Josué

Chapitres 13 à 22

Distribution du pays aux tribus, et repos assuré à la fidélité

[13:1] Quoiqu’il restât une assez grande partie du pays, [13:6] Josué partage le tout entre les tribus selon le commandement de l’Éternel, qui déclare que Lui-même chassera les habitants devant Israël. Mais le peuple n’a guère répondu à cette promesse. Les villes des Philistins ont bien été prises, mais leurs habitants n’ont pas été exterminés ; ils sont restés et ont bientôt retrouvé leurs forces. Ici, on peut remarquer que, là où il y a de la fidélité, il y a du repos. [11:23] L’œuvre de Josué eut pour effet que le pays fut tranquille sans avoir la guerre. Même résultat pour celle de Caleb (14:15). Dans la distribution des villes aux Lévites, on retrouve cette même vérité (21:43-44). Dans les détails il n’en est pas ainsi ; toute l’étendue du pays est donnée à Israël, et chaque tribu a sa part ; aussi ce qui est échu à chaque tribu lui est donné en plein droit par l’Éternel lui-même. Les limites en sont marquées, car l’Esprit de Dieu prend connaissance de tout pour distribuer tout l’héritage spirituel, et à chacun selon les pensées de Dieu. Rien n’est incertain dans les arrangements de Dieu. Mais on trouve que pas une tribu n’a chassé de son domaine tous les ennemis de Dieu, pas une seule n’a réalisé la possession de tout ce que Dieu lui avait donné [(Jug. 1)].

Prise de possession de l’héritage, assuré par l’Esprit

[chap. 15-16] Juda et Joseph prennent possession de leurs portions ; nous savons qu’ils sont toujours restés à la tête d’Israël, accomplissant ainsi les conseils de Dieu, quant à la royauté pour Juda et au droit d’aînesse échu en grâce à Joseph (chap. 15-17 ; voyez 1 Chron. 5:2) ; le tabernacle de Dieu est aussi posé en paix (chap. 18 [v. 1]) ; [18:3] mais une fois en repos, les tribus sont bien lentes à prendre possession de ce qui leur appartient, — histoire trop constamment réalisée du peuple de Dieu. Ayant trouvé du repos, il néglige ce que Dieu a promis. Cependant, comme nous l’avons vu, l’Esprit de Dieu n’a pas manqué de désigner au peuple, en détail, tout ce qui lui appartient. Nous avons déjà pu voir toute la portée de ce commandement, mais nous voulons encore faire remarquer ici que non seulement nous trouvons en figure, devant Jéricho, le titre à la possession de toutes choses selon l’Esprit [(chap. 6)], les droits du Seigneur maintenus dans le cas du roi d’Aï et au mont Ébal [(chap. 8)], comme étant la base de la possession actuelle, mais nous voyons encore qu’il a été pourvu à la restauration de la jouissance de l’héritage dans ses détails, lorsque cette jouissance serait perdue pour un temps. Ce qui s’applique en figure au peuple dans les derniers jours.

Chap. 20 — Établissement des villes de refuge

[20:2] Les villes de refuge sont établies (chap. 20), c’est-à-dire la terre étant à l’Éternel, il est pourvu à ce qu’elle ne soit pas souillée, [20:6] et à ce que chacun puisse retrouver son héritage, lorsqu’il en aura été éloigné pour un temps par sa faute, [20:5] parce que sans préméditation il avait tué quelqu’un.

Chap. 22 — Difficultés des tribus en deçà du Jourdain, même fidèles

L’établissement des deux tribus et demie de l’autre côté du Jourdain, donne lieu à des difficultés et à des soupçons ; toutefois ces tribus étaient fidèles au fond. Elles ont souffert de leur position, l’égoïsme ayant tant soit peu gâté l’énergie de leur foi ; mais la fidélité de l’Éternel se trouvait en elles.