Arrestation de Paul

Arrestation de Paul

Actes des Apôtres 21 à 26

Paul se rend à Jérusalem, malgré les avertissements qu'il a reçus. Les frères, c'est-à-dire les croyants, l'y accueillent avec joie et Paul leur raconte tout ce que Dieu a opéré parmi les païens au cours de ses voyages missionnaires des années précédentes. C'est la fête de la Pentecôte et beaucoup de gens sont venus à Jérusalem pour cette occasion; parmi eux se trouvent des juifs d'Asie — d’Ephèse peut- être — ennemis acharnés de l'apôtre. Lorsque ceux-ci le voient dans le temple, ils se mettent à crier et ameutent toute une foule. Ils portent contre lui de fausses accusations, puis ils le battent et cherchent même à le tuer. C'est dans ce tumulte qu'interviennent les soldats romains qui ont pour ordre de lier Paul de deux chaînes. Le chiliarque essaie en vain de comprendre la raison de cette agitation. Il fait alors conduire Paul à la forteresse pour l'interroger. Mais la multitude les suit en criant: «Ote-le! » Avant d'être emmené dans la forteresse, Paul obtient l'autorisation de s'adresser à cette foule excitée. L'effet de son discours est désastreux. «Ote de la terre un pareil homme, car il n'aurait pas dû vivre. Et comme ils poussaient des cris et jetaient leurs vêtements et lançaient de la poussière en l'air, le chiliarque donna l'ordre de le conduire à la forteresse...» (Actes 22, 22-24).

Dieu a permis que Paul vienne à Jérusalem, mais les événements qui se passent le mènent en prison. Cependant, le Seigneur veille sur lui et le protège d'agressions encore plus graves. Dieu nous laisse parfois nous engager sur un chemin qui n'est pas selon sa volonté. Mais, dans sa fidélité, il ne nous abandonne pas et il nous empêche peut-être d'aller plus loin. Toutefois, il ne peut pas nous éviter certaines conséquences de nos actes.

Le lendemain, Paul se tient devant le sanhédrin, le plus haut tribunal juif, pour témoigner. Même là, parmi les membres de la noblesse, il y a des cris et des contestations, de sorte que le Conseil est divisé. Les choses vont si loin que le chiliarque ordonne d'emmener Paul afin de le protéger de cette foule en furie. Dans quel état d'abattement doit se trouver l'apôtre maintenant, seul et prisonnier ! Il éprouve là, peut-être, une des plus grandes déceptions de sa vie, lui qui aurait tant voulu que son peuple croie en Jésus ! Mais avec quelle grâce le Seigneur prend soin de lui : «La nuit suivante, le Seigneur se tint près de lui et dit: Aie bon courage» (Actes 23, Il).

Il peut y avoir des heures sombres dans nos vies. Mais ne perdons pas courage ! Le Seigneur se tient près de nous et veut nous montrer le chemin.

Transfert à Césarée et nouveaux interrogatoires

Un complot est formé contre Paul pour le faire mourir. Informé de cela, le chiliarque le fait alors transférer sous haute sécurité à Césarée, une ville portuaire fortifiée où il est gardé en lieu sûr. Cinq jours plus tard, ses adversaires arrivent à Césarée et portent plainte contre lui auprès de Félix, le gouverneur. Paul a le droit de se défendre, mais aucun jugement n'est prononcé. Toutefois, les conditions de sa détention sont plus faciles. Puis les choses traînent en longueur. De nouveaux interrogatoires sous Festus, le successeur de Félix, n'apportent aucun changement: Paul est toujours prisonnier. Etant citoyen romain, il a le droit de faire appel à la plus haute instance romaine pour être jugé et c'est ce qu'il fait valoir maintenant. Paul doit donc aller à Rome: «Alors Festus, ayant conféré avec le conseil, répondit: Tu en as appelé à César, tu iras à César (c'est-à-dire à Rome)» (Actes 25, 12). Avant le départ de Paul pour Rome, Festus reçoit la visite du roi juif Agrippa et de sa soeur Bérénice. Festus saisit cette occasion pour faire comparaître l'apôtre devant un auditoire plus important, composé probablement de personnes appartenant à la haute société (voir chap. 25, y. 23). Paul fait là un discours remarquable. Il commence par ces mots: «Je m'estime heureux ...» (Actes 26, 2), cela après avoir été emprisonné à tort durant deux ans sans être jugé ? Il parle ensuite de sa conversion, de son Seigneur, du pardon des péchés, de la repentance et du secours de Dieu à son égard. Il termine en disant: «Plût à Dieu que ... tous ceux qui m'entendent aujourd'hui, vous deveniez... tels que je suis, hormis ces liens» (Actes 26, 29).

Nous voyons en Paul un homme heureux et paisible. Pourtant, il aurait pu être abattu par les circonstances qu'il traversait. Mais Dieu a été son secours et lui a donné la joie intérieure. C'est une expérience que nous pouvons tous faire, si nous sommes conscients que le Seigneur nous aime et qu'il se tient près de nous. Il veut nous rendre heureux dans des situations qui paraissent sans issue.

A suivre