Ézéchiel

Chapitre 14

Les anciens d’Israël viennent et s’asseyent devant le prophète. Ici, Dieu pose nettement devant Israël les principes nouveaux d’après lesquels il voulait gouverner. Ces anciens avaient mis leurs abominations devant leurs yeux: Dieu lui-même les jugerait selon leurs forfaits. Ils étaient, comme nation, tous les mêmes. L’Éternel ne pouvait que leur dire: repentez-vous. Les prophètes et le peuple seraient punis ensemble. Mais de plus, si les plus excellents de la terre se trouvaient dans un pays que l’Éternel jugerait, ils n’empêcheraient pas l’exécution du jugement, ils ne sauveraient que leur vie par leur justice. Dieu admettait les justes, individuellement; il ne reconnaissait pas une nation, ayant rejeté maintenant celle qu’il avait reconnue (comp. Gen. 18). Or, Dieu faisait venir sur Jérusalem tous ses jugements. Toutefois, un résidu serait épargné, et le récit qu’il ferait au prophète des abominations qui avaient eu lieu dans la ville, le consolerait à l’égard des jugements qui étaient tombés sur elle. En effet, le jugement de Dieu qui livre son peuple à ses ennemis, est un fardeau sur le cœur de celui qui aime le peuple. Mais lorsqu’on voit comment le nom de Dieu a été déshonoré, on se console du jugement exécuté.