Lévitique

Chapitre 10

Enfin (Chap. 10), nous voyons ce qui arrive, hélas! toujours chez l’homme. Le jour même de son établissement, la sacrificature manque en ce qui concerne la gloire de Dieu. Nadab et Abihu offrent un feu étranger; ils agissent en hommes naturels dans leurs relations avec Dieu, au lieu de baser leur service sur l’autel des sacrifices, et ils meurent.

Les sacrificateurs ne doivent jamais, quoi qu’il advienne, abandonner leur consécration (Versets 6, 7). Ils doivent être nazaréens, séparés de tout ce qui n’est qu’excitation de la chair, être mis à part pour Dieu, et étrangers à tout ce qui tendrait à les faire sortir d’un état de recueillement en sa présence, car celle-ci anéantit la chair, afin d’exercer toute sa puissance sur les sacrificateurs. Il importe que la présence de Dieu soit ressentie dans toute sa force, et que la chair se taise devant Lui. Ce n’est qu’à cette condition qu’on peut discerner ce qui est souillé de ce qui est pur, ce qui est profane de ce qui est saint. Il est des choses permises, des joies réelles, mais qui ne se rattachent pas à la sacrificature; des joies découlant des bénédictions de Dieu mais ne tenant pas la chair en échec, comme le fait sa présence; car il y a toujours une certaine retenue produite sur le cœur, sur la nature et son activité, par la présence de Dieu. Or, c’est devant Lui que s’exerce la sacrificature.