Marc

Chapitre 11

Dans ce qui suit, Jésus se présente à Jérusalem comme Roi. Sa réception montre jusqu’à quel point le témoignage qu’il avait rendu avait agi sur les cœurs des simples. Aussi Dieu voulait-il que cette réception eût lieu. Il y a peu de différence entre le récit que nous avons ici et celui de Matthieu. Seulement le royaume est plus simplement présenté comme tel: «le royaume de notre père David» (v. 10).

Avec quelle dignité Jésus, comme Juge de toutes choses, prend maintenant connaissance de tout ce qui se faisait dans le temple, et en sort sans rien dire! Le Seigneur avait visité son temple, comme il était entré dans la ville sur le petit d’une ânesse sur lequel jamais aucun homme ne s’était assis. Il juge Israël dans le figuier maudit1. La gloire du Seigneur, de la maison de l’Éternel, est revendiquée avec autorité — autorité que Jésus réclame et qu’il exerce dans sa propre personne. Les scribes et les principaux sacrificateurs reculent devant l’ascendant que sa parole lui avait donné sur le peuple; et, quelle que fût leur malice, il sort de la ville sans être inquiété. Le lendemain, quand ses disciples voyant que le figuier était devenu sec jusqu’à la racine, s’en étonnent, il les assure que tout ce qu’ils demanderont avec foi sera accompli, mais qu’ils devront agir en grâce pour jouir de ce privilège. Les scribes, les sacrificateurs et les anciens, confondus, Lui demandent quelle est son autorité; mais Jésus s’adresse à leur conscience, de manière à démontrer leur incompétence à Lui faire une pareille question, en dévoilant en même temps leur manque de sincérité. Ils ne savent que répondre au sujet du baptême de Jean: par quel droit donc le soumettaient-ils à leurs questions à l’égard de ses propres droits? Ils ne savaient rien décider quand il y avait lieu de le faire. D’un autre côté, par leur réponse, ils auraient ou bien sanctionné l’œuvre de Jésus, ou bien perdu leur autorité sur le peuple en reniant le baptême de Jean, qui avait rendu témoignage de Christ. Quant à les gagner... — il ne s’agissait plus de cela. Mais quelle chose vaine que la sagesse de l’homme en présence de Dieu et de la sagesse de Dieu!

1 C’est l’homme sous l’ancienne alliance, la chair sous l’exigence de Dieu, et aucun fruit ne doit y croître à jamais.