2 Corinthiens

2 Corinthiens 7:2-12

Paul est consolé par les Corinthiens

2 Faites-nous une place [dans vos cœurs] ! Nous n'avons fait de tort à personne, nous n'avons ruiné personne, nous n'avons exploité personne.

3 Je ne dis pas cela pour [vous] condamner, car j'ai déjà déclaré que vous êtes dans nos cœurs jusqu'à mourir ensemble et vivre ensemble.

4 Ma franchise est grande envers vous, je me glorifie grandement à votre sujet. Je suis rempli de consolation1, ma joie surabonde au milieu de toute notre affliction.
1 ou : d'encouragement.

5 Et de fait, lorsque nous sommes arrivés en Macédoine, notre chair n'a eu aucun repos, mais nous avons été affligés de toute manière1 : au-dehors, des combats, au-dedans, des craintes.
1 littéralement : en tout.

6 Mais celui qui console1 ceux qui sont abattus, Dieu, nous a consolés2 par la venue de Tite,
1 ou : encourage. 2 ou : encouragés.

7 et non seulement par sa venue, mais aussi par la consolation1 dont il a été rempli à votre sujet. Il nous a raconté votre grand désir, vos larmes, votre zèle pour moi, de sorte que je me suis encore plus réjoui.
1 ou : l'encouragement.

La tristesse selon Dieu

8 En effet, même si je vous ai attristés par [ma] lettre, je ne le regrette pas, même si je l'ai regretté. [Car] je vois que cette lettre vous a attristés, ne serait-ce que pour un temps.

9 Maintenant, je me réjouis, non de ce que vous avez été attristés, mais de ce que vous avez été attristés en vue d'une repentance. Car vous avez été attristés selon Dieu, si bien que vous n'avez subi aucun dommage de notre part.

10 En effet, la tristesse qui est selon Dieu produit une repentance qui conduit au salut [et] que l'on ne regrette jamais, mais la tristesse du monde produit la mort.

11 Car voici, ce fait même d'avoir été attristés selon Dieu, quel empressement il a produit en vous, mais quelles excuses, mais quelle indignation, mais quelle crainte, mais quel ardent désir, mais quel zèle, mais quelle punition ! À tous égards vous avez montré que vous êtes purs dans [cette] affaire.

12 Si donc je vous ai écrit de la sorte, ce n'était ni à cause de celui qui a fait le tort ni à cause de celui qui a subi le tort, mais [c'était] afin que le zèle que vous avez pour nous soit manifesté parmi vous devant Dieu.

L'amour de Christ étreignait Paul pour ses Corinthiens. Et cet amour était aussi vrai, aussi grand quand il leur avait écrit sa première lettre sévère. Mais à présent son cœur est au large; il peut laisser parler librement ses affections. Ceux qui nous reprennent et nous avertissent avec le plus de sévérité sont souvent ceux qui nous aiment le plus. «Moi, je reprends et je corrige tous ceux que j’aime», dira le Seigneur à une église devenue tiède (Apoc. 3:19 ap 3.14-22).

L'assemblée avait jugé le mal au milieu d'elle; elle avait ainsi montré sa pureté et sa droiture (v. 11): si elle avait supporté un affreux péché, c'était par ignorance et par négligence. Les Corinthiens n'en avaient pas moins dû s'humilier de leur état qui avait permis à un tel mal d'apparaître au milieu d'eux et ils en avaient éprouvé une tristesse selon Dieu.

Le v. 10 nous montre que le simple regret, la honte, le remords… ne sont pas la repentance. Celle-ci consiste à porter sur nos fautes le même jugement que Dieu, à reconnaître le mal et l'abandonner, qu'il s'agisse des actes commis avant ou après notre conversion (Prov. 28:13 pv 28.13). Elle est le premier fruit de la foi. Et à son tour elle produit «des fruits qui conviennent à la repentance» comme le disait Jean le Baptiseur à ceux qui venaient à son baptême (Luc 3:8 lc 3.7-9). Chacun de nos lecteurs est-t-il passé par une vraie repentance?