2 Rois

Chapitres 14 à 17

Nous en venons maintenant aux relations de Juda avec l’Assyrien, fruit de sa démoralisation intérieure.

Achaz se plonge dans la pire idolâtrie. Sage selon le monde, il cherche, dans la nouvelle puissance de l’Assyrie, un appui contre des ennemis plus rapprochés, et il y réussit pour sa ruine. On voit encore une fois ici, la nullité du souverain sacrificateur en présence du roi. Il paraît que le peuple avait perdu sa confiance dans la maison de David, comme celle-ci dans la fidélité et dans la bonté de l’Éternel.

Osée, moins méchant lui-même que ses prédécesseurs, clôt néanmoins la liste des rois que la patience de Dieu avait supportés en Israël. Dieu pensait à son peuple, et maintenant il n’y avait plus d’espérance; ce peuple n’était pas même un vase propre à contenir l’élection de Dieu à laquelle Dieu se faisait connaître. Asservi au roi d’Assyrie, Osée avait cherché l’appui de l’Égypte. Après que le roi d’Assyrie l’eut mis en prison, Samarie et tout Israël ne résistèrent que peu de temps. Le peuple de Dieu est mené en captivité et dispersé dans les villes de l’Assyrie et de la Médie; et le pays qui appartenait à l’Éternel, et dont la possession avait été donnée à Israël, est peuplé d’étrangers envoyés par le roi d’Assyrie.

On peut voir, dans les prophéties d’Osée, les deux grands principes des voies de Dieu, dont l’un nous a été montré en Élisée (le rapport entre la résurrection de l’homme qu’on allait inhumer, et le premier verset que je vais citer est remarquable: le rachat de la puissance de la mort en Osée 13:14, et les voies gouvernementales de Dieu en Osée 14:9). Mais quel labeur du prophète pour adapter sa voix à la folie d’Israël, et pour la faire pénétrer dans la conscience de ce peuple égaré! Osée vient après la mort d’Élisée. La présence d’Élisée au milieu d’Israël, et le témoignage postérieur d’Osée font ressortir la patience merveilleuse et la bonté de Dieu envers ce peuple. Osée nous donne plus que l’histoire intérieure; il nous fait voir les causes des jugements, bien que Dieu soit quelquefois intervenu pour restaurer, et qu’il ait pu paraître frapper, lorsque le roi était moins méchant que de coutume.

Dans les paroles des prophètes, nous trouvons ce que le peuple était réellement aux yeux de Dieu. La promesse de leur restauration, et même en principe celle de nos bénédictions actuelles, s’y trouvent.

L’histoire de ce qui est arrivé après l’introduction des nations étrangères, nous montre l’étrange confusion qui avait eu lieu en Israël. C’est un des anciens sacrificateurs, selon le système de Jéroboam, qui vient les instruire dans la crainte de l’Éternel. Avec cela, ils adorent leurs propres dieux. La conséquence en est un mélange odieux à l’Éternel. De même que, malgré l’infidélité de son peuple, le Seigneur avait conservé sur lui ses droits souverains, nous le voyons aussi revendiquer ses droits sur le pays, après que le peuple en a été chassé. Il conserve ces droits pour toujours.