Ézéchiel

Chapitre 18

Le chapitre 18 contient un principe important des voies de Dieu, qui est mis en évidence à cette époque: Dieu jugerait l’individu selon sa propre conduite. La nation méchante, comme telle, était jugée. En fait, ce n’était pas non plus pour l’iniquité des pères qu’elle était jugée. Ses propres iniquités actuelles rendraient le jugement que leurs pères avaient mérité, le jugement de leurs propres actes. Mais maintenant, à l’égard de la terre d’Israël, le principe de gouvernement, posé au chapitre 34:7 de l’Exode, était abrogé, et les âmes appartenant individuellement à l’Éternel devaient subir individuellement le jugement de leur propre péché. Aussi, Dieu pardonnerait au pécheur qui se repentirait, car il ne prend pas plaisir en la mort du pécheur. Il s’agit encore du gouvernement d’Israël sur la terre: chacun serait jugé individuellement selon ses voies1.

1 Il est important d’observer qu’il s’agit ici de jugement temporel allant jusqu’à la mort. Le prophète répond à l’allégation d’Israël, qu’il souffrait à cause des péchés de ses pères, selon le principe posé dans le livre de l’Exode: il déclare que Dieu n’agira pas selon ce principe avec Israël, que l’âme ou la vie de chacun appartient à Dieu, qu’il agira en jugement avec chacun pour ses propres péchés, non pas avec le fils pour les péchés du père. Puis il pose les principes selon lesquels il agira en miséricorde et en jugement, mais les jugements sont des jugements temporels, et la mort est la mort physique dans ce monde. Si le méchant se détournait de ses péchés qu’il avait commis, il vivrait et ne mourrait pas, ne serait pas retranché pour les péchés dont il se repentait: de même, quant au méchant, il mourra certainement, son sang sera sur lui; l’âme qui péchera, celle-là mourra. Ce n’est pas le père, ni le fils, à cause des péchés de son père, qui meurt; l’âme ou la personne elle-même qui a péché, meurt pour ses propres péchés. L’accent est sur le mot «celle-là».