Osée

Chapitres 9 à 11

Nous avons sous les yeux ce touchant mélange d’affection et de jugement, qui se reproduit si souvent dans ce prophète. Éphraïm ne resterait pas dans la terre qui était celle de l’Éternel, car Dieu n’abandonnait pas ses droits, quelle que fût l’iniquité du peuple. Celui-ci irait en captivité et ne s’approcherait plus du Seigneur. Le prophète et l’homme spirituel ne lui serviraient plus de lien avec l’Éternel; Dieu le confondrait par le moyen de ce qui aurait dû l’éclairer et le conduire. Le prophète serait même un piège pour son âme, quoiqu’autrefois il eût été une sentinelle de la part de Dieu. La corruption d’Éphraïm était profonde, comme dans les jours de Guibha, dont l’histoire est racontée à la fin des Juges, et il serait visité. Dieu avait pris Israël d’entre les nations, comme objet de ses délices; et Israël avait suivi Baal-Péor même avant d’entrer dans le pays. Si Dieu supporte longtemps, il prend connaissance de tout. Maintenant Éphraïm serait vagabond parmi les nations.

À la fin du chapitre 9 et au chapitre 10, l’Esprit reproche à Israël ses autels et ses veaux d’or; il serait transporté en captivité; Juda même aussi porterait le joug. L’Assyrien prendrait ces veaux qui avaient été la confiance d’Israël. Après tout (ch. 11), Dieu se souvient de sa première affection pour Jacob. Il leur rappelle toute sa tendresse, sa bonté, ses soins. Ils ne retourneraient pas à leur ancien état en Égypte, mais seraient captifs en Assyrie. Mais, quelque grand que soit le péché d’Israël, le cœur de leur Dieu se refuse à abandonner son peuple; il ne les détruirait pas. Il était Dieu, et non point un homme; et enfin, soumis et tremblant, le peuple serait replacé par Lui dans ses demeures.