Le Serviteur de l'Eternel
Esaie 49-50
Le Serviteur rejeté, «une lumière des nations» (49: 1-6)
Les six premiers versets du chapitre 49 contiennent la deuxième des quatre prophéties messianiques contenues dans cette partie du livre (cf. 42: 1-9; 50: 4-9; 52: 13; 53: 12). Le Serviteur de l’Eternel est présenté ici dans son rejet, mais aussi comme le Sauveur pour le monde entier (dans le cadre du Millénium).
De nouveau, tous les peuples proches et lointains, avec les «îles» et les «peuplades», sont appelés à écouter (cf. 34: 1; 41: 1). Comme cela est indiqué ensuite, celui qui fait retentir cet appel est le Serviteur de l’Eternel, le Messie (cf. 42: 1). Qui d’autre pourrait, avec une autorité divine, sommer les peuples d’écouter et, en même temps, se présenter comme l’homme que l’Eternel a appelé «dès le ventre» et qu’il a appelé par son nom «dès les entrailles de sa mère» (verset 1; cf. verset 5; Matthieu 1: 20-25; Psaumes 22: 10)? Lui seul peut dire que sa bouche, ou la parole qui en sort, est une épée aiguë (cf. 11: 4; Osée 6: 5; Apocalypse 1: 16; 19: 15, 21). Dieu lui a remis tout le jugement parce qu’il est Fils de l’homme (Jean 5: 27). Même si c’est là une chose qui n’est pas encore manifestée devant tous, elle est cependant décrétée et préparée depuis longtemps. «Et il a rendu ma bouche semblable à une épée aiguë; il m’a caché sous l’ombre de sa main, et il a fait de moi une flèche polie; il m’a caché dans son carquois» (verset 2; cf. 51: 16).
Nous en sommes arrivés à un point où Dieu crée un nouveau commencement. Puisque Israël a manqué comme témoin et comme serviteur de l’Eternel, le Messie venu dans l’abaissement prend la place de ce peuple: «Et il m’a dit: Tu es mon serviteur, Israël, en qui je me glorifierai» (verset 3). Si le peuple d’Israël s’est montré incapable et indigne d’accomplir la volonté divine, Christ, le vrai Serviteur de Dieu, réalisera tout ce que celui-ci s’est proposé. Comme homme, il a pleinement révélé Dieu; il l’a parfaitement glorifié par son obéissance jusqu’à la mort, en dépit de toute l’opposition des hommes et du diable. C’est pourquoi Dieu peut se glorifier en lui. Il est vrai que, dans le Millénium, l’Eternel se glorifiera aussi en son peuple Israël (44: 23). Mais d’une façon combien plus élevée ceci est-il vrai du Fils de l’homme! «Maintenant le fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même; et incontinent il le glorifiera» (Jean 13: 31, 32).
Cependant, ce que le Serviteur exprime maintenant au sujet de son service fait contraste avec la déclaration de l’Eternel que nous venons de considérer (verset 4). Lorsque le Seigneur Jésus accomplissait sa mission sur la terre, il pouvait sembler qu’il avait travaillé en vain et consumé sa force pour le néant. «Il vint chez soi; et les siens ne l’ont pas reçu» (Jean 1: 11). Vers la fin de son inlassable service et de tout son travail en faveur de son peuple, il a dû exprimer le douloureux reproche: «Jérusalem, Jérusalem, la ville qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés, que de fois j’ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu !» (Matthieu 23: 37; cf. Matthieu 11: 20-24).
Mais, malgré toute l’injustice et l’inimitié que le parfait Serviteur de l’Eternel rencontrait, il ne se décourageait pas. Il se remettait à celui qui juge justement. Il pouvait dire: «Mon jugement est par-devers l’Eternel, et mon oeuvre par-devers mon Dieu» (cf. 1 Pierre 2: 23). S’il n’était pas reconnu comme il aurait dû l’être par l’ensemble de son peuple, il savait cependant que son service serait pleinement reconnu par Celui qui l’avait envoyé. Il avait confiance à cet égard. Et en effet, Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, il l’a haut élevé, et dans un jour à venir, il lui donnera son plein salaire (Psaumes 2: 8; Esaïe 53: 10-12).
Mais il y a plus: le Serviteur va en recevoir la confirmation de la bouche même de l’Eternel. Au verset 5, il résume ce qu’il a dit dans les versets 1 à 4. Dès le ventre de sa mère, il était destiné à un service difficile. Il avait reçu la mission d’amener à la repentance le peuple rebelle et pécheur qui portait le nom de «Jacob», et de le ramener à son Dieu. Cependant le peuple a refusé la main que Dieu lui tendait et n’a pas voulu écouter la voix de son Berger, qu’il a rejeté et crucifié. Ainsi Israël n’a pas pu être «rassemblé», et cela a été un motif de profonde affliction pour le Seigneur à la fin de son service. Il avait été, comme il le dit lui-même, envoyé «aux brebis perdues de la maison d’Israël» (Matthieu 15: 24). Mais il a dû finalement leur adresser le reproche: «Vous ne l’avez pas voulu» (Matthieu 23: 37). Alors, comme à la fin du verset 4, le Serviteur peut diriger son regard vers le ciel et dire: «Je serai glorifié aux yeux de l’Eternel, et mon Dieu sera ma force (verset 5; cf. Matthieu 11: 25).
Ce n’est qu’au verset 6 que viennent les paroles de l’Eternel annoncées au début du verset 5. Tout d’abord, il confirme que son Serviteur rétablira «les tribus de Jacob» et qu’il ramènera «les préservés d’Israël». Si ceci ne pouvait se réaliser lors de la première venue de Christ, il y aura, après l’enlèvement des croyants, un résidu d’Israël qui viendra à la repentance par le moyen de la tribulation. Ce sont: «les préservés d’Israël». Seul ce résidu constituera le peuple de Dieu dans le Millénium. En Romains 11: 26, il est dit que «tout Israël sera sauvé», mais cela signifie que la délivrance impliquera toutes les tribus. La même épître, citant Esaïe 10: 22, confirme: «Quand le nombre des fils d’Israël serait comme le sable de la mer, le résidu seul sera sauvé» (Romains 9: 27). Ceci se rapporte au nombre des «préservés».
Mais ceci est «peu de chose» aux yeux de Dieu non pas dans le sens que la délivrance du résidu d’Israël serait peu importante pour lui, mais parce qu’il s’est proposé beaucoup plus que cela. Il dit à son Serviteur, le Messie: «Je te donnerai aussi pour être une lumière des nations, pour être mon salut jusqu’au bout de la terre». Dans le temps qui suivra l’enlèvement des croyants, l’évangile du royaume sera prêché non seulement aux Juifs, mais «dans la terre habitée tout entière, en témoignage à toutes les nations; et alors viendra la fin» (Matthieu 24: 14). Lorsque le Seigneur Jésus, à «la fin», apparaîtra dans sa gloire pour entrer dans son règne, toutes les nations seront rassemblées devant lui pour le jugement des vivants, «et il séparera les uns d’avec les autres, comme un berger sépare les brebis d’avec les chèvres». Les brebis sont ceux qui auront reçu ses messagers porteurs de l’évangile et qui, pour cette raison, hériteront du royaume qui est préparé pour eux (Matthieu 25: 31-40). Ainsi, dans ce temps encore à venir, le Seigneur Jésus sera la lumière des nations et le salut de Dieu jusqu’au bout de la terre (cf. Psaumes 27: 1). Il est hors de doute que ces paroles concernent aussi la prédication de «l’évangile de la gloire», annoncé actuellement pendant le temps de la grâce. On le voit en Actes 13: 47, où Paul répond aux Juifs qui ont refusé son message en leur citant la fin du verset 6 d’Esaïe 49.
Il vaut la peine de remarquer l’inversion de l’ordre des missions du Serviteur de l’Eternel: au chapitre 42, il est donné «pour être une alliance du peuple, pour être une lumière des nations» (verset 6), alors que dans notre chapitre il est d’abord «une lumière des nations» (verset 6) puis ensuite «une alliance du peuple» (verset 8). L’appel des croyants d’aujourd’hui est, contrairement à celui des croyants du Millénium, un appel céleste.
Le Serviteur rejeté, «une alliance du peuple» (49: 7-13)
A partir du verset 7, nous avons une autre déclaration de l’Eternel à son Serviteur. Non seulement celui-ci s’est anéanti et s’est abaissé volontairement dans son service, mais il a été aussi méprisé et détesté par son propre peuple; il a été le «serviteur de ceux qui dominent». Et le point culminant de cela a été sa crucifixion ignominieuse (53: 3; Jean 19: 11; 1 Corinthiens 1: 23; Philippiens 2: 7, 8). Mais il n’en sera pas toujours ainsi. Un jour, les rôles seront inversés. Les rois et les princes se lèveront étonnés et se prosterneront devant le Serviteur de l’Eternel, en reconnaissant que Dieu, le Saint d’Israël, a tout conduit en vue du salut des hommes. Il est fidèle et il fera qu’un jour son élu soit pleinement reconnu (verset 7; cf. 42: 1; 52: 15; Philippiens 2: 9-11).
La répétition de l’expression: «Ainsi dit l’Eternel», au verset 8, souligne l’importance des paroles qui suivent. L’Eternel annonce qu’en «un temps agréé», il a répondu à son Messie, lorsque celui-ci avait atteint, dans la mort, le point extrême de son abaissement. Il l’a secouru «au jour du salut». En Hébreux 5: 7, il nous est dit que le Seigneur Jésus, durant les jours de sa chair, a présenté des prières et des supplications, avec des larmes, à Celui qui pouvait le sauver de la mort, et qu’il a été exaucé à cause de sa piété. Nous trouvons le contenu de ces prières et leur réponse dans différents psaumes. C’est ainsi qu’il est écrit au sujet du Messie: «Il t’a demandé la vie: tu la lui as donnée, une longueur de jours pour toujours et à perpétuité» (Psaumes 21: 4; cf. Psaumes 16: 10; 22: 21). Dieu a exaucé ces prières du Seigneur Jésus dans sa résurrection; par celle-ci, la mort a été vaincue à jamais. En 2 Corinthiens 6: 2, l’apôtre Paul applique les expressions «temps agréé» et «jour du salut» à toute la période du temps de la grâce, ce temps qui a commencé avec la résurrection de Christ et qui se termine avec l’enlèvement des croyants.
Depuis ce glorieux jour de la résurrection de Christ, Dieu le garde, et un jour il le donnera «pour être une alliance du peuple». La «nouvelle alliance», que Dieu conclura avec son peuple terrestre dans le Millénium, est fondée sur le sang de Christ. Elle est pour ainsi dire, personnifiée en lui (Hébreux 9: 11-15). Il rétablira le pays de la promesse, en le mettant à la disposition de son peuple dans toute son étendue, et il fera hériter à chaque tribu les héritages dévastés depuis longtemps. Ce qui est contenu typiquement dans les ordonnances du Jubilé trouvera alors son glorieux et plein accomplissement (verset 8; Lévitique 25: 8-13; Ezéchiel 47: 13;48: 35).
Les «prisonniers» et «ceux qui sont dans les ténèbres» sont les Juifs qui, revenant de tous les pays de la terre et de leur éloignement de Dieu, retourneront dans le pays promis et dans la merveilleuse lumière de leur Dieu (verset 9; cf. 9: 1; 42: 7). Ils trouveront une nourriture abondante aussi bien au point de vue matériel que spirituel. Ni la faim ni la soif ne les tourmenteront. Le soleil brûlant de l’orient ne leur nuira pas, parce que leur Dieu aura compassion d’eux et les mènera à des sources d’eau (verset 10; cf. Apocalypse 7: 16). Les montagnes seront faites de chemins frayés pour son peuple et les routes seront élevées et praticables (verset 11; cf. 11: 16). Il est facile de comprendre que tout cela, en relation avec le Millénium, a une signification aussi bien concrète que spirituelle.
Les dispersés du peuple d’Israël viendront de tous les points cardinaux (verset 12; cf. verset 22; 11: 12). En présence de cette glorieuse restauration du peuple de Dieu, les cieux et la terre sont invités à éclater en chants de triomphe (cf. 44: 23; 52: 9). Lorsque l’Eternel aura définitivement compassion des affligés de son peuple terrestre ; c’est-à-dire du résidu ; le cri «Consolez, consolez mon peuple !» aura son plein accomplissement (verset 13; cf. 40: 1; 51: 3).
L’Eternel ramène son peuple (49: 14-26)
Cependant, le résidu ne discerne pas encore cette consolation de la part de Dieu. Se lamentant et dans le doute, Sion dit: «L’Eternel m’a abandonnée, et le Seigneur m’a oubliée» (verset 14; cf. 40: 27). En réalité, c’est le contraire: c’est Israël qui a abandonné son Dieu et a rejeté son Messie (50: 1; 53: 3; Jérémie 2: 13). Dieu n’a pas rejeté son peuple (Romains 11: 1, 2). Déjà le nom de «Sion», par lequel il l’appelle avec amour, nous rappelle sa grâce immuable (cf. 51: 3). Il est vrai qu’il s’est longtemps retenu vis-à-vis de ce peuple, mais il ne l’a pas abandonné ni oublié (42: 14; 45: 15). Peut-on imaginer une image plus touchante de l’amour et de la sollicitude que celle d’une mère qui prend soin de son nourrisson ? Et même s’il peut arriver que des femmes abandonnent leurs propres enfants, Dieu n’abandonnera jamais son peuple (verset 15; Psaumes 27: 10).
Comme preuve de cela, il dit à son peuple qui a tant de prix pour lui: «Voici, je t’ai gravée sur les paumes de mes mains». Sa main puissante a non seulement fondé la terre et étendu les cieux, mais elle tient fermement tous ses saints pour toujours (cf. Deutéronome 33: 3; Esaïe 40: 12; 48: 13; 62: 3; Jean 10: 29). L’image de ses mains dans lesquelles il a gravé son peuple nous montre son amour immuable. Il l’a manifesté au suprême degré à la croix, aussi pour Israël, dans le don de son propre Fils. Ceci nous rappelle aussi comment les mains de Jésus ont été cruellement percées. Même si le peuple s’est beaucoup éloigné de lui et que Sion, la ville de Dieu, est détruite, ses murs sont continuellement devant ses yeux (verset 16). Il a devant lui la restauration spirituelle future de son peuple terrestre, et il la fait maintenant annoncer par le prophète.
«Tes fils» , ceux qui appartiennent au peuple dont Sion est la mère , rentreront un jour au pays de la promesse, que les destructeurs et les dévastateurs devront quitter (verset 17). Bien loin d’avoir oublié sa ville de Sion bien-aimée, Dieu l’invite à regarder vers l’avenir et à voir la foule croissante de ses rapatriés. Il jure que ceux-ci seront un jour son sujet de gloire. Cette multitude sera comme un ornement précieux et une ceinture dont une fiancée se ceint le jour de ses noces (verset 18; cf. Proverbes 17: 6).
Le temps de la désolation sera passé et le pays sera trop petit pour le grand nombre de ses habitants, bien que les ennemis qui l’occupaient soient partis (verset 19). Les Juifs croyants qui habiteront en nombre croissant dans le pays de Canaan diront à Sion: «Le lieu est trop étroit pour moi; fais-moi place, afin que j’y habite». L’expression: «les fils que tu as eus quand tu étais privée d’enfants» rappelle la longue période de stérilité du peuple terrestre de Dieu qui, dans le Millénium, sera remplacée par une période de fécondité extraordinaire (verset 20; 54: 1).
En présence de la multitude du peuple qui réintègre le pays dans la foi, Sion dit avec étonnement: «Qui m’a enfanté ceux-ci ? Et moi, j’étais privée d’enfants et abandonnée, captive et chassée». Après l’image de la stérilité vient la description de la réalité: pendant de nombreux siècles, le peuple a été «captif et chassé». La fin du verset 21 évoque, semble-t-il, l’ensemble du peuple d’Israël, non seulement les Juifs, c’est-à-dire les deux tribus, mais aussi les dix tribus disparues jusqu’à ce jour: «Et ceux-ci, qui les a élevés ? Voici, moi j’étais laissée seule, ceux-ci, où étaient-ils ?» Fidèle à sa Parole, Dieu les amènera tous à la lumière et les ramènera dans son pays (cf. Jérémie 3: 18; Ezéchiel 20: 38).
Nous apprenons dans les deux versets suivants comment Dieu agira pour produire le retour de son peuple. La prophétie d’Esaïe mentionne à plusieurs reprises ce sujet (cf. 49: 12; 11: 11, 12; 43: 5-7; 60: 4), et les termes employés montrent qu’il ne peut s’agir du retour du petit résidu de la captivité à Babylone. D’autre part, cette description ne se limite pas au retour d’Israël dans le pays promis, mais elle a expressément en vue son retour spirituel à l’Eternel, dans la foi au Rédempteur.
L’Eternel lui-même promet à son peuple qu’il lèvera sa main devant les nations et qu’il élèvera son étendard devant les peuples. Ils exécuteront ce qu’il a décrété. Autrefois, il a amené les Egyptiens, contre leur volonté, à assister les Israélites lors de leur sortie d’Egypte (Exode 12: 33-36). De même, dans l’histoire contemporaine, il a préparé des peuples pour rendre possible, grâce à des secours généreux, le retour des Juifs dans leur pays et la fondation de l’état d’Israël (verset 22). Mais avec cela, l’oeuvre de retour extérieur et intérieur du peuple vers lui n’est de loin pas encore achevée. De même que des nourriciers et des nourrices prennent soin de la santé des enfants qui leur sont confiés, de même des rois et des princesses se voueront au bien-être du peuple de Dieu. Cependant ils ne feront pas cela comme des souverains charitables, mais comme des serviteurs du Messie et de son peuple, abaissés et humiliés devant Dieu (2: 2-5; 45: 14; cf. Psaumes 72: 9). Si, dans le Millénium, sous la domination de son Messie, Israël sera «à la tête, et non à la queue» de tous les peuples de la terre (Deutéronome 28: 13), ce ne sera pas en raison de sa puissance militaire ou économique, mais parce que, par la repentance et la foi, ce peuple aura acquis la bienheureuse connaissance dont parle le verset 23: «Et tu sauras que moi je suis l’Eternel: ceux qui s’attendent à moi ne seront pas confus».
Ce que les hommes tiennent pour impossible, Dieu l’exécutera au temps de la fin. Ce qui a été «pris» et ce qui est «justement captif» sont ceux qui appartiennent au résidu croyant. Contre toute attente humaine, Dieu les délivrera de leurs tribulations (verset 24). Il leur promet de les délivrer de la main de «l’homme fort» et de «l’homme puissant». Ces deux expressions se rapportent probablement aux deux grands ennemis du vrai peuple de Dieu du temps de la fin, l’Antichrist et l’Assyrien. Le Seigneur Jésus lui-même anéantira les ennemis à son apparition glorieuse et sauvera les «fils» de Sion, le résidu (verset 25). Les oppresseurs auront alors un sort terrible (verset 26; cf. 9: 19; Apocalypse 19: 18) !
En ce temps-là, non seulement Israël mais aussi l’ensemble de l’humanité reconnaîtra qu’il n’y a qu’un seul Dieu: l’Eternel (cf. 40: 5). Lui seul est le sauveur et le rédempteur d’Israël (41: 14; 43: 3).
