Jacques

Jacques 4:1-12

Résister à ses passions et rester fidèle à Dieu

4 D'où [viennent] les conflits et d'où [viennent] les luttes1 parmi vous ? N'est-ce pas de cela, de vos passions2 qui combattent dans vos membres ?
1 littéralement : combats. 2 littéralement : plaisirs sensuels, désirs.

2 Vous convoitez et vous n'avez pas ; vous commettez un meurtre, et vous êtes jaloux, et vous ne pouvez [rien] obtenir ; vous avez des luttes1 et des conflits. Vous n'avez pas, parce que vous ne demandez pas.
1 littéralement : vous combattez.

3 Vous demandez et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, afin de le dépenser pour vos passions1.
1 littéralement : plaisirs sensuels, désirs.

4 Adultères1 [que vous êtes] ! Ne savez-vous pas que l'amitié du monde, c'est l'hostilité contre Dieu ? Celui donc qui voudra être ami du monde se constitue ennemi de Dieu.
1 c.-à-d. : infidèles à Dieu (le mot « adultères » est au féminin) ; comparer avec les nombreux passages des prophètes où l'Éternel stigmatise, sous cette comparaison, l'infidélité de son peuple (Ézéch. 16 et 23 ; Osée 1 et 2, etc.).

5 Ou pensez-vous que l'Écriture parle pour rien1 ? L'Esprit qu'il a fait habiter en nous désire-t-il intensément jusqu'à la jalousie ?
1 littéralement : du vide.

6 Mais il donne une plus grande grâce. C'est pourquoi il dit : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne [la] grâce aux humbles. »1
1 Prov. 3:34.

7 Soumettez-vous donc à Dieu. Mais1 résistez au Diable et il fuira loin de vous.
1 plusieurs manuscrits omettent : mais.

8 Approchez-vous de Dieu et il s'approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, et purifiez vos cœurs, vous qui êtes doubles de cœur1.
1 littéralement : vous à l'âme double.

9 Sentez vos misères et soyez dans le deuil et pleurez. Que votre rire se change en deuil et votre joie en tristesse.

10 Humiliez-vous devant le °Seigneur et il vous élèvera.

Ne pas médire, ne pas juger son frère

11 Ne parlez pas les uns contre les autres, frères. Celui qui parle contre son frère ou qui juge son frère parle contre la Loi et juge la Loi. Or si tu juges la Loi, tu n'es pas quelqu'un qui met en pratique la Loi, mais un juge.

12 Un seul est législateur et juge, celui qui peut sauver et détruire. Mais toi, qui es-tu qui juges ton prochain ?

Une dispute entre des enfants de Dieu révèle sans risque d'erreur la volonté non brisée chez chacun d'eux. Le Seigneur nous apprend que c'est de plus un obstacle à l'exaucement de nos prières (lire Marc 11:25 mc 11.20-25). Il peut y avoir deux raisons pour lesquelles nous ne recevons pas de réponse. La première est que nous ne demandons pas, «car quiconque demande, reçoit» (Matt. 7:8 mt 7.7-11). La seconde, que nous demandons mal. Il n'est pas question ici de la forme maladroite de nos prières (de toute manière «nous ne savons pas ce qu'il faut demander comme il convient»: Rom. 8:26 rm 8.26-28), mais de leur but. Prions-nous en vue de la gloire du Seigneur ou pour satisfaire notre convoitise? Ces deux principes ne peuvent se concilier.

Aimer le monde, c'est trahir la cause de notre Dieu. Car le monde Lui a déclaré la guerre en crucifiant son Fils, et la neutralité n'est pas possible (Matt. 12:30 mt 12.25-32).

La jalousie et la convoitise sont les aimants par lesquels le monde nous attire. Mais Dieu donne infiniment plus que ce que le monde peut offrir: une plus grande grâce (v. 6; Matt. 13:12 mt 13.11-13). Peuvent la goûter ceux qui ont appris du Sauveur la douceur et l'humilité (Matt. 11:29 mt 11.28-30). Mais pour éprouver les vertus de la grâce, il faut d'abord avoir senti ses propres misères (v. 8, 9; comp. Joël 2:12, 13 jl 2.12-13).