Le 1er voyage missionaire

Le premier voyage missionnaire

Le mois passé, nous avons vu que Saul, celui qui poursuivait les chrétiens avec acharnement, est devenu lui-même un disciple du Seigneur Jésus. Quelques années se sont écoulées depuis sa conversion, durant lesquelles il a fait, pour ainsi dire, un apprentissage. Dieu lui-même l'a préparé pour la mission qu'il aurait à accomplir. En l'an 48, Antioche est la capitale des Séleucides, région tout au nord-ouest de la Syrie actuelle. Elle a été construite 300 ans avant Jésus Christ par Seleucus Nikator. Cette ville devient un centre à partir duquel le christianisme se répand partout dans le monde.

Des chrétiens se réunissent déjà dans cette ville. La Parole de Dieu y est prêchée et enseignée régulièrement. Et c'est de là que partent Barnabas et Saul : «Et comme ils servaient le Seigneur et jeûnaient, l'Esprit Saint dit: Mettez-moi maintenant à part Barnabas et Saul, pour l'œuvre à laquelle je les ai appelés. Alors, ayant jeûné et prié, et leur ayant imposé les mains, ils les laissèrent aller» (Actes 13, 2, 3). Cet événement, rapporté ici en quelques mots, est très important. Dieu, le Saint Esprit, choisit ses instruments pour répandre l'Évangile du Seigneur Jésus à travers le monde. C'est lui qui le fait et non pas des hommes. En imposant les mains à ces deux serviteurs, les chrétiens expriment symboliquement — par un signe extérieur — qu'ils s'associent à ce choix. Il en est encore de même aujourd'hui. C'est Dieu qui choisit la personne qu'il veut employer à tel ou tel service. Par l'Esprit Saint, il veut nous montrer, à toi et à moi, ce qu'il désire et nous le comprendrons mieux en priant et en lisant la Bible.

Barnabas, Saul et Jean surnommé Marc se mettent donc en route. C'est le début du premier voyage missionnaire dans l'histoire de la chrétienté. Ce voyage les mène jusqu'à Chypre, puis en Asie Mineure, d'où ils reviennent à Antioche.

En tout, le trajet pouvait bien compter 1500 à 2000 kilomètres à pied ou en bateau. Tu trouveras le récit biblique de ce voyage dans les Actes des Apôtres, aux chapitres 13 et 14. Mais suivons nos missionnaires dans leur voyage.

La Bonne Nouvelle

«Sachez donc, hommes frères, que par lui (le Seigneur Jésus) vous est annoncée la rémission des péchés, et que de tout ce dont vous n'avez pu être justifiés par la loi de Moise, quiconque croit est justifié par lui» (13, 38, 39). Quelle puissance dans ces paroles ! Le pardon des péchés ! Ce qui sépare tout être humain de Dieu est ôté. Pas automatiquement, bien sûr. Cela s'applique seulement à celui qui confesse ses péchés et accepte par la foi que c'est pour lui que le Seigneur Jésus est mort à la croix. Dieu lui-même accompagne ce message par des miracles et des prodiges, démontrant clairement qu'il est à l'origine de cette offre de grâce. Sur l'île de Chypre, par exemple, un magicien est rendu aveugle par le moyen de Saul. C'est d'ailleurs à partir de ce moment-là que Saul est appelé Paul. A Lystre, un infirme est guéri et se met à marcher.

Une réaction positive

Lorsque les nations — ce sont ceux qui ne font pas partie des Juifs, c'est-à-dire les païens — apprennent que le salut leur est aussi offert, ils se réjouissent et beaucoup d'entre eux croient et sont sauvés. «Et la parole du Seigneur se répandait par tout le pays» (y. 49). A Derbe aussi, et dans d'autres villes encore, un grand nombre de personnes croient au Seigneur. «Et leur ayant choisi des anciens dans chaque assemblée, ils (les missionnaires) prièrent avec jeûne, et les recommandèrent au Seigneur en qui ils avaient cru» (14, 23).

Ce salut t'est offert, à toi aussi. Quelle est ta réaction ?

Une réaction négative

Malheureusement, beaucoup ne veulent rien entendre de cette bonne nouvelle. Certains Juifs se mettent à contredire Paul et à blasphémer. Ils suscitent même une persécution contre Paul et Barnabas. A Lystre, les événements prennent une tournure dramatique et Paul est lapidé. Mais Dieu veille sur lui et empêche qu'il soit mis à mort.

Le salut est offert à tous. On peut l'accepter ou le refuser ; il n'y a pas d'autre possibilité. Chacun est responsable de sa décision. Mais comment refuserait-on un tel don de grâce ? Celui qui le refuse s'expose au jugement de Dieu. Qu'en est-il de toi ?

Après ce voyage plein de péripéties, Paul et ses compagnons reviennent à Antioche, leur point de départ, où «ils racontèrent toutes les choses que Dieu avaient faites avec eux, et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi» (v. 27).

A suivre