Proverbes

Conclusion

Quoique ce livre ne traite que d’une application à ce monde de cette sagesse que donne la crainte de l’Éternel, il est par là même d’une grande utilité pour le chrétien qui, en vue de ses privilèges célestes, pourrait plus ou moins oublier le gouvernement continuel de Dieu. Il est très important que le chrétien se souvienne de la crainte du Seigneur et de l’effet de la présence de Dieu sur les détails de sa conduite. Et je répète ce que j’ai dit en commençant, que c’est une grande grâce que celle qui daigne appliquer la sagesse divine à tous les détails de la vie de l’homme, au milieu de la confusion que le péché a produite. Occupé des choses célestes, le chrétien est moins en mesure, par ses propres expériences, de trouver le fil qui peut le guider à travers le labyrinthe du mal par lequel il passe. Dieu a pensé à cela, et il a posé ce premier principe: «Sages quant au bien, et simples quant au mal». Ainsi le chrétien peut ignorer le mal (pour un mondain, ce serait peut-être y tomber) et, en même temps, l’éviter par la connaissance qu’il a du bien, et que la sagesse de Dieu lui donne; le gouvernement de Dieu pourvoit à tout le reste. Or, dans les Proverbes, nous avons ces choses en principe et en détail.

Je ne me suis pas arrêté sur le caractère figuré des formes du mal. Ce sont plutôt des principes que des figures: mais l’homme violent, à la fin des temps, se retrouve constamment dans les Psaumes, et Babylone est le plein accomplissement de la femme qui prend les simples dans son filet et les conduit à la mort, tandis que Christ est la sagesse parfaite de Dieu qui mène à la vie. Mais c’est du cœur de l’homme que sortent en tout temps, depuis la chute, ces deux choses qui manifestent le mal: la corruption et la violence. Seulement nous avons vu qu’il y a un développement actif des ruses de la méchante femme, qui a sa maison et son arrangement à elle. Ce n’est pas simplement le principe de la corruption, c’est un système organisé, ainsi que la souveraine sagesse a le sien.