Ésaïe

John Nelson Darby

Introduction

Introduction aux livres des Prophètes

Nous entrons maintenant, cher lecteur, dans le champ de la prophétie, champ si vaste et si important, soit sous le rapport de l’enseignement moral qui s’y trouve, soit par les grands événements qui y sont annoncés, soit par le développement du gouvernement de Dieu, et la révélation, au moyen de son gouvernement, de ce que Dieu est lui-même dans ses voies envers les hommes. L’Éternel, ses voies, et le Messie, voilà ce qui brille à travers tout. Israël forme le cercle intérieur, ou le premier plan sur lequel les voies de Dieu se développent, et c’est avec lui que le Messie est immédiatement en relation. En dehors et derrière, se rassemblent les nations, instruments des jugements de Dieu et, plus tard, objets de son gouvernement universel, quand elles seront assujetties au Messie, qui toutefois réclamera spécialement Israël pour son peuple particulier.

Il est évident que l’Église et la place du chrétien individuellement, sont en dehors de cette scène. Ici, il n’y a ni Juif, ni gentil; ici, le Père connaît les objets de son élection éternelle comme ses enfants chéris, et le Christ glorifié en haut son épouse et son corps. La prophétie traite de la terre et du gouvernement de Dieu; car après que la question du salut personnel est réglée, il reste deux grands sujets dont traitent les Écritures, à savoir le gouvernement de ce monde, et la grâce souveraine qui s’est occupée de pauvres pécheurs pour les placer dans la même position que le Fils de Dieu lui-même comme homme glorifié, et pour les adopter comme fils, — la gloire divine, en Christ, étant bien entendu le centre de tout. Si nous apprécions les choses, non selon notre propre importance, mais selon l’importance de la manifestation de Dieu, nous accorderons une grande valeur à ce qui développe ses voies, déployées dans son gouvernement. Nul doute que l’Église, et le chrétien considéré comme individu, ne soient d’un ordre encore plus élevé qu’Israël, parce que Dieu y a manifesté tous les secrets de son amour éternel et de ses affections divines actuelles les plus profondes; mais rappelons-nous qu’il s’agit ici, non seulement de la sphère d’action, mais aussi et surtout de Celui qui y agit, et alors les voies de Dieu envers Israël et la terre nous paraîtront revêtues de leur vraie importance. Ce sont là les sujets de la prophétie. Quant aux autres sujets, nous les trouverons surtout dans les écrits de Paul et de Jean.

Cette portion de la Parole se divise en deux parties, à savoir: les prophéties qui se rapportent à Israël pendant le temps qu’il est reconnu de Dieu, et qui, par conséquent, concernent aussi la gloire à venir, et les prophéties qui donnent à connaître ce qui aura lieu pendant que Dieu a rejeté son peuple, mais qui annoncent cette réjection en vue de la bénédiction finale de ce peuple même. Cette distinction repose sur ce fait, que le trône du Dieu assis entre les chérubins a été ôté de Jérusalem, et que la domination de la terre a été confiée aux nations. Le temps de cette domination est appelé «le temps des nations». Les premières prophéties concernent ce qui précède et ce qui suit cette époque; les secondes, cette époque elle-même. Entre celle-ci et les événements qui suivent, il y a un moment de transition pendant lequel il est question de la restauration du peuple de Dieu, quand la fin du temps des nations approche. Ce moment de transition est particulièrement en vue dans les prophéties qui se rapportent au temps des nations, et c’est à ce moment que les Psaumes font si abondamment allusion, le rattachant à la première venue du Seigneur et à sa réjection par les Juifs, comme il dit: «Vous ne me verrez plus désormais, jusqu’à ce que vous disiez: Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur». Mais l’histoire générale de la période elle-même est donnée sous des formes différentes. L’époque qui s’étend depuis la captivité de Babylone jusqu’à la venue de Jésus a un caractère spécial, car les nations dominent, et cependant Juda est à Jérusalem attendant le Christ. Dieu a accordé à son peuple des témoignages prophétiques qui s’adressent particulièrement à cet état de choses: les prophètes Aggée, Zacharie et Malachie, ont par conséquent un caractère spécial en rapport avec la position dans laquelle le peuple s’est alors trouvé, et avec les voies de Dieu à son égard.

Il y a encore un prophète qui occupe une place distincte; c’est Jonas: il a été chargé du dernier témoignage adressé directement aux nations, pour montrer que Dieu tenait compte d’elles et que son gouvernement s’étendait sur tous d’une manière suprême, quoiqu’il eût déjà appelé Israël, afin qu’il fût un peuple mis à part pour Lui1.

1 Nous examinerons plus tard, sous d’autres rapports, le caractère de ce prophète.

Christ est le centre de toutes les prophéties, quel que soit d’ailleurs le caractère de chacune d’elles. C’est l’Esprit de Christ qui y parle. Des deux parties dont elles se composent, l’une est bien plus étendue que l’autre. Daniel seul, dans l’Ancien Testament, nous donne les détails des «temps des gentils», à quelques révélations particulières près, contenues dans Zacharie. Il y a une différence très frappante entre les deux genres de prophéties. Celles qui concernent les temps où Israël est reconnu, s’adressent au peuple, à sa conscience, à son cœur. Celles qui donnent l’histoire des temps des nations, tout en étant une révélation pour le peuple, ne s’adressent pourtant pas à lui. Dans les livres des trois prophètes postérieurs à la captivité, ni Israël, ni Juda, ne sont jamais appelés le peuple de Dieu, si ce n’est à propos des promesses qui concernent l’avenir, quand le Messie aura rétabli la bénédiction.

Je dois encore mentionner un principe, simple mais important pour l’intelligence des prophéties. Quelles que soient les figures employées par l’Esprit de Dieu pour dépeindre les voies de Dieu ou celles de l’ennemi, le sujet de la prophétie n’est jamais une figure. Il n’est pas ici question des prophéties où tout est symbolique, et auxquelles dès lors cette remarque ne saurait s’appliquer. Du reste, un symbole n’est pas proprement une figure. C’est la réunion des qualités morales ou historiques, ou bien des unes et des autres à la fois, appartenant à un objet prophétique, pour présenter l’idée que Dieu a de cet objet. Si certains éléments du symbole peuvent être des figures, l’ensemble n’est pas à proprement parler une figure, mais une image frappante des qualités qui composent l’objet qui est dépeint. Aussi rien n’est plus instructif qu’un symbole bien compris. Dieu nous y donne l’idée parfaite de la manière dont il envisage lui-même ce qui est représenté par le symbole, ce qui, à ses yeux, constitue son caractère moral.

Abordons maintenant l’étude des livres des prophètes.

 

Introduction au livre d'Ésaïe

Ésaïe se présente en première ligne, et, en effet, ses écrits sont les plus complets de ceux qui appartiennent à la prophétie, et peut-être les plus riches de tous. L’ensemble des pensées de Dieu à l’égard d’Israël nous y est davantage révélé, tandis que certaines portions de l’histoire de ce peuple forment le sujet principal des autres prophéties.

Nous donnerons ici la division du livre par sujets. Une apparence de confusion règne au commencement; mais elle aide en même temps à faire sentir la portée morale du livre.

Et ici, quelle scène triste d’un côté, et en même temps, douce et glorieuse de l’autre, se découvre à nos yeux, semblable aux premières lueurs de l’aube du jour, qui se montre à la fin d’une longue et froide nuit de ténèbres; elle fait pressentir le beau jour qui va se lever sur une scène dont on n’aperçoit qu’à peine encore les beautés et qui ne doit pas tarder à être vivifiée par la chaleur et à resplendir sous l’éclat du soleil glorieux qui va bientôt l’éclairer. On se réjouit de cette lumière partielle; elle parle de la bonté, de l’énergie et des intentions de Dieu, qui a tout créé pour accomplir ses desseins de grâce et de gloire. Mais on attend la manifestation de la plénitude de cet accomplissement, où tout jouira du repos sous l’effet de sa bonté.

Telle est la prophétie: elle est triste, parce qu’elle dévoile le péché et la folle ingratitude du peuple de Dieu; mais elle révèle le cœur de Celui qui est infatigable en amour, qui aime ce peuple, qui veut son bien, quoiqu’il sente son péché selon son amour. C’est le cœur de Dieu qui parle. Ces deux caractères de la prophétie jettent du jour sur le double but qu’elle se propose, et nous aident à en comprendre la portée. Premièrement elle s’adresse à l’état actuel du peuple et lui démontre son péché; elle suppose donc toujours le peuple dans un état de chute. Lorsqu’il jouit en paix des bénédictions de Dieu, il n’est pas besoin qu’on vienne lui montrer son état. Mais en second lieu, tant que le peuple est encore reconnu, elle lui parle d’un relèvement actuel subordonné à sa repentance, et, pour l’encourager à s’approcher de l’Éternel, elle lui annonce sa délivrance. Et ici la loi et par conséquent les bénédictions qui s’y rapportent, trouvent leur place, comme ce à quoi le peuple devait revenir. La dernière parole prophétique donnée de Dieu, en est un exemple remarquable (Malachie 4). Toutefois, Dieu savait bien quel était le cœur de son peuple, et quel serait son refus de se rendre à son appel. Pour soutenir la foi du résidu fidèle au milieu de cette incrédulité, et pour instruire son peuple dans tous les temps, il ajoute des promesses qui s’accompliront infailliblement par la venue du Messie. Ces promesses se lient, tantôt aux circonstances d’une délivrance prochaine et partielle, tantôt à la consommation du péché du peuple, par le rejet du Christ venu en humiliation. Il est très important de distinguer ce qui se rapporte à ces circonstances prochaines, d’avec ce qui a trait à la pleine délivrance montrée en perspective à travers ces circonstances d’une date plus rapprochée. C’est la partie difficile de l’interprétation de la prophétie.

J’ajouterai que, quoique le sujet de la prophétie ne soit pas une figure, non seulement les figures y sont largement employées, mais elles y sont souvent entremêlées avec des expressions littérales, en sorte qu’il n’y a pas de règle exacte pour distinguer ce qui est figuré et ce qui est littéral. Ici, comme toujours, il faut le secours du Saint Esprit, l’intelligence spirituelle, pour trouver le vrai sens des passages. Ce que je viens de dire, se reproduit constamment et dans les circonstances les plus solennelles. Le Psaume 22, par exemple, est un mélange continuel de figures représentant le caractère moral de certains faits racontés avec une simplicité littérale. Il n’y a aucune difficulté à le comprendre; «Des chiens m’ont environné, une assemblée de méchants m’a entouré; ils ont percé mes mains et mes pieds». Le mot chien donne le caractère de ceux qui sont acteurs dans cette scène. Cette habitude de locution se retrouve dans toutes les langues. On dira, par exemple: il a fait un beau tableau de la vertu. Tableau est une figure. Ceci est dit pour qu’on ne fasse pas une difficulté de ce qui tient à la nature du langage humain.

 

J’arrive maintenant au contenu du livre. En voici la division. Les quatre premiers chapitres forment une espèce d’introduction et constituent une partie distincte. Le chapitre 5 également doit être envisagé séparément. Il contient le jugement du peuple qui n’a tenu aucun compte des soins que Dieu a pris de lui. Mais nous trouverons ce jugement repris en détail au verset 8 du chapitre 9. Au chapitre 6, nous trouvons le jugement du peuple en vue de la gloire à venir du Messie. Il y a par conséquent un résidu reconnu1. Le chapitre 7 introduit formellement le Messie, Emmanuel, Fils de David, et le jugement de la famille de ce roi selon la chair; de sorte qu’il y a une espérance assurée, mais en même temps un jugement sur le dernier appui humain du peuple. Au chapitre 8, il est question de l’Assyrien dévastateur qui envahit la terre, mais à la fin Emmanuel (annoncé au chapitre 7) réduit tous ses projets à néant. En attendant, il y a un résidu séparé du peuple et attaché à cet Emmanuel2, et il est fait mention des circonstances angoissantes par lesquelles le peuple doit passer dans son apostasie, circonstances qui se terminent par la pleine bénédiction attachée à la présence d’Emmanuel. Ce sujet s’arrête au verset 7 du chapitre 9, de sorte que nous avons au fond toute l’histoire des Juifs en rapport avec Christ. Au verset 8 du chapitre 9, l’Esprit reprend l’histoire générale de la nation, interrompue par l’épisode essentiel d’Emmanuel, introduit dans cette scène. Il la reprend depuis l’époque de la prophétie en désignant les divers jugements de l’Éternel, jusqu’à ce qu’il introduise le dernier instrument de ces jugements, la verge de l’Éternel, l’Assyrien. Et ici, la délivrance prochaine du peuple est présentée comme un encouragement à la foi et préfigure la destruction finale de la puissance qui sera la verge de l’Éternel aux derniers jours, quand il frappera le dévastateur. Ce sujet se termine avec le chapitre 10.

1 Remarquez ici les deux grandes manières selon lesquelles Dieu agit sur la conscience afin de la convaincre de péché, telles que nous les voyons dans ces deux chapitres. Premièrement, l’état de bénédiction dans lequel Dieu avait établi la personne de celui qu’il est obligé de juger plus tard à cause de son abandon de cet état (ainsi l’homme dans son innocence); puis la rencontre avec le Seigneur dans la gloire. Sommes-nous en état de nous rencontrer ainsi avec Lui?

2 Ce sujet est largement développé dans l’évangile de Matthieu. Le passage même est cité en Héb. 2. Ce qui nous est présenté en És. 8:13-18, est en fait l’histoire des évangiles entrant sur la scène de ce monde. Pierre cite le verset 14; Paul (Rom. 9) parle de la pierre d’achoppement. Matthieu cite És. 9:1-2, quand il raconte l’apparition de Christ en Galilée.

Le chapitre 11 nous présente le rejeton de David, premièrement dans son caractère moral intrinsèque, et ensuite dans les effets de son règne, par rapport à la pleine bénédiction et à la présence de l’Éternel de nouveau établi au milieu de son peuple en Sion. Ainsi nous est présentée, dans ses traits principaux, l’histoire du peuple, jusqu’à son établissement en bénédiction comme peuple de Dieu, ayant l’Éternel au milieu de lui. Toutefois il est bon de remarquer qu’il n’est pas fait mention ici soit de l’antichrist, soit de la puissance de la bête, ni du temps de la tribulation proprement dite, parce que cette période est celle pendant laquelle les Juifs ne sont pas reconnus, bien que Dieu s’occupe d’eux, tandis que notre prophétie parle du temps où ils sont reconnus. Le prophète déclare en termes généraux que Dieu cacherait sa face de la maison de Jacob, et que celui dont l’Esprit était droit s’attendrait à Lui.

Du chapitre 13 jusqu’à la fin du 27, nous trouvons le jugement des nations, de Babylone comme des autres nations, et spécialement de celles qui ont été en relation avec Israël en tous temps. Nous y trouvons aussi la position d’Israël, non seulement au milieu de ces nations, mais aussi au centre de tous les peuples de la terre aux derniers jours (c’est le sujet du chapitre 18), le jugement du monde entier (chapitre 24), et enfin aux chapitres 25 à 27, la pleine bénédiction milléniale d’Israël. Du chapitre 28 au chapitre 35, nous sont fournis les détails de l’histoire des Juifs dans les derniers temps. Chaque révélation est terminée par un témoignage à la gloire de Dieu en Israël.

Dans les chapitres 36 à 39, l’Esprit nous fait le récit d’une portion du règne d’Ézéchias. On y trouve trois sujets principaux: la résurrection du Fils de David comme de la mort, la destruction de l’Assyrien sans qu’il ait pu attaquer Jérusalem, et la captivité de Babylone. Ce sont les trois grandes bases de toute l’histoire des Juifs et de leur état aux derniers jours.

Ce qui est contenu depuis le chapitre 40 jusqu’à la fin, forme une partie très distincte de la prophétie, dans laquelle Dieu révèle la consolation de son peuple et les rapports moraux de celui-ci avec Lui, ainsi que les deux motifs de sa controverse avec eux en vue de la position dans laquelle il a placé le peuple, soit comme serviteur élu, témoin de l’Éternel, le seul vrai Dieu, vis-à-vis des nations et de leur idolâtrie, soit comme appelé à reconnaître Christ, seul vrai serviteur élu1 qui a accompli la volonté de Dieu. Ceci donne lieu à la révélation d’un résidu qui écoute ce vrai serviteur, et au récit des circonstances par lesquelles passe ce résidu, par conséquent aussi au tableau de l’état de la nation aux derniers jours, lequel se termine par la manifestation de l’Éternel en jugement. La position d’Israël vis-à-vis des nations idolâtres a pour effet d’introduire le sujet de Babylone, de sa destruction, et de la délivrance, par Cyrus, d’Israël captif. L’idolâtrie est une des questions sur lesquelles l’Éternel plaide avec son peuple. L’autre question, plus grave encore, c’est la réjection de Christ. Pour plus de détails, nous renvoyons à l’examen particulier des chapitres que nous allons entreprendre.

1 Le terme «serviteur» fournit une sorte de clef pour toute cette prophétie: s’appliquant d’abord à Israël; puis, au chapitre 49, au Seigneur qui remplace Israël; puis enfin au résidu. Mais nous reprendrons ce sujet plus tard.

La prophétie suppose que le peuple de Dieu est dans un mauvais état, quoiqu’il soit reconnu et que l’Éternel lui adresse la parole. Il n’est pas besoin d’envoyer de puissants témoignages à un peuple qui marche heureusement dans les voies du Seigneur, ni de soutenir la foi d’un résidu éprouvé par des espérances fondées sur la fidélité immanquable et les desseins de Dieu, lorsque tous jouissent en pleine paix des fruits de sa bonté présente attachés comme conséquence à leur fidélité. La preuve de ce principe, simple et facile à comprendre, se trouve dans chacun des prophètes. Il ne paraît pas que ceux dont nous possédons les écrits dans le livre inspiré, aient opéré des miracles1; car la loi était en vigueur, son autorité reconnue extérieurement: il n’y avait rien à fonder ou à établir, et l’autorité de l’Éternel était la base du système public de religion dans le pays, selon les institutions qu’il avait lui-même données en rapport avec le temple. C’était sur le devoir pratique qu’insistaient les prophètes. Au milieu des dix tribus apostates, Élie et Élisée opèrent des miracles pour rétablir l’autorité de l’Éternel. Telle est la fidélité de Dieu et sa patience envers son peuple. Un nouvel objet de foi exige des miracles. Ce qui est fondé sur la Parole déjà reconnue et qui n’a pas besoin d’être accepté comme un nouvel objet, n’en exige point pour établir son autorité, quels que soient d’ailleurs l’accroissement de lumière ou les appels à la conscience qu’un prophète apporte. La Parole se légitime auprès de la conscience de ceux qui sont enseignés de Dieu, et s’il y a de nouvelles lumières, elles font la consolation de ceux qui ont reçu le témoignage pratique, et ainsi reconnu l’autorité de celui qui parle de la part de Dieu.

1 La seule exception serait le retour en arrière de l’ombre sur le cadran d’Achaz (És. 38:8); mais Achaz avait abandonné Dieu, Juda peut dès lors être mis sur le même pied qu’Israël (cf. És. 1:2-4; 8:14), et le miracle opéré sur le cadran établi par Achaz est en quelque sorte du même ordre que ceux d’Élie et d’Élisée en Israël apostat. Il souligne que le réveil dû au pieux Ézéchias n’introduit qu’un sursis. Il est digne de remarquer que les apôtres n’opéraient jamais de miracles pour leur propre soulagement. «J’ai laissé Trophime malade à Milet», «Épaphrodite a été malade fort près de la mort, mais Dieu a eu pitié de lui, et non seulement de lui, mais aussi de moi».