Lévitique

Chapitre 24

Le chap. 24 contient premièrement l’œuvre intérieure, pour ainsi dire, qui appartient à la sacrificature seule, et secondement le péché public d’un apostat qui maudit l’Éternel, péché qui est le résultat de l’alliance avec un Égyptien.

Par les soins de la sacrificature (quelles que fussent les voies publiques de Dieu et l’état du peuple), la lumière de grâce de l’Esprit devait être maintenue, et cela particulièrement du soir jusqu’au matin, c’est-à-dire pendant le temps où les ténèbres pèseraient sur Israël. De plus, l’encens qui était un mémorial pour les pains de proposition, image des douze tribus, était brûlé en bonne odeur à l’Éternel; et enfin, les sacrificateurs s’identifiaient avec les tribus en mangeant ce pain. L’action de manger, quand il en est question dans des circonstances pareilles, représente constamment cette identification.

Ainsi, la sacrificature maintenait la lumière en rapport avec Israël, quand tout en lui était ténèbres; le mémorial d’Israël ne cessait point d’être en bonne odeur devant Dieu, et la sacrificature d’Israël demeurait identifiée avec le peuple. Lors même que celui-ci paraissait perdu aux yeux de l’homme, il subsistait par la sacrificature de Jésus en mémorial devant Dieu. Les gentils, en tant que croyants, ont part aux bénéfices de cette position, en ce sens que le principe des voies et des promesses de Dieu dans la jouissance desquelles ils se trouvent placés sur la terre, est la continuation de ce qui était la source de la bénédiction d’Israël. Les gentils sont maintenant le vase de ces promesses; c’est ce qui est enseigné doctrinalement en Romains 11. En Ésaïe 54, nous voyons que les croyants sont attribués à Jérusalem, en grâce, lors même qu’elle était veuve.

Extérieurement, le jugement de retranchement et de mort sans miséricorde est exécuté contre celui qui avait maudit le nom de l’Éternel. C’est ce qui est arrivé à Israël selon le gouvernement public de Dieu.