Zacharie

Chapitres 9 et 10

Les deux premières conséquences sont: Israël sera mis en possession de tout le territoire qui lui avait été donné de Dieu. — Les ennemis de dehors viendront, mais l’Éternel protège lui-même sa maison, et le résultat de cette intervention directe sera que jamais l’oppresseur n’y passera plus. L’Éternel lui-même prend connaissance de l’affaire.

Dans ce jour-là les yeux de l’humanité entière seraient tournés vers l’Éternel, ainsi que ceux des tribus d’Israël (comparez cette partie du ch. 9 avec És. 17).

Or, cette intervention directe de l’Éternel qui campe autour de sa maison (c’est la défense de la ville contre la dernière attaque de l’Assyrien, que nous avons rencontré plus d’une fois dans les prophètes), introduit nécessairement la présence du Messie en vue des événements des derniers jours. C’est ce dont parle le v. 9 du ch. 9. Ce verset nous présente le Messie dans son caractère personnel comme roi Messie, mais sous une double forme, et c’est pourquoi, dans le Nouveau Testament, il n’est cité que ce qui se rapporte à la première venue du Sauveur. Le roi de Sion va vers elle; il est juste et apporte en lui-même la puissance et la délivrance. Voilà l’idée générale, celle dont Sion avait besoin et ce qui sera accompli aux derniers jours. L’Esprit ajoute le caractère personnel du Seigneur, l’esprit dans lequel il s’est présenté lui-même à Israël, humble et assis sur une ânesse. Nous savons l’accomplissement que ces paroles ont reçu à sa première venue.

Le Messie lui-même, ayant été ainsi présenté, l’effet définitif de sa présence est annoncé, versets 10 et suivants, en continuation du verset 8, seulement il est tenu compte de Celui qui a été introduit. Il mettrait fin à la guerre en Israël, établirait la paix parmi les nations, et dominerait jusqu’aux bouts de la terre, le pays d’Israël étant le centre de sa puissance. L’Éternel ayant délivré le peuple (au moins le résidu croyant qui devient le peuple) selon le sang de l’alliance, lui rendrait le double de toute son affliction et l’emploierait pour établir sa puissance sur les îles des gentils. La force de l’Éternel les accompagnerait et les sauverait comme le troupeau de son peuple. La bénédiction serait répandue sur le pays par l’Éternel, à la requête du résidu de son peuple, qui s’en était allé comme n’ayant point de berger et cherchait en vain du secours auprès des idoles. Or, maintenant, l’Éternel avait visité son troupeau, la maison de Juda, et d’elle sortirait la force. Il serait comme le cheval de l’Éternel au jour du combat; Juda serait fortifié, et Éphraïm sauvé. L’Éternel les rassemblerait. Il n’y aurait pas assez de place pour ceux qui seraient ramenés. Il sècherait la mer et la rivière pour qu’ils y passassent, et la fierté de leurs ennemis serait abattue. Ils seraient forts par le nom de l’Éternel leur Dieu, ils marcheraient en son nom.

Jusqu’à la fin du chapitre 10, c’est la proclamation générale de la bénédiction qui devait couronner Juda et Éphraïm, de retour dans leur pays par la faveur de l’Éternel.