Ézéchiel

Chapitre 36

Le chapitre 36 continue ce même sujet sous le rapport de la bénédiction d’Israël. Les nations insultaient Israël comme une terre dont les antiques hauts lieux leur étaient livrés, et qui, ainsi qu’ont dit les espions, dévorait ses habitants. C’est l’occasion pour Dieu de se montrer en faveur de son peuple: l’Éternel fait voir qu’il rendra au pays sa prospérité et la paix, et ôtera de dessus lui son opprobre. Israël avait souillé la terre et profané le nom de l’Éternel; l’Éternel les avait dispersés parmi les nations, et même en cela le nom de l’Éternel serait profané, en ce que les nations diraient: C’est ici le peuple de l’Éternel, il est sorti de sa terre. Mais l’Éternel interviendrait et se sanctifierait en Israël aux yeux des nations, en ramenant d’entre elles son peuple, en le punissant de toutes ses souillures, ôtant la dureté de son cœur, lui donnant son Esprit, le faisant marcher d’après ses statuts, le plaçant dans la terre qu’il avait donnée à ses pères, le reconnaissant pour son peuple, et étant lui-même son Dieu. Alors le reproche fait au pays, de dévorer ses habitants, serait évidemment sans fondement. Dieu multiplierait à son peuple les bénédictions terrestres. L’œuvre de l’Éternel serait évidente à tous.

C’est principalement à ce passage, quoique non pas exclusivement, que le Seigneur Jésus fait allusion au chapitre 3 de Jean, quand il dit à Nicodème, lui avoir parlé des choses terrestres, et que, comme docteur en Israël, il aurait dû comprendre que ce renouvellement de cœur était nécessaire pour la bénédiction d’Israël dans sa terre. Que cela fût vrai à l’égard d’un Juif, ce n’était pas étonnant puisque c’était une opération souveraine pour quiconque serait né de Dieu. Et si Nicodème ne connaissait pas la déclaration des prophètes à l’égard de la nécessité de la régénération pour qu’Israël jouît des choses terrestres, comment comprendrait-il, si Jésus se mettait à lui parler des choses célestes pour lesquelles la mort du Fils de l’homme et son rejet par les Juifs étaient absolument nécessaires.

On peut remarquer que ce prophète parle des voies de Dieu à l’égard d’Israël comme nation responsable envers l’Éternel, et ne dit jamais rien de la première venue de Christ, ni de la responsabilité d’Israël à son égard. Ceci avait lieu sous la domination des gentils. Ici, Nebucadnetsar n’est qu’une verge dans les mains de l’Éternel, et le temps des gentils n’est pas considéré, c’est pourquoi nous trouvons que le jugement des nations par Nebucadnetsar se lie aux événements des derniers jours. Ainsi, le rejet de Christ par les Juifs n’entre pas en ligne de compte. C’est Israël devant l’Éternel. Cette remarque est importante pour comprendre Ézéchiel1.

1 Voyez la note au chap. 34.