Abraham

Abraham

Quelle foi que celle d'Abraham ! Un jour, l'Eternel lui dit : «Va-t'en de ton pays,... dans le pays que je te montrerai» (Gen. 12, 1). Et Abraham «s'en alla, ne sachant où il allait» (Héb. 11, 8). A sa place, n'aurions-nous pas demandé avant d'obéir: «Mais dis-moi au moins dans quelle direction je dois partir» ? Abraham obéit, ne sachant où il allait.

Oh! Seigneur ! Accorde-nous ce genre d'obéissance, qui n'attend pas de comprendre et de tout prévoir pour faire ce que tu nous demandes ! Abraham n'était pas parfait. Il a eu des manquements qui nous instruisent, car nous avons le même cœur naturel que lui. Il n'est pas allé tout de suite jusqu'en Canaan, étant retenu par son père. Plus tard, il a fait passer sa femme pour sa sœur à deux reprises afin de se protéger...

Mais si Dieu devait écrire notre histoire dans le Saint Livre, à quoi ressemblerait-elle ?

La foi d'Abraham a encore grandi pendant sa vie et atteint un sommet en Genèse 22. Après avoir patienté des dizaines d'années, Abraham reçoit enfin le fils promis: Isaac. Sur ce fils reposaient toutes les promesses que Dieu lui avait faites. Mais un jour, Abraham entend de Dieu ce commandement incompréhensible: «Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et... offre-le en holocauste, sur une des montagnes que je te dirai» (v. 2).

Que faire ? Prétexter qu'il n'a pas compris ?

Ou que c'est incompatible avec ce que l'Eternel lui avait promis ? Va-t-il attendre un peu pour voir si Dieu ne change pas d'avis ? «Et Abraham se leva de bon matin et bâta son âne et prit avec lui... Isaac, son fils; et ... s'en alla vers le lieu que Dieu lui avait dit» (v. 3). Abraham avait une entière confiance dans les promesses de Dieu, estimant qu'Il pouvait même ressusciter son fils d'entre les morts. L'obéissance du père a dû être un exemple vivant pour son fils, car Isaac a aussi montré une soumission remarquable tout au long de ce récit.

Oui, quel bel exemple pour nous que la foi et l'obéissance de cette famille !