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1 ▪
Une réponse douce détourne la fureur, mais la parole blessante excite la
colère.
2 ▪
La langue des sages fait valoir la connaissance, mais la bouche des sots
fait jaillir la folie.
3 ▪
Les yeux de l’Éternel sont en tout lieu, regardant les méchants et les
bons.
4 ▪
La bénignité de la langue est un arbre de vie, mais la perversité en
elle est un brisement d’esprit.
5 ▪
Le fou méprise l’instruction de son père, mais celui qui a égard à la
répréhension devient avisé.
6 ▪
Dans la maison du juste il y a un grand trésor, mais dans le revenu du
méchant il y a du trouble.
7 ▪
Les lèvres des sages répandent la connaissance, mais le cœur des sots ne
fait pas ainsi.
8 ▪
Le sacrifice des méchants est en abomination à l’Éternel, mais la prière
des hommes droits lui est agréable.
9 ▪
La voie du méchant est en abomination à l’Éternel, mais il aime celui
qui poursuit la justice.
10 ▪
Une discipline fâcheuse attend¹ celui qui abandonne le [droit] sentier;
celui qui hait la correction mourra.
— ¹ litt.: [est]
pour.
11 ▪
Le shéol et l’abîme¹ sont devant l’Éternel, combien plus les cœurs des
fils des hommes!
— ¹ comme Job 26:6.
12 ▪
Le moqueur n’aime pas celui qui le reprend; il ne va pas vers les
sages.
13 ▪
Le cœur joyeux égaie le visage, mais par le chagrin du cœur l’esprit est
abattu.
14 ▪
Le cœur de l’homme intelligent cherche la connaissance, mais la bouche
des sots se repaît de folie.
15 ▪
Tous les jours du malheureux sont mauvais, mais le cœur heureux est un
festin continuel.
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Le moyen d'apaiser notre propre
colère, nous l'avons appris hier, c'est la patience et la prière. Voici
à présent un remède à la colère des autres: Ce baume souverain s'appelle
«une parole douce». La réponse humble et paisible de Gédéon aux hommes
d’Éphraïm en Juges 8. 1 à 3
a eu raison de leur irritation; et n’est-ce pas la moindre des victoires
de cet homme de foi. À l'opposé, «une parole blessante» comme son
nom l'indique, ouvre une blessure, qui est ensuite bien difficile à
guérir.
Rapprochons les versets 5, 10 et 12
(ainsi que les versets 31, 32
).
Avoir égard à la répréhension et à la correction, permet de
devenir avisé. C'est en tenir compte pour éviter de recommencer à mal
faire. Le ch. 13 v. 24
(et Hébreux 12. 6
par rapport à Dieu) nous a affirmé que des parents, contrairement aux
apparences, montrent leur amour en disciplinant leurs enfants! Le secret
pour accepter la répréhension est par conséquent de comprendre qu'elle
est dictée par le vrai amour et qu'elle a en vue «notre profit». Ne
soyons donc pas comme le moqueur, qui n'aime pas celui qui le reprend
(verset 12).
«La prière des hommes
droits
lui est agréable» affirme le v. 8. La droiture est en effet l’absence de
volonté propre, la pleine soumission à la pensée de Dieu, lequel pourra
alors exaucer une telle prière (1 Jean 5. 14, 15
).
«Le cœur joyeux égaie le visage»
(verset 13). La joie d'un enfant de Dieu doit pouvoir se lire sur sa
figure. Et comment son cœur pourra-t-il être heureux et joyeux? En
trouvant continuellement sa force et sa nourriture en Christ, objet de
son bonheur. «Le cœur heureux est un festin continuel» (verset 15;
comparer Jean 4. 32
).
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