Lévitique

Chapitre 22

S’il y avait par faiblesse ou par négligence, quoi que ce soit qui fût incompatible avec la proximité que la position des sacrificateurs leur donnait auprès de Dieu, ils devaient s’abstenir de la jouissance de ce qui appartenait à cette position. Il est aussi question, dans ce chapitre, des choses dont les sacrificateurs et ceux de leurs familles qui continuaient d’en faire partie pouvaient seuls manger, dans leur séparation sacerdotale. C’est ce qui a lieu également pour nous: il est une partie de la nourriture spirituelle, de la connaissance du Christ offert à Dieu, dont on ne peut se nourrir qu’autant que, par la puissance de l’Esprit, le cœur est réellement mis à part pour Lui. Les offrandes elles-mêmes devaient être pures et dignes de Dieu à qui elles étaient présentées, elles devaient être en rapport avec un sentiment vrai, tant de sa majesté, que de l’excellence de nos relations avec Lui. Tout cela, en effet, se trouve en Christ. Aucune dureté du cœur naturel n’est permise; il faut la sainteté. Dans ce qui est lié avec notre propre joie devant Dieu, la sainteté doit être maintenue dans les offrandes.

Au chapitre 20, où les pratiques brutales et superstitieuses de l’idolâtrie, dans lesquelles Satan avait plongé l’homme, sont défendues au peuple, avec l’ordre de se garder de l’impureté qui y était inévitablement attachée et à laquelle l’influence du démon donnait pleine licence, nous avons cette belle et simple exposition du principe qui devait les diriger à cet égard: «Vous vous sanctifierez et vous serez saints, car moi, je suis l’Éternel, votre Dieu! Et vous garderez mes statuts, et vous les ferez. Moi je suis l’Éternel qui vous sanctifie». Les Israélites sont tenus à la sainteté et à se sanctifier dans le sens pratique, parce qu’ils sont dans la maison, et que le Maître de la maison est saint. La sanctification supposait qu’ils étaient avec Dieu dans une relation reconnue, et Dieu exige que les gens de sa maison soient purs, selon sa pureté.

Sa Parole, par conséquent, devait être leur règle. Ils devaient lui obéir dans ses directions, car c’était lui qui les mettait à part pour Lui-même. C’est ici un enseignement très instructif et qui nous donne la base de toutes nos pensées sur ce sujet. Si quelqu’un est dans ma maison, je veux qu’il observe la propreté, par cela seul qu’il est chez moi; de ceux de dehors, je n’ai pas à m’occuper. C’était l’Éternel qui les mettait à part pour le but dont nous parlons.

Il y a, en outre, des instructions intéressantes au sujet de ce que les sacrificateurs devaient manger; mais nous les retrouverons dans le livre suivant, et c’est là que nous les considérerons.