Quatrième voyage de l'apôtre Paul

Quatrième voyage de l’apôtre Paul

En présence du roi et de la noblesse, et le verdict est main­tenant prononcé: «Cet homme ne fait rien qui soit digne de mort ou de liens.» Le roi Agrippa dit au gouverneur Fes­tus: «Cet homme aurait pu être relâché, s'il n'en avait appelé à César» (Actes 26, 31, 32). L'apôtre, prisonnier, va donc être envoyé à Rome par bateau.

Les vents étant défavorables, le navire avance péniblement. Arrivés à Myra, port d'Asie Mineure, le centurion et ses prisonniers prennent un bateau d'Alexandrie en par­tance pour l'Italie. Ils ne navi­guent que très lentement durant de nombreux jours. Puis, avec peine, ils longent l'île de Crète pour atteindre Beaux-Ports et y jeter l'ancre.

Beaucoup de temps s'est écoulé depuis leur départ. Comme l'hiver approche, Paul les dis­suade de poursuivre leur voyage, car l'état de la mer pourrait causer des dommages, non seulement au chargement et au navire, mais aussi à leur vie. Il leur conseille donc de passer l'hiver à Beaux-Ports. Mais l'avis d'un prisonnier comme Paul ne compte pas. Le centurion préfère se fier au timonier et au capitaine. On décide donc de partir pour Phénice, autre port de Crète, afin d'y passer l'hiver.

D'abord le calme, puis la tempête...

Ils lèvent donc l'ancre et met­tent les voiles. Mais peu après un vent violent, appelé Eurocly­don, se lève et déporte le navire. Il devient dès lors impossible de tenir le cap, et les matelots perdent totalement le contrôle du bateau ! «Et comme nous étions violemment battus par la tempête, le jour suivant ils jetèrent une partie de la charge. Et le troisième jour ils jetèrent de leurs propres mains les agrès 1 du navire. Et comme durant plusieurs jours il ne parut ni soleil ni étoiles et qu'une grande tempête nous pressait, dès lors toute espérance de pouvoir nous sauvé nous fût otée. "

Pourtant, au milieu de cette tempête qui menace de fracas­ser le navire, il y a un homme calme et confiant. C'est Paul. Dieu n'a pas oublié son servi­teur. Il vient l'encourager durant la nuit et lui annonce qu'il arrivera à Rome, et que tous ceux qui se trouvent sur le bateau seront sauvés. C'est ce qu'il rapporte à ses compa­gnons de voyage, puis il dit: «Je sais que la chose arrivera comme il m'a été dit» (y. 25).

Lors de la quatorzième nuit du voyage, les matelots pensent être proches de la terre, ce qui est confirmé par la sonde jetée à l'eau. Ils immobilisent le navire au moyen des ancres jusqu'au matin, puis les vagues poussent le bateau vers une baie où ils le font échouer. La proue reste enfoncée dans le sable, alors que la poupe est brisée par la violence des vagues. Et c'est ainsi que tous — soit 276 per­sonnes — parviennent à terre, sur l'île de Malte, sains et saufs comme Dieu l'avait annoncé à Paul. Oui, nous avons un Dieu en qui nous pouvons mettre toute notre confiance !

Arrivée à Rome

Après un séjour de trois mois à Malte, soldats et prison­niers repartent sur un navire d'Alexandrie en direction de l'Italie. Ils passent par la Sicile, puis atteignent, sans autre inci­dent, la ville portuaire de Pouz­zoles, dans le golfe de Naples. Les chrétiens de Rome, avertis de l'arrivée de Paul, envoient quelques frères à leur rencon­tre. «Et Paul, les voyant, rendit grâces à Dieu et prit courage» (Actes 28, 15).

Dieu est toujours prêt à encourager ses enfants. En as-tu déjà fait l'expérience ? Il le per­met souvent par des contacts heureux entre croyants.

A Rome, bien qu'il soit en permanence gardé par un sol­dat, Paul jouit cependant d'une assez grande liberté. Il en pro­fite pour évangéliser dans son logis les personnes qui vien­nent le trouver. Et comme c'est presque toujours le cas quand il annonce le royaume de Dieu et le salut par le Seigneur Jésus, des réactions diverses se mani­festent: «Et les uns furent per­suadés... et les autres ne croyaient pas» (y. 24).

A quelle catégorie appar­tiens-tu?

Le grand apôtre des nations prêchera à Rome pendant deux ans, période pendant laquelle il écrit aussi les épîtres aux Colos­siens, aux Éphésiens, aux Phi­lippiens et à Philémon. Il reste, pour nous tous, un modèle par son zèle inlassable et sa con­fiance inébranlable en Dieu.

«Et quelque chose que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du Seigneur jésus» (Col. 3, 17).

 

1 Agrès: équipement du navire (cor­dages, mats, etc.)