Actes 2:42-47; 3:1-11

Actes 2:42-47; 3:1-11

Les heureux débuts de l'Église

42 Et ils persévéraient dans la doctrine des apôtres et la communion [fraternelle]1, dans la fraction du pain et les prières.
1 ou : la mise en commun [des biens] ; le terme grec a souvent un sens concret.

43 Et toute âme avait de la crainte, et beaucoup de prodiges et de miracles1 se faisaient par le moyen des apôtres.
1 littéralement : signes.

44 Or tous les croyants étaient dans un même [lieu] et ils avaient toutes choses communes.

45 Et ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils les distribuaient à tous, selon que quelqu'un pouvait en avoir besoin.

46 Et tous les jours, ils persévéraient d'un commun accord dans le Temple1. Et, rompant le pain dans leurs maisons, ils prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur,
1 ensemble des cours et bâtiments sacrés.

47 louant Dieu et ayant la faveur de tout le peuple. Alors chaque jour, le Seigneur ajoutait1 dans le même [lieu] ceux qui devaient être sauvés2.
1 plusieurs manuscrits portent : le Seigneur ajoutait à l'assemblée. 2 littéralement : ceux qui étaient en train d'être sauvés ; c.-à-d. : le restant d'Israël que Dieu épargne, Dieu, maintenant, l'ajoutant à l'assemblée chrétienne ; comparer avec Luc 13:23.

Guérison d'un homme boiteux

3 Or Pierre et Jean montaient au Temple à l'heure de la prière, la neuvième [heure].

2 Et il se trouvait un homme boiteux dès le ventre de sa mère, que l'on portait et plaçait tous les jours à la porte du Temple appelée la Belle [porte], pour demander l'aumône à ceux qui entraient dans le Temple.

3 Cet homme1, voyant Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple, leur demanda à recevoir l'aumône.
1 littéralement : lequel.

4 Alors Pierre, ainsi que Jean, fixa les yeux sur lui et dit : « Regarde-nous ! »

5 Et il les regardait attentivement, s'attendant à recevoir quelque chose d'eux.

6 Mais Pierre dit : « Je n'ai ni argent ni or en ma possession, mais ce que j'ai, je te le donne : Au nom de Jésus Christ le Nazaréen, [lève-toi et] marche ! »

7 Et l'ayant pris par la main droite, il le fit lever. Et à l'instant ses pieds et ses chevilles devinrent fermes,

8 et d'un bond, il se tint debout et se mit à marcher. Puis il entra avec eux dans le Temple, marchant et sautant et louant Dieu.

9 Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu,

10 et ils le reconnaissaient comme celui qui était assis à la Belle porte du Temple pour demander l'aumône. Et ils furent remplis de stupeur et d'émerveillement [à cause] de ce qui lui était arrivé.

11 Et comme il tenait [par la main] Pierre et Jean, tout le peuple stupéfait accourut vers eux au portique appelé [Portique] de Salomon.

Le ch. 2 s'achève sur un admirable tableau de l'assemblée à ses débuts. Il y avait comme aujourd'hui des réunions pour l'édification, le culte et la prière (v. 42). Mais nous limitons souvent à celles-ci la vie de l'assemblée alors qu'elle a son prolongement dans les maisons de ceux qui la composent (v. 46). — «Toute âme avait de la crainte», déclare le v. 43. La gravité et le sérieux peuvent parfaitement s'accorder avec la joie signalée à la fin du v. 46.

Au ch. 3 nous voyons la puissance du Saint Esprit se manifester non seulement dans les paroles des apôtres, mais aussi dans leurs œuvres.

En demandant l'aumône à Pierre et Jean, le pauvre boiteux assis à la Belle porte du temple était loin de s'attendre au don qu'il allait recevoir: une miraculeuse guérison par la foi au nom de Jésus. «Ce que j'ai, je te le donne» — dit Pierre (v. 6). Quand il s'agit de donner, nous pensons généralement d'abord à de l'argent (v. 6). Plus rarement à l'inépuisable trésor céleste c'est-à-dire la connaissance du Sauveur dont nous avons pourtant le privilège de faire part autour de nous.

Quel changement pour ce pauvre boiteux! Jusque là il était «à la porte». Il entre maintenant dans la présence de Dieu pour le louer (v. 8). L'un de nos lecteurs serait-il encore «à la porte»?