Hébreux

Hébreux 9:1-15

Un meilleur sanctuaire

9 La première [alliance], donc, avait [aussi] des ordonnances pour le culte et le sanctuaire — un [sanctuaire] terrestre.

2 Car un Tabernacle fut construit1. Dans le premier [Tabernacle]2, qui est appelé Saint, [se trouvaient] le chandelier et la table et la présentation des pains3.
1 voir Exode 26. 2 c.-à-d. : la première partie, le lieu saint. 3 c.-à-d. : les pains de présentation, sur leur table ; voir Exode 25:23-30.

3 Et derrière le second voile, [se trouvait] un Tabernacle1 qui est appelé Saint des Saints,
1 c.-à-d. : la seconde partie, le lieu très saint ou Saint des Saints.

4 ayant l'encensoir d'or et l'arche1 de l'alliance entièrement recouverte d'or, de tous côtés, dans laquelle était la cruche en or contenant la manne, et le bâton d'Aaron qui avait fleuri, et les tables de l'alliance.
1 ou : le coffre.

5 Et au-dessus de l'arche1 [se tenaient] des chérubins de gloire couvrant de leur ombre le propitiatoire2. Sur ces choses, il n'y a pas lieu de parler maintenant en détail.
1 littéralement : d'elle. 2 c.-à-d. : le couvercle de l'arche.

6 Or ces choses étant ainsi disposées, les sacrificateurs entrent constamment dans le premier Tabernacle, accomplissant les services du culte.

7 Mais dans le second [Tabernacle], seul le souverain sacrificateur [pénètre] une fois par an, non sans du sang qu'il offre pour lui-même et pour les fautes1 du peuple,
1 littéralement : péchés d'ignorance.

8 l'Esprit Saint indiquant clairement ceci, que le chemin des lieux saints1 n'a pas encore été manifesté tant que le premier Tabernacle a encore sa place.
1 littéralement : du lieu saint ; mais à présent, le voile étant déchiré depuis la mort de Christ, les deux ne font qu'un.

9 C'est là une illustration pour le1 temps présent ; elle signifie que les dons et aussi les sacrifices qui sont offerts ne peuvent pas rendre parfait quant à la conscience celui qui rend le culte2.
1 ou : jusqu'au. 2 rendre culte, c'est s'approcher de Dieu avec des prières, ou en offrant de quelque manière que ce soit un service religieux.

10 [Ce culte] consiste seulement en aliments, et en boissons, et en diverses ablutions, ordonnances charnelles imposées jusqu'au temps du rétablissement1.
1 c.-à-d. : l'économie nouvelle, en rapport avec la nouvelle alliance.

Un meilleur sacrifice

11 Mais Christ est venu, souverain sacrificateur des biens à venir1, par le Tabernacle plus grand et plus parfait qui n'est pas fait par la main de l'homme — c'est-à-dire qui n'est pas de cette création —
1 c.-à-d. : des bénédictions que le Christ devait amener.

12 et non avec le sang de boucs et de veaux, mais avec son propre sang. [Et] il est entré une fois pour toutes dans les lieux saints1, ayant obtenu une rédemption éternelle.
1 littéralement : le lieu saint ; mais à présent, le voile étant déchiré, les deux ne font qu'un.

13 Car si le sang de boucs et de taureaux — ainsi que la cendre d'une génisse avec laquelle on fait aspersion sur ceux qui sont souillés — sanctifie pour la pureté de la chair,

14 combien plus le sang du Christ, qui par l'Esprit éternel s'est offert lui-même à Dieu sans tache, purifiera-t-il notre1 conscience des œuvres mortes, pour rendre un culte2 au Dieu vivant !
1 plusieurs manuscrits portent : votre. 2 rendre culte, c'est s'approcher de Dieu avec des prières, ou en offrant de quelque manière que ce soit un service religieux.

15 Et c'est pour cela qu'il est médiateur d'une1 nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour la rançon des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui sont appelés reçoivent l'héritage éternel qui a été promis2.
1 ou : de la. 2 littéralement : la promesse de l'héritage éternel.

Les ch. 35 et 40 de l'Exode racontent comment fut construit le tabernacle. Le Lévitique donne les instructions concernant les sacrifices (ch. 1 à 7) puis touchant les sacrificateurs (ch. 8 à 10). Mais toutes ces ordonnances d'un culte terrestre avaient démontré leur tragique impuissance. Le tabernacle était partagé par un voile infranchissable. Le sacrificateur, pécheur, était obligé d'offrir pour lui-même (v. 7; ch. 5 v. 3 hb 5.1-3). Les sacrifices enfin, de boucs et de veaux, ne pouvaient pas «rendre parfait quant à la conscience». Alors Dieu nous parle d'un sanctuaire céleste «plus grand et plus parfait… qui n'est pas de cette création» (v. 11; ch. 8 v. 2 hb 8.1-5). Mais à quoi servirait-il s'il n'y avait pas un sacrificateur capable d'en assurer le service? Et à quoi nous servirait un parfait sacrificateur (ch. 5 à 8) si le sacrifice n'était pas lui aussi excellent (ch. 9 et 10)? Pour notre entière sécurité, Jésus est à la fois l'un et l'autre. Comme sacrifice, Il nous donne la paix de la conscience. Comme sacrificateur, Il nous assure la paix du cœur et nous maintient dans la communion avec Dieu. Sous l'ancienne alliance tout était précaire et conditionnel. Maintenant tout est éternel: la rédemption (v. 12 fin; ch. 5 v. 9 hb 5.5-11) aussi bien que l'héritage (v. 15 fin). Rien ne pourra nous les ravir ni les remettre en cause.