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23 ▪
Et les Juifs acceptèrent de faire ce qu’ils avaient commencé et ce que
Mardochée leur avait écrit.
24
Car Haman, fils d’Hammedatha, l’Agaguite, l’oppresseur de tous les
Juifs, avait tramé contre les Juifs de les faire périr, et avait fait
jeter le pur, c’est-à-dire le sort, pour les détruire et les faire
périr.
25
Et quand [Esther]¹ vint devant le roi, il ordonna, par lettres, que le
méchant dessein qu’[Haman] avait tramé contre les Juifs retombât sur sa
propre tête, et on le pendit au bois, lui et ses fils.
— ¹ litt. elle.
26
C’est pourquoi on appela ces jours Purim, d’après le nom de pur. C’est
pourquoi, à cause de toutes les paroles de cette lettre, et à cause de
ce qu’ils avaient ainsi vu et de ce qui leur était arrivé,
27
les Juifs établirent et acceptèrent pour¹ eux et pour leur semence, et
pour tous ceux qui se joindraient à eux, de ne pas négliger de célébrer
chaque année ces deux jours selon leur ordonnance² et selon leur temps
fixé;
— ¹ litt. sur. — ² litt. écrit.
28
et qu’on se souviendrait de ces jours et qu’on les célébrerait dans
toutes les générations, dans chaque famille, dans chaque province, et
dans chaque ville; et que ces jours de Purim ne seraient point négligés
au milieu des Juifs, et que leur mémoire ne périrait jamais chez leur
semence.
29
Et la reine Esther, fille d’Abikhaïl, et Mardochée, le Juif, écrivirent
avec toute insistance pour confirmer cette seconde lettre sur les Purim;
30
et à tous les Juifs dans les cent vingt-sept provinces du royaume
d’Assuérus, il envoya des lettres [avec] des paroles de paix et de
vérité,
31
pour confirmer ces jours de Purim à leurs époques fixes, comme
Mardochée, le Juif, et la reine Esther les avaient établis pour eux, et
comme ils les avaient établis pour eux-mêmes et pour leur semence, à
l’occasion de leurs jeûnes et de leur cri.
32
Et l’ordre d’Esther établit ce qui concernait ces [jours de] Purim, et
cela fut écrit dans le livre.
*
Chapitre 10
1 ▪
Et le roi Assuérus imposa un tribut sur le pays et sur les îles de la
mer.
2 Et
tous les actes de sa puissance et de sa force, et la déclaration de la
grandeur de Mardochée, comment le roi l’éleva, ne sont-ils pas écrits
dans le livre des chroniques des rois de Médie et de Perse?
3
Car Mardochée, le Juif, fut le second après le roi Assuérus, et il fut
grand parmi les Juifs et agréable à la multitude de ses frères,
cherchant le bien de son peuple et parlant pour la paix¹ de toute sa
race².
— ¹ ou: prospérité; hébreu: parlant
paix à. — ² litt.: semence.
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Ainsi, d'année en année, la grande
délivrance dont le peuple a été l'objet devra être commémorée par cette
fête des Purim.
La chrétienté, avec des sentiments
hélas bien mélangés, célèbre chaque année la naissance et la mort du
Sauveur. Certes, réjouissons-nous de ce que beaucoup sont amenés de
cette manière à penser au moins une fois ou deux par an à ces événements
merveilleux. Et chaque fin d'année est bien, pour nous aussi, une
occasion de bénir Dieu pour toutes les grâces accordées. Mais
puissions-nous, non pas une fois par an, mais chaque premier jour de la
semaine, et en vérité chaque jour de notre vie, nous souvenir de notre
glorieuse rédemption, de notre glorieux
Rédempteur.
Celui-ci nous apparaît une fois encore
au chapitre 10 sous les traits de Mardochée: «Grand... agréable à la
multitude de ses frères, cherchant le bien... parlant pour la paix...»
(verset 3). En tout ceci nous contemplons Jésus qui, étant serviteur, a
agi sagement et en conséquence doit être exalté et élevé, et placé très
haut (Ésaïe 52. 13; voir aussi Ps. 45. 6 à 8; Philippiens 2. 9 à 11
).
Mais Il est également digne d'occuper la première place dans nos
pensées et dans nos affections (Colossiens 1, fin du verset 18
).
Que chacun de nous la lui donne dès maintenant! |