dit: Passez ici la nuit, et je vous rapporterai la parole
selon que l’Éternel m’aura parlé. Et les seigneurs¹ de Moab demeurèrent
avec Balaam.
—
¹ seigneur, ici, et dans tous ces chapitres; ailleurs: chef.
9
Et Dieu vint à Balaam, et dit: Qui sont ces hommes [que tu as] chez
toi?
10
Et Balaam dit à Dieu: Balak, fils de Tsippor, roi de Moab, a envoyé
vers moi:
11
Voici, un peuple est sorti d’Égypte, et il couvre le dessus¹ du pays;
viens maintenant, maudis-le-moi: peut-être pourrai-je combattre
contre lui, et le chasserai-je.
—
¹ hébreu: l’œil.
12
Et Dieu dit à Balaam: Tu n’iras pas avec eux; tu ne
maudiras pas le peuple, car il est béni.
13
Et Balaam se leva le matin, et dit aux seigneurs de Balak: Allez
dans votre pays, car l’Éternel refuse de me laisser aller avec vous.
14
Et les seigneurs de Moab se levèrent, et s’en allèrent vers Balak, et
dirent: Balaam a refusé de venir avec nous.
15
▪ Et Balak envoya encore des seigneurs, plus nombreux et plus considérables
que ceux-là;
16
et ils vinrent à Balaam, et lui dirent: Ainsi a dit Balak, fils de
Tsippor: Je te prie, ne te laisse pas empêcher de venir vers moi;
17
car je te comblerai d’honneurs, et tout ce que tu me diras, je le ferai;
viens donc, je te prie, maudis-moi ce peuple.
18
Et Balaam répondit et dit aux serviteurs de Balak: Quand Balak me
donnerait plein sa maison d’argent et d’or, je ne pourrais
transgresser le commandement de l’Éternel, mon Dieu, pour faire une
chose petite ou grande;
19
et maintenant, je vous prie, demeurez ici, vous aussi, cette nuit, et je
saurai ce que l’Éternel aura de plus à me dire.
20
Et Dieu vint la nuit à Balaam, et lui dit: Si ces hommes sont venus
pour t’appeler, lève-toi, va avec eux; seulement, la parole que
je te dirai, tu la feras.
21
Et Balaam, se leva le matin, et sella son ânesse, et s’en alla avec les
seigneurs de Moab.
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Nous
quittons à présent le peuple afin de voir ce qui se passait pendant ce
temps chez ses ennemis. Plein d'effroi, Moab, avec son roi Balak, a
vu Israël monter du désert, couvrir le pays, s'installer vis-à-vis de
lui. Il tremble pour ses récoltes et méprise ce peuple qui risque de
tout «brouter comme le bœuf». Que Moab se rassure!
Quand la manne, le Pain de vie, est appréciée par le peuple de Dieu, ce
que le monde possède ne lui fait aucune envie. Pour vaincre Israël,
Balak imagine de recourir à des moyens surnaturels. Il appelle à l'aide
le devin Balaam dont il connaît la réputation. Ce dernier personnifie à
travers l'Écriture un clergé complaisant se louant «à prix
d'argent» (Deut. 23. 4; Jude 11
). Balaam est
partagé entre son désir de mériter les richesses et les honneurs promis
par les ambassadeurs de Balak et le sentiment de ne pouvoir outrepasser la
volonté du Dieu souverain qu'il redoute. Visité par Lui, pendant la
nuit, Balaam a entendu cette déclaration catégorique, sans appel:
tu n'iras pas... tu ne maudiras pas... le peuple est béni! En espérant
faire revenir l'Éternel sur sa déclaration, le prophète infidèle
oublie que Dieu ne change pas (comp. ch. 23 v. 19
). En sorte que,
lors de la seconde ambassade, il lui est permis d'aller où le pousse son
cœur cupide.
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