1 Thessaloniciens

1 Thessaloniciens 3:1-10

Paul a envoyé Timothée à Thessalonique

3 C'est pourquoi, n'y tenant plus, nous avons trouvé bon d'être laissés seuls à Athènes,

2 et nous avons envoyé Timothée, notre frère et compagnon d'œuvre [au service] de Dieu dans l'Évangile du Christ, pour vous affermir et vous encourager1 au sujet de votre foi,
1 ou : exhorter ; ou : consoler.

3 afin que personne ne soit ébranlé dans ces afflictions. Car vous savez vous-mêmes que nous sommes destinés à cela.

4 Et en effet, quand nous étions auprès de vous, nous vous avons dit d'avance que nous allions subir des afflictions, comme cela est aussi arrivé, et comme vous le savez.

5 C'est pourquoi moi aussi, n'y tenant plus, j'ai envoyé [Timothée] afin de connaître [ce qui en était de] votre foi, de peur que le tentateur ne vous ait tentés, et que notre travail n'ait été inutile1.
1 littéralement : vide.

6 Mais Timothée vient d'arriver de chez vous auprès de nous, et il nous a apporté les bonnes nouvelles de votre foi et de votre amour. Et [il nous a dit] que vous gardez toujours un bon souvenir de nous, désirant ardemment nous voir, comme nous aussi, [nous désirons] vous [voir].

7 C'est pourquoi, frères, nous avons été réconfortés à votre sujet par votre foi, dans toutes nos contraintes et dans notre affliction.

8 Car maintenant, nous revivons1, puisque vous, vous tenez ferme dans le Seigneur.
1 littéralement : vivons.

Actions de grâces et prière de l'apôtre

9 En effet, comment pourrions-nous rendre à votre sujet assez d'actions de grâces à Dieu pour toute la joie dont nous nous réjouissons à cause de vous devant notre Dieu ?

10 Nous [le] prions nuit et jour très instamment pour que nous puissions voir votre visage et compléter ce qui manque à votre foi.

Par deux fois Satan avait empêché Paul de retourner à Thessalonique (ch. 2 v. 18 1th 2.17-20). Dieu l'avait permis pour que soient manifestées tant les affections de l'apôtre que la fidélité des Thessaloniciens. Usant d'une autre arme, «le tentateur» (v. 5) avait alors suscité contre eux de grandes épreuves. Or Paul les avait avertis que, non seulement ces épreuves étaient inévitables, mais qu'ils étaient destinés à cela (v. 3; Jean 15:20 j 15.18-21; 16:33 j 16.31-33). Y était-il pour cette raison indifférent? Bien au contraire! Mais ce dont il s'inquiétait, ce n'était pas des épreuves des Thessaloniciens, c'était de la fermeté de leur foi (v. 2 fin, 5, 6, 7, 10). Leçon pour nous qui nous arrêtons facilement à des circonstances extérieures: difficultés matérielles, maladies, etc., et perdons de vue l'état intérieur du chrétien! N'y tenant plus (v. 1 et 5), l'apôtre avait délégué Timothée pour les affermir et les encourager. Et lui-même avait été consolé, oui, rempli de joie, au milieu de sa propre affliction par les nouvelles qu'il avait reçues. Car loin d'ébranler la foi de ces tout jeunes croyants, l'épreuve l'avait fortifiée. De même les climats les plus rudes forgent généralement les races les plus résistantes. Encore une fois Satan avait fait une œuvre qui l'avait trompé (Prov. 11:18 pv 11.18).