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1 ▪
Et on rapporta à Joab: Voici, le roi pleure et mène deuil sur Absalom.
2 Et
la victoire fut changée en deuil pour tout le peuple, ce jour-là, car le
peuple entendit ce jour-là qu’on disait: Le roi est affligé à cause de
son fils.
3 Et
le peuple entra, ce jour-là, dans la ville à la dérobée, comme s’en
irait à la dérobée un peuple honteux d’avoir pris la fuite dans la
bataille.
4 Et
le roi avait couvert son visage, et le roi criait à haute voix: Mon
fils Absalom! Absalom, mon fils, mon fils!
5 Et
Joab vint vers le roi dans la maison, et dit: Tu as aujourd’hui rendu
honteuse la face de tous tes serviteurs, qui ont aujourd’hui sauvé ta
vie, et la vie de tes fils et de tes filles, et la vie de tes femmes, et
la vie de tes concubines,
6 en
ce que tu aimes ceux qui te haïssent, et que tu hais ceux qui t’aiment,
car tu as montré aujourd’hui que tes chefs et tes serviteurs ne te sont
rien; et je sais aujourd’hui que, si Absalom vivait et que, nous tous,
nous fussions morts aujourd’hui, alors cela serait bon¹ à tes yeux.
— ¹
ici,
litt.: droit.
7 Et
maintenant, lève-toi, sors, et parle au cœur de tes serviteurs; car je
jure par l’Éternel que si tu ne sors, pas un homme ne demeurera cette
nuit avec toi; et ceci sera pire pour toi que tout le mal qui t’est
arrivé depuis ta jeunesse jusqu’à maintenant.
8 Et
le roi se leva, et s’assit dans la porte; et on rapporta à tout le
peuple, en disant: Voici, le roi est assis dans la porte. Et tout le
peuple vint devant le roi.
▪ Et
Israël s’était enfui, chacun à sa tente¹.
— ¹ voir 18:17.
9 Et
tout le peuple était à se disputer dans toutes les tribus d’Israël,
disant: Le roi nous a délivrés de la main de nos ennemis, et c’est lui
qui nous a sauvés de la main des Philistins, et maintenant il s’est
enfui du pays à cause d’Absalom;
10
et Absalom, que nous avions oint sur nous, est mort dans la bataille;
et maintenant, pourquoi gardez-vous le silence pour ce qui est de
ramener le roi?
11 ▪
Et le roi David envoya à Tsadok et à Abiathar, les sacrificateurs,
disant: Parlez aux anciens de Juda, en disant: Pourquoi êtes-vous les
derniers pour ramener le roi dans sa maison, alors que la parole de tout
Israël est venue au roi dans sa maison?
12
Vous êtes mes frères, vous êtes mon os et ma chair; et pourquoi
êtes-vous les derniers pour ramener le roi?
13
Et dites à Amasa: N’es-tu pas mon os et ma chair? Que Dieu me fasse
ainsi, et ainsi y ajoute, si tu n’es chef de l’armée devant moi, pour
toujours, à la place de Joab!
14
Et il inclina le cœur de tous les hommes de Juda comme un seul homme, et
ils envoyèrent dire au roi: Reviens, toi et tous tes serviteurs.
15
Et le roi s’en retourna, et vint jusqu’au Jourdain; et Juda vint à
Guilgal pour aller à la rencontre du roi, pour faire passer au roi le
Jourdain.
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Tous ceux qui ont suivi David ne l'ont
pas fait par la foi. Joab en est un exemple. Pour cet homme il
n'y a que son intérêt qui compte. Il est sans scrupules et ne
recule pas devant un crime si quelqu'un fait obstacle à ses plans. Les
reproches qu'il adresse à David sont d'autant plus déplacés que
c'est lui-même, par le meurtre d'Absalom, qui est responsable de la
douleur du pauvre roi. Pourtant ils aident celui-ci à se ressaisir pour
penser à l'intérêt du peuple plutôt qu'à son propre chagrin.
Les malheurs de David ont maintenant
produit leurs fruits. L'épreuve lui a permis de
connaître son Dieu
d'une manière plus réelle, plus intime. Il a rencontré la tribulation,
la détresse, la persécution... le péril, l'épée. Mais toutes ces choses
n'ont été qu'autant d'occasions de mieux comprendre les ressources
inépuisables de l'amour divin (voir Romains 8. 35
).
Au milieu du peuple, on remarque à
présent des disputes (verset 9); chez Juda un fâcheux manque
d'empressement. Mais David agit avec un esprit de grâce. Et les cœurs
s'inclinent vers lui, comme plus tard ils se soumettront au Seigneur
Jésus quand, après Sa victoire définitive sur Ses ennemis, Il apparaîtra
pour régner en gloire. |