Éphésiens

Éphésiens 2:1-10

L'homme est sauvé et rendu vivant par la grâce de Christ

2 1Et vous, vous étiez morts2 dans vos fautes et dans vos péchés,
1 les versets 1 à 7 forment une seule phrase dans le texte original. 2 littéralement : lorsque vous étiez morts.

2 dans lesquels vous avez marché autrefois selon le cours de ce monde, selon le prince de l'autorité de l'air, de l'esprit qui opère maintenant dans les fils de la désobéissance.

3 Parmi eux, nous tous aussi, nous avons vécu autrefois dans les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés1 de la chair et des pensées. Et nous étions par nature des enfants de colère, comme aussi les autres.
1 c.-à-d. : les choses voulues.

4 Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés,

5 alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a rendus vivants ensemble avec le Christ — vous êtes sauvés par [la] grâce —

6 et nous a ressuscités ensemble et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus.

7 [Or c'est] afin qu'il montre dans les siècles à venir les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté envers nous dans le Christ Jésus.1
1 les versets 1 à 7 forment une seule phrase dans le texte original.

8 Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi1, et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu.
1 littéralement : car par la grâce vous êtes sauvés par la foi ; voir Rom. 3:24.

9 [Et ce n'est] pas par les œuvres [que vous êtes sauvés], afin que personne ne se glorifie.

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le Christ Jésus pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l'avance, afin que nous marchions en elles.

En peu de mots, les v. 1 à 3 dépeignent notre tragique condition d'autrefois. Enfants de colère, nous marchions à la fois selon le monde, selon son prince et selon nos coupables convoitises. Mais Dieu est intervenu (v. 4). «Son grand amour» s'est élevé au-dessus d'une telle misère. Il a vivifié ces morts. Il les a ressuscités. Plus encore, Il les a fait asseoir dans son propre ciel, le lieu même où Christ est assis (v. 6; ch. 1 v. 20 ep 1.15-23). Être mort dans ses péchés ou assis dans les lieux célestes, il n'y a donc pas de position intermédiaire. À chacun de savoir quelle est la sienne.

Les v. 8 à 10 attestent l'inutilité de nos œuvres pour le salut et la pleine valeur de celle de Dieu: «nous sommes son ouvrage». Mais le fait d'être assis dans les lieux célestes nous dispense-t-il de toute activité sur la terre? Bien au contraire! Sauvés par la grâce, nous avons été créés de nouveau (voir ch. 4 v. 24 ep 4.20-24), comme un outil est façonné en vue d'un usage précis: pour les bonnes œuvres que ce Dieu de bonté (v. 7) a disposées d'avance sur notre chemin (Ps. 100:3 ps 100.1-5; 119:73 ps 119.73). Non pas qu'Il ait besoin de notre travail, mais Il veut notre dévouement. Aussi ne manquons jamais de Lui demander chaque matin: Seigneur, montre-moi ce que tu as toi-même préparé aujourd'hui pour moi. Et accorde-moi de l'accomplir avec ton secours (Héb. 13:21 hb 13.20-21).