Nombres

Chapitre 23

Cette rencontre de l’ange en chemin sert à le forcer, par la crainte, à prononcer fidèlement ce que Dieu mettrait dans sa bouche. Balaam va à la rencontre, il ne dit pas de quoi (chap. 23:15). Il est évident (chap. 24:1) qu’il avait mêlé des enchantements avec la profession du nom de l’Éternel, et qu’il avait été ainsi l’instrument de l’ennemi, sous le manteau du nom de l’Éternel, cas profondément solennel! Il allait ainsi rencontrer la puissance mystérieuse qui venait là, mais Dieu vient à sa rencontre. Dieu retient et empêche en faveur de son peuple toute puissance de l’ennemi, et oblige Balaam à dire ce qu’Il veut, Lui. Balaam regarde Israël d’en haut et prononce sa prophétie.

Cette prophétie se divise en quatre parties. Israël en est l’objet; mais, en principe, elle s’applique aussi à l’Église.

La première prophétie annonce la séparation du peuple d’avec le monde: «C’est un peuple qui habitera seul»; il sera séparé pour Dieu et ne sera pas compté parmi les nations.

La deuxième prophétie déclare que Dieu ne se repent pas. Dieu a béni Israël, ne ratifiera-t-il pas ce qu’il a dit? Le peuple est justifié et sans péché aux yeux de Dieu. C’était Dieu qui les avait fait sortir d’Égypte. Ce peuple avait «la force des buffles», et la puissance de l’ennemi, que Balaam avait recherchée dans ses enchantements, était nulle contre lui.