Marc 4:26-41

Marc 4:26-41

Parabole de la semence

26 Et il dit : « Ainsi est le royaume de Dieu : c'est comme un homme qui jetterait de la semence sur la terre.

27 Et il dormirait et se lèverait de nuit et de jour, et la semence germerait et se développerait sans qu'il sache comment.

28 La terre produit spontanément du fruit, d'abord l'herbe, ensuite l'épi, et puis le blé bien formé dans l'épi.

29 Et quand le fruit est produit, il y met aussitôt la faucille, parce que la moisson est arrivée. »

Parabole de la graine de moutarde

30 Et il disait : « Comment comparerons-nous le royaume de Dieu, ou par quelle parabole le représenterons-nous ?

31 Il est semblable à une graine de moutarde qui, lorsqu'elle est semée sur la terre, est la plus petite de toutes les semences qui sont sur la terre.

32 Mais après qu'elle a été semée, elle monte et devient plus grande que tous les légumes et produit de grandes branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent s'abriter sous son ombre. »

33 Et [c'est] par beaucoup de paraboles de cette sorte [qu']il leur annonçait la Parole, selon qu'ils pouvaient l'entendre.

34 Mais il ne leur parlait pas sans parabole ; et à l'écart, il expliquait tout à ses propres disciples.

Jésus calme la tempête

35 Et en ce jour-là, le soir étant venu, il leur dit : « Passons à l'autre rive. »

36 Et ayant renvoyé la foule, ils le prennent, comme il était1 dans le bateau ; et d'autres bateaux étaient avec lui.
1 c.-à-d. : dans le bateau où il se trouvait.

37 Et il se lève un grand vent de tempête et les vagues se jetaient contre le bateau, au point que le bateau se remplissait déjà.

38 Et il était, lui, à la poupe, dormant sur un coussin. Alors ils le réveillent et lui disent : « Maître1, ne te soucies-tu pas de ce que nous périssons ? »
1 c.-à-d. : maître qui enseigne.

39 Et s'étant réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Fais silence, tais-toi ! » Et le vent tomba et il se fit un grand calme.

40 Alors il leur dit : « Pourquoi êtes-vous craintifs ? N'avez-vous pas encore de foi ? »

41 Et ils furent saisis d'une grande peur et se dirent les uns aux autres : « Qui donc est celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

La parabole des v. 26 à 29 qui correspond à celle de l'ivraie dans le champ en Matt. 13, présente un enseignement sensiblement différent. Il n'est question ici que du travail de Dieu, tandis qu'en Matthieu l'ennemi intervient aussi, à cause de la négligence des hommes qui dormaient. Dans notre v. 27, le grand Semeur lui aussi paraît dormir. Mais en réalité, de jour comme de nuit, sans être vu, il veille sur sa précieuse semence et l'entoure de tous les soins nécessaires pour qu'elle croisse jusqu'à la moisson. Chers amis chrétiens, il peut nous sembler quelquefois que le Seigneur est indifférent, qu'il n'entend pas nos prières, que son œuvre est abandonnée. Mais levons les yeux, comme Jésus invite ses disciples à le faire par la foi. Les campagnes sont déjà blanches pour la moisson (Jean 4:35 j 4.35-38).

Pour passer à l'autre rive, ce qui correspond à la périlleuse traversée du monde, les disciples ne sont pas seuls. Avec eux, dans la nacelle, ils ont pris le Seigneur «comme il était» (v. 36). Que de personnes se font de Jésus une image fausse et lointaine. «Qui est celui-ci?» demandent les disciples. — Le même qui a rassemblé le vent dans le creux de ses mains, serré les eaux dans un manteau (Prov. 30:4 pv 30.4).