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15 ▪
Mon fils, si ton cœur est sage, mon cœur s’en réjouira, oui, moi-même,
16
et mes reins s’égayeront quand tes lèvres diront des choses droites.
17 ▪
Que ton cœur n’envie pas les méchants; mais sois tout le jour dans la
crainte de l’Éternel;
18
car certainement il y a une fin, et ton attente ne sera pas réduite à
néant.
19 ▪
Toi, mon fils, écoute et sois sage, et dirige ton cœur dans le chemin.
20
Ne sois pas parmi les buveurs de vin, ni parmi les gourmands;
21
car le buveur et le gourmand deviendront pauvres, et sommeiller revêt de
haillons.
22 ▪
Écoute ton père qui t’a engendré, et ne méprise pas ta mère quand elle
aura vieilli.
23 ▪
Achète la vérité, et ne la vends point, — la sagesse, et l’instruction,
et l’intelligence.
24 ▪
Le père du juste aura beaucoup de joie, et celui qui a engendré le sage,
se réjouira en lui.
25
Que ton père et ta mère se réjouissent, et que celle qui t’a enfanté ait
de la joie.
26 ▪
Mon fils, donne-moi ton cœur, et que tes yeux se plaisent à mes voies;
27
car la prostituée est une fosse profonde, et l’étrangère un puits de
détresse:
28
aussi se tient-elle aux embûches comme un voleur, et elle augmente le
nombre des perfides parmi les hommes.
29 ▪
Pour qui les: Hélas? pour qui les: Malheur à moi? Pour qui les
querelles, pour qui la plainte, pour qui les blessures sans cause? Pour
qui la rougeur¹ des yeux?
— ¹ ou: obscurcissement.
30
Pour ceux qui s’attardent auprès du vin, qui vont essayer le vin
mixtionné.
31 —
Ne regarde pas le vin quand il est vermeil, quand il est perlé dans la
coupe, et qu’il coule aisément;
32 à
la fin, il mord comme un serpent et il pique comme une vipère:
33
tes yeux regarderont les étrangères, et ton cœur dira des choses
perverses;
34
et tu seras comme celui qui se coucherait au cœur de la mer, et comme
celui qui se coucherait au sommet d’un mât…
35
On m’a frappé, [et] je n’en ai point été malade; on m’a battu, [et] je
ne l’ai pas su. Quand me réveillerai-je? J’y reviendrai, je le
rechercherai encore!
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Devenu adulte, un jeune a-t-il encore
à tenir compte de l'avis de ses parents? Certainement d'après le verset
22. Cela fait partie de l'honneur qui leur est dû et auquel l'âge
ou la majorité ne change rien. C'est une joie pour des parents
chrétiens, de voir chez leurs enfants, quand ils ont grandi, les fruits
de leur éducation (versets 15, 16, 24: et quel relief prend ce verset
24, si nous l'appliquons à la joie que le Père a trouvée dans le Fils
bien-aimé, le Juste et le Sage par excellence: Matthieu 3. 17
).
Mais par-dessus tout, et avant même nos parents, le Seigneur a
des droits sur nous. «Mon fils, donne-moi ton cœur», dit-Il à
chacun (verset 26). Je ne te demande pas d'abord telle part de tes
ressources ou de ton temps, mais tes affections. Le reste suivra.
En me donnant ton cœur tout entier — dit Jésus — tu ne fais que me
rendre ce qui m'appartient, car il est mon salaire, acquis si chèrement
dans les heures de la croix. Les Macédoniens mentionnés par Paul en 2
Cor. 8
s’étaient donnés eux-mêmes au Seigneur.
La fin du chapitre décrit
l’inconscience tragique de celui que l'alcool abrutit. Il est
vaincu
par le vin (Ésaïe 28. 1 fin
),
incapable de résister aux tentations charnelles (verset 33) et se ruine
de toutes les manières (verset 21). Cher ami, que vas-tu faire de ton
cœur?
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