Nombres

Chapitre 29

Le premier jour du septième mois (chap. 29) se rapportait au renouveau d’Israël, qui était une spécialité et non le témoignage général et complet: c’était le renouvellement, selon la valeur de l’œuvre de Christ, des relations de Dieu avec la terre, et spécialement avec Israël. Voilà pourquoi, outre la reconnaissance régulière de la grâce au premier jour du mois, on offrait de plus un jeune taureau, un bélier et sept agneaux. Le témoignage général, ou la réponse à l’œuvre de Christ, était offert, mais en outre un témoignage spécial ou partiel, pour la restauration terrestre d’Israël. Il en sera ainsi, au jour des propitiations, lorsqu’Israël, voyant le Seigneur, sera pleinement rétabli en grâce. Ce sera alors un témoignage général et complet, lorsque la résurrection de Christ, et la puissance du Saint Esprit (qui introduiront les gentils aussi, et s’étendront ainsi au témoignage parfait des relations entre Dieu et l’homme) produiront une réponse d’en bas, reconnaissant en plein le bien que Dieu a fait et les relations établies sur Son œuvre. Alors les siens seront à Lui selon l’agréable odeur de Christ, soit en consécration, soit dans l’estimation intelligente de son offrande. L’onction de l’Esprit et la joie accompagnaient cette offrande; elle avait lieu tous les sept jours de la fête, en témoignage de sa perfection.

Dans le premier cas donc, savoir lors de la fête du premier jour du septième mois, il n’y avait qu’un jeune taureau (chap. 29:1-6), au lieu de deux qui étaient offerts le jour des premiers fruits (chap. 28:26-37). Ce jeune taureau était offert comme témoignage d’une œuvre spéciale et particulière (mais en même temps partielle); mais le témoignage général à la valeur du sacrifice de Christ dont il dépendait était maintenu.

Il est évident que le même principe s’applique au dixième jour du septième mois. C’est l’application de l’œuvre expiatoire de Christ à Israël sur la terre. Il n’y avait qu’un jeune taureau. Le principe de consécration, et la valeur intrinsèque du sacrifice demeuraient les mêmes.

La fête des tabernacles introduisait un autre ordre d’idées, du moins un nouveau développement de ces idées; c’est l’économie à venir. On ne trouve pas la perfection dans ce qui est offert avec joie et volontairement à Dieu; mais cette perfection est à peu près réalisée: treize jeunes taureaux sont offerts. Le millénium amènera sur la terre une joie dans le culte et les actions de grâce, qui seront, extérieurement du moins, presque parfaits, Satan étant lié, et la bénédiction du règne de Christ étant répandue partout. Les deux béliers représentent le témoignage d’une consécration abondante, et peut-être extérieurement l’introduction des Juifs et des gentils, non pas leur consécration en un seul corps, mais le témoignage qu’ils rendront sur la terre, d’une manière distincte, de cette consécration à Dieu.

Ensuite, le témoignage à la perfection de l’œuvre de Christ étant complet sur la terre, soit pour Israël, soit pour la bénédiction des gentils, toute son efficace est manifestée sur la terre; car c’est toujours de cette manifestation sur la terre (mais comprise par la foi) qu’il s’agit ici. Il y avait quatorze agneaux.

Il y a cependant déclin dans ce dévouement de joie et de témoignage envers Dieu; il est vrai qu’il ne cesse pas d’être complet, mais son abondance cesse graduellement de se manifester, comme cela avait lieu au commencement. La chose, comme établie de Dieu, reste dans sa perfection. C’est ce qu’on trouve au septième jour, qui complète la partie purement terrestre.

Au huitième jour, nous n’avons plus qu’un jeune taureau, un bélier et sept agneaux. C’est la reproduction de ce qui caractérise le jour des propitiations et le premier jour du septième mois; car, si ce dernier désignait Israël seul ramené à Dieu, le huitième jour désigne de son côté ce qui est en dehors de la perfection terrestre, un peuple céleste mis à part. Telle est, me semble-t-il, l’idée générale de ce que nous donne l’Esprit de Dieu dans ce passage.