Nombres

Chapitres 34 et 35

Enfin (chap. 34-35), Dieu prend soin de son peuple à tous égards; il pose les limites du pays dont ils devaient jouir; il établit la prise de possession et la part de ses serviteurs les Lévites qui ne devaient pas avoir d’héritage.

Six de leurs villes devaient être des asiles pour les meurtriers involontaires, type précieux des voies de Dieu envers Israël qui, dans son ignorance, a mis à mort le Christ. Dans ce sens Dieu le juge innocent. Ils sont coupables du sang et ne pouvaient porter ce fardeau; mais ils sont coupables par ignorance, comme Saul lui-même, né avant terme (l Cor. 15:8), est une figure frappante de cette même position. Cependant un tel meurtrier restait hors de sa possession, aussi longtemps que vivait le souverain sacrificateur de ces jours-là. C’est ce qui arrivera à Israël. Aussi longtemps que Christ garde sa sacrificature actuelle en haut, Israël reste hors de sa possession, mais sous la sauvegarde de Dieu. Les serviteurs de Dieu qui n’ont point d’héritage ici-bas, lui servent pour le moins de refuge; ils comprennent sa position et le reconnaissent comme étant sous la garde de Dieu. Lorsque la sacrificature céleste de Christ, telle qu’elle est maintenant, sera terminée, Israël rentrera dans sa possession. S’il le faisait auparavant, ce serait traiter le sang de Christ, comme s’il importait peu qu’il ait été répandu, et le pays en serait souillé. Or la position actuelle de Christ est toujours un témoignage du fait qu’il a été rejeté et de sa mort au milieu du peuple.