Lévitique

Chapitre 11

La sacrificature une fois établie, nous trouvons le discernement des choses saintes d’avec les profanes, le jugement des souillures (chap. 11 à 15), et ce qu’il y avait à faire pour la purification des personnes souillées. Ce n’est que dans la proximité de Dieu et en étant mis à part pour lui, que l’on peut avoir ce discernement. Tel est le service et le devoir constant des sacrificateurs.

En ce qui concerne les aliments, nous avons d’abord ce dont il est permis de manger. Le principe général paraît être qu’il est permis de manger de tout ce qui est pur, c’est-à-dire parfaitement en harmonie avec son élément, selon l’ordre divin (représenté ici sans doute en figure), comme les poissons qui ont des écailles. En second lieu, ce qui réunit une digestion complète à l’absence de cette énergie de volonté qui ne se laisse arrêter par rien. La réunion de ces deux conditions était nécessaire. La grossièreté qui avale avec précipitation les choses telles qu’elles se présentent, ou le défaut de fermeté tranquille, rendaient impur. Pour qu’il y ait pureté, il faut ce qui rumine et ce qui, en même temps, a le pied fendu. Parmi les oiseaux, les carnivores, les oiseaux de nuit et ceux qui ne s’apprivoisent pas, étaient défendus. Il en était de même pour ce qui se traîne sur la terre. Ces prohibitions appelaient l’Israélite à discerner, en prenant ses aliments, ce qui était impur, pour ne se nourrir que de ce qui était pur, car l’Éternel était son Dieu. «Soyez saints, car moi je suis saint».