1 Corinthiens

1 Corinthiens 3:16-23; 4:1-5

Le chrétien est le temple de Dieu

16 Ne savez-vous pas que vous êtes le temple1 de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous ?
1 le temple : ici et partout dans les deux épîtres aux Corinthiens (sauf 1 Cor. 9:13), ce mot désigne le lieu saint où Dieu désire habiter ; c.-à-d. la maison même, non pas tout l'ensemble des cours et bâtiments sacrés ; comme en Matt. 23:16.

17 Si quelqu'un corrompt1 le temple de Dieu, Dieu le détruira1, car le temple de Dieu est saint, [et] c'est bien ce que vous êtes.
1 le mot grec a le double sens de : corrompre et détruire.

Le chrétien, à qui tout appartient, appartient à Christ

18 Que personne ne se trompe lui-même : si quelqu'un parmi vous pense être sage dans ce siècle, qu'il devienne fou, afin de devenir sage.

19 Car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu. En effet, il est écrit : « Celui qui prend1 les sages à leur [propre] ruse »2 ;
1 avec le sens de : prendre au piège. 2 Job 5:13.

20 et encore : « Le °Seigneur connaît les raisonnements des sages, qu'ils sont sans profit. »1
1 Psaume 94:11.

21 Que personne donc ne se glorifie dans les hommes, car toutes choses sont à vous,

22 soit Paul, soit Apollos, soit Céphas, soit monde, soit vie, soit mort, soit choses présentes, soit choses à venir. Toutes choses sont à vous,

23 mais vous [êtes] à Christ, et Christ [est] à Dieu.

Le Seigneur est seul juge

4 Ainsi, que [tout] homme nous considère comme des serviteurs1 de Christ et des administrateurs des mystères de Dieu.
1 serviteur qui a un service spécial.

2 Ici, du reste, ce qui est demandé à des administrateurs, c'est que chacun soit trouvé fidèle.

3 Mais pour moi, il m'importe très peu d'être jugé1 par vous ou par un tribunal humain2 ; et même je ne me juge1 pas moi-même.
1 juger, ici : examiner, interroger. 2 littéralement : un jour des hommes ; par opposition au jour du Seigneur.

4 Car je n'ai rien sur ma conscience, mais pour autant, je ne suis pas justifié. Et celui qui me juge1, c'est le Seigneur.
1 juger, ici : examiner, interroger.

5 Ainsi, ne jugez1 rien avant le temps, jusqu'à ce que le Seigneur vienne, lequel mettra aussi en lumière les choses cachées des ténèbres et manifestera les intentions des cœurs. Et alors chacun recevra sa louange de la part de Dieu.
1 ici, c'est bien : prononcer un jugement définitif.

À côté de vrais ouvriers qui peuvent faire un mauvais travail (v. 15 1cr 3.11-15), il existe de faux serviteurs qui corrompent le temple de Dieu, ce temple qui est saint comme celui qui l’habite. Et nous aussi nous sommes saints, rappelle l’apôtre (v. 17). Que personne ne se fasse illusion ni sur ce qu'il est, ni sur ce qu'il fait (v. 18). La sagesse du monde est folie pour Dieu, la sagesse de Dieu folie pour le monde (v. 19). L'une et l'autre s'apprécient en fonction du but poursuivi. L'homme naturel considère avec pitié le chrétien qui, estime-t-il, sacrifie à un avenir vague et incertain les avantages et les plaisirs du moment présent. Eh bien! Puissions-nous tous être atteints de ce genre de folie! Que sont d'ailleurs les misérables vanités dont nous pourrions faire étalage à côté de ce que nous possédons? Toutes choses sont à nous, affirme Paul; et elles sont à nous parce que nous-mêmes sommes à Christ à qui tout appartient. Sous sa dépendance, nous pouvons disposer de tout pour son service. Mais ce qui importe d'abord c'est d'être «trouvé fidèle» (ch. 4 v. 2). Car chacun est un administrateur, petit ou grand, et chacun à ce titre recevra sa louange non de la part de son frère mais de la part de Celui qui lit dans les cœurs (v. 5; voir 2 Tim. 2:15 2tm 2.14-18).