Exode

Exode 16:32-36; 17:1-7

La manne conservée en témoignage

32 Et Moïse dit : « Voici ce1 que l'Éternel a commandé : Qu'on remplisse de manne2 un plein omer3 afin de la conserver pour [toutes] vos générations, afin qu'elles voient le pain que je vous ai fait manger dans le désert, lorsque je vous ai fait sortir du pays d'Égypte. »
1 littéralement : la parole. 2 littéralement : d'elle. 3 mesure de capacité contenant 1 omer (2,2 litres environ).

33 Puis Moïse dit à Aaron : « Prends une cruche et mets-y un plein omer de manne et dépose-la devant l'Éternel afin d'être conservée pour [toutes] vos générations. »

34 Comme l'Éternel l'avait commandé à Moïse, Aaron la déposa devant le témoignage pour être conservée.

35 Et les fils d'Israël mangèrent la manne pendant 40 ans, jusqu'à ce qu'ils entrent dans un pays habité. Ils mangèrent la manne jusqu'à leur arrivée à la limite1 du pays de Canaan.
1 littéralement : l'extrémité.

36 Or l'omer est la 10e partie de l'épha1.
1 1 épha = 22 litres environ.

Les fils d'Israël murmurent à Rephidim – L'eau jaillit du rocher frappé à l'Horeb

17 Et toute la communauté des fils d'Israël partit du désert de Sin, selon leurs étapes, d'après le commandement de l'Éternel, et ils dressèrent leur camp à Rephidim. Or il n'y avait pas d'eau à boire pour le peuple.

2 Alors le peuple entra en contestation avec Moïse et ils dirent : « Donnez-nous de l'eau pour que nous buvions. » Et Moïse leur dit : « Pourquoi entrez-vous en contestation avec moi ? Pourquoi tentez-vous l'Éternel ? »

3 Et là, le peuple eut soif d'eau. Et le peuple murmura contre Moïse et dit : « Pourquoi nous as-tu fait monter d'Égypte, pour nous faire mourir de soif, moi et mes enfants1 et mon bétail ? »
1 littéralement : mes fils.

4 Et Moïse cria vers l'Éternel, en disant : « Que ferai-je à ce peuple ? Encore un peu et ils me lapideront. »

5 Alors l'Éternel dit à Moïse : « Passe devant le peuple et prends avec toi quelques anciens d'Israël. Et prends dans ta main le bâton avec lequel tu as frappé le fleuve et va.

6 Voici, je me tiens là devant toi, sur le rocher, à l'Horeb. Et tu frapperas le rocher, et il en sortira de l'eau, et le peuple boira. » Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d'Israël.

7 Et il appela le lieu du nom de Massa1 et Meriba2, à cause de la querelle des fils d'Israël et parce qu'ils avaient tenté l'Éternel, en disant : « L'Éternel est-il au milieu de nous ou n'y est-il pas ? »
1 Massa : tentation. 2 Meriba : querelle, contestation.

«Prends une cruche, et mets-y un plein omer de manne...» (v. 33). C'était la part de Dieu. «La manne cachée, Christ descendu du ciel comme homme, puis ressuscité et remonté au ciel avec son corps glorieux, faisait partie des délices de Dieu» (H. R.). Délices qu'il partage avec les vainqueurs (Apoc. 2:17 ap 2.12-17).

Après la faim, c'est la soif qui est l'occasion des murmures de ce pauvre peuple. Eh bien, la grâce de Dieu s'en sert de nouveau pour nous révéler un précieux mystère dont l'explication se trouve en 1 Cor:10:4 1cr 10.1-6: «Ils buvaient d'un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était le Christ» (comp. Jean 7:37-39 j 7.37-42). Mais pour donner son eau (la vie de l'Esprit), il fallait que le rocher soit frappé, comme Christ le fut sur la croix par la main de Dieu lui-même. Toutefois, remarquons-le: c'est le péché du peuple, ses murmures, ses rébellions, qui ont été l'occasion de frapper le rocher. «À cause de la transgression de mon peuple, lui, a été frappé», dit le prophète (És. 53:8 es 53.4-9). Ainsi, tandis que la manne est l'image d'un Christ venu du ciel, le rocher frappé nous parle d'un Christ crucifié et l'eau vive représente le Saint Esprit, puissance de vie que le Sauveur mort et ressuscité donne à tous ceux qui croient en lui.