Actes 28:1-16

Actes 28:1-16

Paul à l'île de Malte

28 Et après avoir été sauvés, alors nous avons appris que l'île s'appelait Malte.

2 Alors les autochtones1 usèrent d'une humanité peu ordinaire envers nous. Car ayant allumé un feu, ils nous reçurent tous à cause de la pluie qui tombait et à cause du froid.
1 littéralement : Barbares ; les Grecs, puis les Romains, appelaient ainsi les peuples qui ne parlaient ni le grec ni le latin.

3 Or Paul ayant ramassé une certaine quantité de branches sèches et les ayant mises sur le feu, une vipère sortit en raison de la chaleur et s'attacha à sa main.

4 Et quand les autochtones virent la bête suspendue à sa main, ils se dirent les uns aux autres : « Certainement, cet homme est un meurtrier, puisque, après avoir été sauvé de la mer, Diké1 n'a pas permis qu'il vive. »
1 Diké : divinité grecque personnifiant la Justice.

5 Or Paul1, ayant alors secoué la bête dans le feu, n'en souffrit aucun mal.
1 littéralement : lui.

6 Mais eux s'attendaient à ce qu'il enfle ou tombe mort subitement. Après avoir longtemps attendu et ayant vu qu'il ne lui arrivait rien d'anormal, changeant d'avis, ils dirent qu'il était un dieu.

7 Or aux environs de cet endroit se trouvaient des domaines [appartenant] au premier [magistrat] de l'île, nommé Publius. Il nous reçut et nous logea aimablement pendant trois jours.

8 Et il arriva que le père de Publius était [là] couché, souffrant beaucoup de fièvre et de dysenterie. Et Paul, étant entré chez lui, pria, et lui imposa les mains, et le guérit.

9 Or, cela étant arrivé, les autres [habitants] de l'île qui avaient des maladies venaient aussi et étaient guéris.

10 Et ceux-ci nous firent aussi de grands honneurs et, à notre départ, ils nous fournirent ce qui nous était nécessaire.

De l'île de Malte à Rome

11 Alors, trois mois après, nous sommes partis sur un bateau d'Alexandrie qui avait hiverné dans l'île et qui avait pour enseigne les Dioscures1.
1 il s'agit de Castor et Pollux, célèbres jumeaux de la mythologie grecque, considérés par les marins de l'époque comme leurs protecteurs.

12 Et ayant abordé à Syracuse, nous y sommes restés trois jours.

13 De là nous avons levé l'ancre1 et nous sommes arrivés à Reggio. Et un jours après, le vent du sud s'étant levé, nous sommes arrivés le deuxième jour à Pouzzoles
1 plusieurs manuscrits portent : longé la côte.

14 où, ayant trouvé des frères, nous avons été invités à rester chez eux [pendant] sept jours. Et ainsi, nous sommes allés à Rome.

15 Or, les frères de Rome1, ayant appris les choses qui nous étaient arrivées, sont venus à notre rencontre jusqu'au Forum d'Appius et aux Trois-Tavernes. Et les voyant, Paul rendit grâces à Dieu et prit courage.
1 littéralement : de là.

16 Et lorsque nous sommes arrivés à Rome, il fut permis à Paul de loger à part avec un soldat qui le gardait.

Dieu a mis des sentiments d'humanité dans le cœur des païens de l'île de Malte (comme précédemment dans celui du centurion Jules; v. 2; ch. 27 v. 3 ac 27.1-6). Ils accueillent et réconfortent les naufragés. Au milieu de ceux-ci le Seigneur se plaît à faire reconnaître son serviteur par le moyen d'un miracle. L'apôtre qui n'a pas jugé au-dessous de sa dignité de ramasser du bois pour alimenter le feu, est mordu par une vipère et n'en subit aucun mal. C'était un des signes qui devaient «accompagner» les disciples. Un autre était l'imposition des mains aux malades pour les guérir (Marc 16:17, 18 mc 16.14-18). La bienveillance des «autochtones» de Malte trouve vite sa récompense. Tous les malades de l'île, à commencer par le père de Publius, sont guéris par la puissance de Dieu. Et nous aimons à penser que beaucoup de ces gens ont trouvé la guérison de l'âme. Ainsi l'opposition de l'Ennemi n'aura servi qu'à jeter sur une terre nouvelle la semence de l'Évangile.

Le voyage de Paul s'achève. Avant d'apporter quoi que ce soit à ses frères de Rome, c'est lui-même qui prend courage dans leur communion fraternelle. Le plus jeune croyant peut être aussi un sujet de joie et d'encouragement pour un serviteur de Dieu.