Zacharie

Chapitre 2

Depuis le chapitre deuxième jusqu’à la fin du sixième, l’Esprit présente les circonstances, les principes et le résultat du rétablissement de Jérusalem et de la maison, mais en montrant le jugement de ce qui était méchant et corrompu. Chaque chapitre a un sujet distinct: une vision qui se détache de tout le reste, tout en faisant une portion du tout. La responsabilité présente de laquelle la bénédiction dépendait, et la grâce souveraine qui accomplirait certainement tout, sont toutes les deux présentées, chacune à sa place.

La restauration de Jérusalem est dépeinte au chapitre 2, d’une manière fort remarquable et qui jette un grand jour sur la liaison déjà indiquée entre le retour de la captivité de Babylone opéré par Cyrus, serviteur, homme juste venu de l’Orient, et la délivrance accordée par la manifestation du Messie. Premièrement, la restauration pleine et entière de Jérusalem est annoncée. L’Éternel lui-même étant sa sauvegarde et assurant à ses habitants la prospérité et la paix, Lui-même en serait la gloire en en faisant sa demeure. Il est facile de comprendre quel encouragement une telle promesse, et un tel intérêt de la part de l’Éternel pour Jérusalem serait à ces habitants, même si l’accomplissement n’avait pas lieu au temps d’alors.

L’Éternel appelle le peuple et l’invite à quitter le pays du Nord, expression usitée pour la Chaldée, car il avait été dispersé aux quatre vents. La captivité de Babylone était la vraie sentence de Lo-Ammi; comme le retour, Babylone étant jugée, était les arrhes d’une meilleure délivrance de ce qui représentera Babylone aux derniers jours. Sion est délivrée de sa captivité en Babylone. Or, si cela avait lieu jusqu’à un certain degré par le moyen de Cyrus, ce n’était nullement le plein accomplissement des conseils de Dieu. Le peuple était continûment assujetti à l’image et à l’inscription des nations et il l’est encore. Aussi, d’une manière plus spéciale, les Juifs se retrouveront assujettis à ce qui porte le caractère de Babylone et en seront délivrés, mais ils le seront dans ces temps où l’Éternel se manifestera dans une gloire qui n’admettra aucune résistance à sa volonté. Après la gloire, il enverra vers les nations qui ont pillé Israël. La gloire de l’Éternel paraîtra et les ennemis de son peuple seront jugés; car celui qui touche Israël, le bien-aimé de l’Éternel, attire sur lui-même le jugement dans ce qu’il a de plus précieux et de plus chéri. Le jugement des nations légitime la parole de Dieu adressée à Israël, son peuple.

La fille de Sion devait chanter de joie, car l’Éternel venait demeurer au milieu d’elle. Plusieurs nations viendraient et se joindraient à l’Éternel dans ce jour-là; elles seraient son peuple et il demeurerait au milieu d’Israël. Alors la parole prophétique, dont l’accomplissement avait été si longtemps suspendu qu’elle paraissait comme un rêve de la nuit, se légitimerait à Israël par son plein accomplissement. L’Éternel hériterait Juda comme sa portion dans la Terre sainte, et choisirait Jérusalem. Époque solennelle! Que toute chair se taise alors, car l’Éternel s’est levé de la demeure de sa sainteté, pour accomplir tout le bon plaisir de sa volonté.

On voit que, quelque grand que fût l’encouragement pour les Juifs dans ce temps-là, la pensée de l’Esprit va, jusqu’à la fin des siècles, à la manifestation de la gloire de l’Éternel, à la bénédiction de Jérusalem et de toute la terre. Le retour de Babylone, déjà accompli historiquement, était encore à venir comme vraie délivrance de Sion. Toute chair devait reconnaître l’armée de l’Éternel. C’étaient des jugements qui arriveraient après la gloire.