Romains

Romains 9:1-18

Israël, la Loi et les promesses de Dieu sous le régime de la grâce

9 1Je dis la vérité en Christ, je ne mens pas ; ma conscience me rend témoignage par l'Esprit Saint
1 les versets 1 à 5 forment une seule phrase dans le texte original.

2 que j'ai une grande tristesse et une douleur continuelle dans mon cœur.

3 Car je souhaiterais être moi-même anathème1, séparé2 du Christ pour mes frères, mes parents selon la chair,
1 c.-à-d. : être maudit. 2 littéralement : loin.

4 qui sont Israélites. [C'est] à eux qu'[appartiennent] l'adoption filiale1 et la gloire, et les alliances, et le don de la Loi2, et le culte, et les promesses.
1 « adoption filiale » désigne l'acte d'adoption et le statut de fils à part entière qui en résulte. 2 c.-à-d. : le privilège d'avoir reçu la Loi.

5 Ils ont les pères et c'est d'eux que, selon la chair, est [issu] le Christ qui est, au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement1 ! Amen.2
1 littéralement : pour les siècles. 2 les versets 1 à 5 forment une seule phrase dans le texte original.

6 Cependant, ce n'est pas que la parole de Dieu soit devenue caduque1, car tous ceux qui sont [issus] d'Israël ne sont pas Israël.
1 littéralement : soit tombée.

7 De même, tout en étant [la] descendance d'Abraham, ils ne sont pas tous enfants. Mais [il est écrit] : « En Isaac te sera appelée [une] descendance. »1
1 Gen. 21:12.

8 Cela signifie que ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont comptés pour descendance.

9 Car cette parole est [une parole] de promesse : « À cette même époque, je reviendrai et Sara aura un fils. »1
1 voir Gen. 18:10.

10 Et non seulement [cela], mais aussi lorsque Rebecca conçut d'un seul [homme], d'Isaac, notre père,

11 (car les enfants n'étaient pas encore nés et n'avaient rien fait de bien ou de mal, afin que le dessein de Dieu selon l'élection subsiste,

12 non sur la base des œuvres, mais de celui qui appelle) il lui fut dit : « Le plus grand sera asservi au plus petit »1.
1 Gen. 25:23.

13 De même, il est écrit : « J'ai aimé Jacob, mais j'ai haï Ésaü. »1
1 Mal. 1:2-3.

La souveraineté de Dieu

14 Que dirons-nous donc ? Y a-t-il de l'injustice de la part de Dieu ? Certainement pas !

15 Car il dit à Moïse : « Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde et j'aurai compassion de qui j'ai compassion. »1
1 Exode 33:19.

16 Ainsi donc, [cela ne dépend] ni de celui qui veut ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.

17 Car l'Écriture dit au Pharaon : « C'est pour cela même que je t'ai suscité d'entre [les hommes], pour montrer en toi ma puissance et pour que mon nom soit proclamé sur toute la terre. »1
1 Exode 9:16.

18 Ainsi donc, il fait miséricorde à qui il veut et il endurcit qui il veut.

Les ch. 1 à 8 nous rappellent l'histoire du fils prodigue: son péché avait abondé, mais la grâce a surabondé. Revêtu de la robe de justice, il n'est pas devenu un serviteur dans la maison de son père, mais il jouit dorénavant avec lui d'une pleine relation de fils (Luc 15:11-32 lc 15.11-32). Du ch. 9 au ch. 11, il va s'agir du frère aîné, autrement dit du peuple juif, de ses privilèges naturels et aussi de sa jalousie. Comme le père de la parabole, l'apôtre voudrait faire comprendre à Israël ce qu'est la grâce souveraine. Elle n'est pas liée à des avantages héréditaires. Tous les descendants d'Abraham n'étaient pas enfants de la promesse. Ésaü par exemple, ce profane, bien que frère jumeau de Jacob, n'a pas pu hériter de la bénédiction. Et Dieu a prononcé à son sujet cette parole terrible: «J'ai haï Ésaü». Pouvons-nous douter que Son amour n'ait d'abord épuisé toutes ses ressources? Il suffit de penser aux larmes du Seigneur Jésus sur Jérusalem coupable (Luc 19:41 lc 19.41-44), douleur à laquelle l'apôtre donne un écho poignant dans nos v. 2 et 3. Répétons-le: ce ne sont pas les droits de naissance qui assurent à qui que ce soit le salut par grâce. Enfants de parents chrétiens, ceci s'adresse à vous de la façon la plus solennelle!