Romains 3:1-18

Romains 3:1-18

La supériorité du Juif et le juste jugement de Dieu à son égard

3 Quelle est donc la supériorité du Juif ou quel est le bénéfice de la circoncision ?

2 [Ils sont] grands de toute manière. Et d'abord parce que les oracles1 de Dieu leur ont été confiés.
1 littéralement : paroles.

3 Que dire alors ? Si quelques-uns n'ont pas cru, leur incrédulité annulera-t-elle la fidélité de Dieu ?

4 Certainement pas ! Mais que Dieu soit [reconnu pour] vrai et tout homme menteur, selon ce qui est écrit : « Afin que tu sois justifié dans tes paroles et que tu triomphes quand tu es jugé. »1
1 Psaume 51:6.

5 Mais si notre injustice met en évidence la justice de Dieu, que dirons-nous ? Dieu est-il injuste quand il donne cours à la colère ? (Je parle à la manière de l'homme.)

6 Certainement pas ! Autrement, comment Dieu jugera-t-il le monde ?

7 Mais si par mon mensonge la vérité de Dieu a surabondé pour sa gloire, pourquoi, moi aussi, suis-je encore jugé comme pécheur ?

8 Et pourquoi ne pas dire, comme certains calomniateurs prétendent que nous le disons : « Faisons le mal afin qu'arrive le bien ! » ? Pour ceux-là, le jugement est juste1.
1 c.-à-d. : ils méritent une juste condamnation.

Les juifs et les gens des nations sont convaincus de péché par la Loi

9 Que dire alors ? Sommes-nous supérieurs [aux autres]1 ? Pas du tout ! Car nous venons d'accuser aussi bien [les] Juifs que [les] Grecs d'être tous sous [le] péché,
1 ou : Nous défendons-nous ?

10 selon qu'il est écrit : « Il n'y a pas de juste, pas même un seul ;

11 il n'y a personne qui ait de l'intelligence, il n'y a personne qui recherche Dieu ;

12 ils se sont tous détournés, ils se sont tous ensemble rendus inutiles ; il n'y en a aucun qui exerce la bonté, [il n'y en a] pas même un seul »1 ;
1 Psaume 14:1-3.

13 « leur gorge est une tombe ouverte ; ils se servent de leur langue pour tromper »1 ; « il y a du venin de vipère sous leurs lèvres »2 ;
1 Psaume 5:10. 2 Psaume 140:4.

14 « et leur bouche est pleine de malédictions et d'amertume »1 ;
1 Psaume 10:7.

15 « leurs pieds sont rapides pour verser le sang ;

16 la destruction et le malheur sont sur leur chemin,

17 et ils n'ont pas connu le chemin de la paix »1 ;
1 Ésaïe 59:7-8.

18 « il n'y a pas de crainte de Dieu devant leurs yeux. »1
1 Psaume 36:2.

Qui a raison? Dieu qui condamne? Ou l'accusé qui se défend? — «Que Dieu soit vrai et tout homme menteur!» s'écrie l'apôtre (v. 4). La Parole de Dieu n'est pas annulée sous prétexte qu'elle n'a pas été crue par les Juifs, ses dépositaires (v. 3; Héb. 4:2 hb 4.1-2). Avec la plus grande inconséquence, ces derniers se glorifiaient de posséder la Loi (ch. 2 v. 17 rm 2.17-24), alors qu'elle rendait témoignage contre eux. C'est comme un criminel qui, tout en proclamant son innocence, remettrait lui-même à la police la pièce à conviction établissant sa culpabilité. Aussi l'Esprit de Dieu, tel le procureur dans un tribunal, fait-Il lire devant cet accusé juif toute une série de versets irréfutables tirés de ses propres Écritures (v. 10 à 18).

Mais un autre argument pourrait être avancé par l'accusé: Je ne nie pas mon injustice, mais elle met en relief la justice de Dieu; au fond elle le sert. Affreuse mauvaise foi! S'il en était ainsi, Dieu devrait renoncer à juger le monde (v. 6) et lui savoir gré au contraire de sa méchanceté qui souligne Sa propre sainteté. Mais Il cesserait alors d'être juste et se renierait Lui-même (2 Tim. 2:13 2tm 2.8-13). Avant le verdict final, Dieu écarte les derniers raisonnements derrière lesquels sa créature cherche toujours à se retrancher.