1 Corinthiens

Chapitre 15

Mais d’autres maux avaient trouvé moyen de s’introduire au milieu des dons brillants qui s’exerçaient au sein du troupeau de Corinthe: on niait la résurrection des morts. Satan est rusé dans ses voies. En apparence, ce n’était que le corps qui était en question; il y allait cependant de tout l’Évangile, car si les morts ne ressuscitent pas, Christ n’est pas ressuscité, et si Christ n’est pas ressuscité, les péchés des fidèles ne sont pas ôtés et l’Évangile n’est pas vrai. L’apôtre réserve donc cette question pour la fin de son épître et la traite à fond.

D’abord il rappelle ce qu’il avait prêché au milieu des Corinthiens comme étant l’Évangile, savoir que Christ est mort, pour nos péchés selon les Écritures, et qu’il a été ressuscité selon les Écritures. Cette vérité était donc le moyen de leur salut, s’ils y persévéraient, à moins qu’ils n’eussent cru en vain (v. 2). C’était là un fondement bien solide pour son argumentation; le salut des Corinthiens (à moins que tout ce qu’ils avaient cru ne fût qu’une fable sans profit) dépendait du fait de la résurrection et s’y rattachait. Or si les morts ne ressuscitaient pas, Christ n’était pas ressuscité, car il avait bien été mort. La première chose que fait Paul est donc d’établir le fait de la résurrection de Christ par les témoignages les plus complets et les plus positifs, y compris le sien propre, car il avait vu le Seigneur lui-même. Cinq cents personnes à la fois l’avaient vu, dont la plupart vivaient encore pour rendre témoignage de ce fait. Remarquons en passant que l’apôtre ne peut parler de rien sans qu’un effet moral soit produit dans son cœur, parce qu’il y pense avec Dieu. Ainsi, dans les v. 8-10, il rappelle l’état des choses par rapport à lui-même et aux autres apôtres, et ce que la grâce avait opéré. Ayant ainsi déchargé son cœur, Paul revient à son sujet. Le témoignage était le même, quel que fût celui qui l’avait rendu: tous déclaraient que le Christ était ressuscité (v. 11); tout dépendait du fait qu’il était en effet ressuscité. C’est là le point de départ de l’apôtre. Si, dit-il, ce qu’on a prêché au milieu de vous est vrai, et si le Christ a été ressuscité, comment se fait-il que quelques-uns d’entre vous disent qu’il n’y a pas de résurrection des morts? S’il n’y a pas de résurrection des morts, Christ n’est pas ressuscité, et si Christ n’est pas ressuscité, la prédication des témoins de Christ est vaine, la foi des chrétiens est vaine, et non seulement cela, mais ces témoins sont de faux témoins, car ils ont déclaré à l’égard de Dieu qu’il a ressuscité Christ (v. 12-15). Or Dieu ne l’a pas ressuscité si les morts ne ressuscitent pas: et dans ce cas la foi des Corinthiens était vaine; ils étaient encore dans leurs péchés, et ceux qui étaient déjà endormis en Jésus avaient péri. Or si c’est dans cette vie seulement que le croyant a espérance en Christ, il est de tous les hommes le plus misérable; il ne fait que souffrir, pour ce qui regarde ce monde. Grâces à Dieu il n’en est pas ainsi: Christ est ressuscité!

Mais ici ce n’est pas seulement une doctrine générale que les morts ressuscitent: Christ en ressuscitant, est sorti d’entre les morts; sa résurrection est l’effet de la faveur et de la puissance de Dieu, intervenues pour1 ramener d’entre les morts Celui qui, dans sa grâce, était descendu dans la mort pour effectuer et montrer en Christ la délivrance de l’homme de la puissance de Satan et de la mort; pour mettre un sceau public à l’œuvre de la rédemption, et enfin pour faire luire dans l’homme la victoire remportée sur toute la puissance de l’Ennemi. Ainsi Christ est sorti d’entre tous les autres morts, — car la mort ne pouvait pas le retenir, — il a établi le glorieux principe de cette divine et complète délivrance, et il est devenu les prémices de ceux qui dorment, de ceux qui, ayant sa vie, attendent l’exercice de sa puissance, qui les réveillera en vertu de l’Esprit qui demeure en eux.

1 Christ a pu dire: «Détruisez ce temple, et en trois jours je le rebâtirai.» Il s ‘est ressuscité lui-même, car celui qui demeure dans le temple est Dieu. Il est aussi dit qu’il a été ressuscité par l’Esprit; et il est également dit qu’il l’a été par la gloire du Père. Mais là le Seigneur est considéré comme homme: comme tel il a subi la mort, et Dieu est intervenu pour qu’il n’y restât pas. Sa résurrection est ainsi présentée comme l’œuvre de Dieu, parce que le but n’est pas de montrer la gloire de la personne du Sauveur, mais de démontrer notre résurrection, puisque Lui, homme mort, a été ressuscité. Par l’homme, la mort est arrivée; par l’homme, la résurrection. Tout en démontrant qu’Il était Seigneur du ciel, l’apôtre parle toujours ici du Christ, homme.

Le fait que Christ est sorti d’entre les autres morts, et que les fidèles sortiront aussi d’entre eux par la puissance de Dieu, donne évidemment un caractère tout particulier à la résurrection. Ce n’est pas seulement que les morts ressuscitent, mais que Dieu, par sa puissance, rappelle d’entre les morts certaines personnes, comme objets de sa faveur, et en rapport avec la vie et avec l’Esprit qui sont en elles. Christ a une place tout à fait particulière. La vie était en Lui, et il est notre vie. Il a remporté la victoire dont nous profitons; il est de droit les prémices. Cela était dû à sa gloire. S’il n’avait pas remporté la victoire, nous serions toujours restés dans la prison. Il avait Lui-même le pouvoir de reprendre la vie; — mais le grand principe de la résurrection d’entre les morts est le même pour Lui et pour nous. Cette résurrection n’est pas seulement une résurrection des morts, mais ceux qui sont vivants selon Dieu sortent du tombeau comme les objets de la faveur divine, et par l’exercice de cette puissance par lequel Dieu veut les prendre pour lui-même et avec lui-même: Christ, les prémices; ceux qui sont du Christ, à sa venue (v. 23). Nous sommes associés avec Christ en résurrection. Comme Lui, nous sortirons non seulement de la mort, mais d’entre les morts. Remarquons encore ici comment Christ et les siens sont inséparablement identifiés. S’ils ne ressuscitent pas, Lui n’est pas ressuscité. Il est mort aussi réellement que nous pouvons mourir; il a pris en grâce la même place que nous dans la mort; il a été un homme comme nous (à part le péché) et il l’a été si réellement que, si l’on nie la résurrection pour nous, on la nie pour Lui, et qu’alors l’objet et la fondation de la foi manquent. Cette identification de Christ avec les hommes, telle que nous pouvons en tirer une conclusion de nous à Lui, est d’une grande puissance et d’une grande bénédiction pour nous. Si les morts ne ressuscitent pas, Lui n’est pas ressuscité; il a été aussi réellement mort que nous pouvons l’être.

Cette résurrection devait être par l’homme (v. 21, 22). Sans doute la puissance de Dieu peut rappeler les hommes hors du tombeau; et Dieu en effet les rappellera, agissant dans la personne du Fils, à qui tout jugement est confié; mais ce ne sera pas une victoire remportée dans la nature humaine sur la mort qui tenait les hommes captifs. C’est une telle victoire que Christ a remportée: il a bien voulu être livré à la mort pour nous, afin de remporter, comme homme et pour nous, hommes, la victoire sur la mort et sur celui qui avait l’empire de la mort. Par l’homme est venue la mort, — par l’homme, la résurrection. La résurrection! glorieuse victoire, triomphe complet! Par elle nous sortons de l’état où le péché et ses conséquences nous atteignaient: le mal ne peut entrer là où nous sommes amenés en sortant de cet état; nous sommes pour toujours au delà des limites de son empire. Le péché, la puissance de l’Ennemi, restent en dehors de cette nouvelle création qui est le fruit de la puissance de Dieu après que le mal avait été introduit, un fruit que l’homme, comme placé sous sa propre responsabilité, ne gâtera pas. C’est Dieu qui maintient cette création en rapport avec lui-même: elle dépend de Lui.

Deux grands principes sont posés ici: par l’homme, est venue la mort; par l’homme, la résurrection des morts; Adam et Christ étant présentés comme chefs de deux familles. En Adam tous meurent, en Christ tous seront vivifiés; mais il y a ici un développement de toute importance en rapport avec la position de Christ dans les conseils de Dieu. Un côté de cette vérité, c’est la dépendance dans laquelle la famille se trouve vis-à-vis de son chef. Adam porte la mort au milieu de ses descendants, au milieu de ceux qui sont en relation avec lui; la mort est le principe qui caractérise l’histoire du premier Adam. Christ en qui est la vie, porte la vie au milieu de ceux qui sont siens; il la leur communique: la vie est le principe qui caractérise le dernier Adam et les siens en Lui. De plus, c’est la vie dans la puissance de la résurrection sans laquelle elle n’aurait pas pu leur être communiquée. Le grain de froment eût été parfait en soi, mais il serait resté seul, distinct des pécheurs; — mais il est mort pour le péché des siens, et maintenant il leur communique la vie, tous leurs péchés leur étant pardonnés.

Or, dans la résurrection, il y a un ordre selon la sagesse de Dieu pour l’accomplissement de ses conseils: Christ, les prémices; ceux qui sont du Christ, quand il viendra. Ainsi ceux qui sont en Christ sont vivifiés selon la puissance de la vie qui est en Lui: c’est la résurrection de vie. Mais ce n’est pas toute l’étendue de la résurrection que Christ a acquise en remportant la victoire sur la mort selon l’Esprit de sainteté. Le Père a donné à Christ autorité sur toute chair afin qu’il donne la vie éternelle à tous ceux qu’il Lui a donnés. C’est de ces derniers que notre chapitre traite essentiellement, parce que son sujet est la résurrection au milieu des chrétiens, et l’apôtre — l’Esprit lui-même — aime à traiter la question de la puissance de la vie éternelle en Christ.

Toutefois Paul ne peut pas omettre absolument l’autre partie de la vérité. La résurrection des morts, nous dit-il, est venue par l’homme. Mais il ne parle pas ici de la communication de la vie qui est en Christ. En rapport avec cette dernière et plus intime partie de son sujet, l’apôtre ne touche pas la résurrection des méchants; mais après la venue de Christ, il introduit «la fin, quand Christ aura remis le royaume à Dieu le Père». Le royaume introduit la pensée de la puissance de Christ exercée sur toutes choses, pensée tout autre que celle de la communication de la vie aux siens.

Ainsi, il y a trois pas dans les événements dont il est fait mention ici: d’abord la résurrection de Christ, les prémices; puis la résurrection de ceux qui sont de Christ, à sa venue; puis la fin, quand il aura remis le royaume au Père. Le premier et le second de ces événements sont l’accomplissement, en résurrection, de la puissance de la vie en Christ et dans les siens.

Or, lorsque Christ vient, il prend le royaume il prend sa grande puissance et agit comme roi. De sa venue jusqu’à la fin, nous est présenté le déploiement de sa puissance pour s’assujettir toutes choses; temps durant lequel toute puissance et toute autorité seront abolies; car il faut qu’il règne jusqu’à ce que tous ses ennemis soient sous ses pieds: le dernier assujetti sera la mort. C’est donc ici, et seulement comme effet de la puissance de Christ, et non en rapport avec la communication de la vie, que nous trouvons la résurrection de ceux qui ne sont pas siens, car la destruction de la mort est leur résurrection. Ils sont passés sous silence, seulement la mort, telle que nous la voyons, n’a plus d’empire sur eux; Christ, en vertu de sa résurrection et parce qu’il a glorifié le Père, a le droit et le pouvoir de détruire l’empire qu’exerce la mort sur eux et de les ressusciter. Ce sera la résurrection de jugement. L’effet de ce jugement est déclaré ailleurs. Lorsqu’il a mis tous ses ennemis sous ses pieds et qu’il a remis le royaume à Dieu son Père (car le royaume ne Lui est jamais ôté, ni n’est donné à un autre, comme il arrive des empires humains), alors le Fils lui-même est assujetti à celui qui lui a assujetti toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous (v. 28).

Le lecteur doit remarquer qu’il s’agit ici des conseils de Dieu à l’égard du gouvernement de toutes choses, et non pas de la nature de Jésus; il doit remarquer de plus que c’est du Fils comme homme que ces choses sont dites. Et ce que je dis ici n’est pas une explication arbitraire. Le passage qui nous occupe (v. 27) cite le Ps.8: dont le sujet est l’élévation de l’homme à la position de chef de toutes choses, Dieu mettant toutes choses sous les pieds de l’homme. Rien, dit l’apôtre, n’est excepté (Héb. 2), sauf nécessairement, ainsi qu’il est dit ici, celui qui lui a assujetti toutes choses. Quand l’homme Christ, le Fils de Dieu, a accompli de fait cet assujettissement, il rend à Dieu le Père la puissance universelle qui Lui a été confiée, et le royaume médiatorial qu’il tenait comme homme, cesse: le Fils est de nouveau soumis comme il l’était sur la terre. Il ne cesse jamais d’être un avec le Père; il l’était même quand il vivait en humiliation sur la terre, tout en disant «avant qu’Abraham fût, je suis»; mais le gouvernement médiatorial de l’homme aura disparu, il sera absorbé dans la suprématie de Dieu à laquelle il n’y aura plus d’opposition. Christ prendra sa place éternelle d’homme, chef de toute la famille des rachetés, tout en étant Dieu béni éternellement, un avec le Père.

Au Ps. 2, nous voyons le Fils de Dieu, comme né sur la terre, roi en Sion, rejeté quand il se présente sur la terre; au Ps. 8, nous trouvons, comme résultat de son rejet, le Christ élevé comme fils de l’homme à la tête de tout ce que la main de Dieu a fait; puis ici, il nous est présenté comme déposant cette autorité qui Lui a été conférée, et rentrant dans la position normale de l’humanité, dans la position d’un être assujetti à Celui qui lui avait tout assujetti. Mais à travers tout, la nature divine du Christ ne change jamais, ni, sauf à échanger l’humiliation contre la gloire, sa nature humaine non plus. Mais Dieu sera alors tout en tous, et le gouvernement spécial de l’homme dans la personne de Jésus — gouvernement auquel l’Assemblée est associée1 — sera fondu dans la suprématie immuable de Dieu, dans la relation finale et normale de Dieu avec sa créature. On remarquera que l’Agneau ne paraît pas dans ce qui est dit en Apoc. 21:1-8, à propos de cette période.

1 Voyez la citation de ce même Psaume en Éph. 1:20-23.

Ainsi nous trouvons dans les v. 20-28, la résurrection par l’homme, — la mort étant entrée par lui, — la relation des saints avec Jésus, source et puissance de vie, — la conséquence de cette puissance de vie, savoir la résurrection de Jésus et celle des siens à son avènement, la résurrection de ceux-ci étant la conséquence de leur relation avec Lui; ensuite nous voyons le pouvoir sur toutes choses confié à Christ, l’homme ressuscité; enfin le royaume remis à Dieu le Père, le tabernacle de Dieu avec les hommes, et l’homme Christ, dernier Adam, éternellement homme, soumis à Celui qui est Suprême, — vérité d’un prix infini pour nous (la résurrection des méchants, bien que supposée dans la résurrection introduite par Christ, n’étant pas l’objet direct de ce chapitre). Maintenant le lecteur doit remarquer que le passage que nous venons de considérer est une révélation, où par l’Esprit de Dieu, l’apôtre ayant arrêté ses pensées sur Jésus et sur la résurrection, interrompt subitement le fil de ses raisonnements avec cet essor que la pensée de Christ donne toujours à son cœur et à son intelligence, et annonce toutes les voies de Dieu en Christ en rapport avec la résurrection, les relations des siens avec Lui dans cette résurrection, et le gouvernement, la domination, qui appartient à Jésus comme ressuscité, ainsi que l’état éternel de ses relations comme homme avec Dieu. Ayant communiqué dans les v. 20-28, en forme de parenthèse, ces pensées de Dieu qui lui ont été révélées, l’apôtre reprend la suite de ses raisonnements au v. 29. Cette partie se termine au v. 34, après lequel Paul traite la question, qu’on présentait comme objection, à savoir comment les morts ressusciteraient.

En considérant ainsi comme une parenthèse les v. 20-28, qui contiennent dans un passage complet en soi une si importante révélation, les v. 29-34 deviennent beaucoup plus intelligibles, et quelques expressions qui ont beaucoup tourmenté les interprètes, ont un sens passablement déterminé. L’apôtre avait dit (v. 16-18) que si les morts ne ressuscitent pas, ceux qui s’étaient endormis en Christ, avaient péri, et que les croyants vivants étaient de tous les hommes les plus misérables. Au v. 29, il revient sur ces points et parle de ceux qui sont baptisés pour les morts, en rapport avec l’assertion que s’il n’y a pas de résurrection, ceux qui s’étaient endormis en Christ avaient péri. Si, dit-il (en répétant avec plus de force l’expression du v. 16), les morts ne ressuscitent absolument pas, que feront ceux qui sont baptisés pour les morts, etc.? Et ensuite il montre jusqu’à quel point, s’il n’y a pas de résurrection, il est lui-même de tous les hommes le plus misérable, car à tout moment il était, humainement parlant, en danger de périr aussi, ayant à lutter comme avec des bêtes féroces, mourant chaque jour. Être baptisé pour les morts, c’est donc devenir chrétien en vue de ceux qui sont endormis en Christ et particulièrement en vue de ceux qui avaient été mis à mort pour Lui; c’est prendre sa part avec les morts, même avec un Christ mort, ce qui est la vraie signification du baptême (Rom. 6); il n’aurait pas de sens si les morts ne ressuscitent pas. Au chap. 4 de la première épître aux Thessaloniciens, le sujet, bien qu’il soit parlé de tous les chrétiens, est envisagé de la même manière. Le mot traduit «pour», dans la phrase «pour les morts», est fréquemment employé dans ces épîtres pour «en vue de, en rapport avec».

Nous avons vu que les v. 20-28 forment une parenthèse; le v. 29 se rapporte donc au v. 18; les v. 30-32 au v. 29, et l’explication historique de ces derniers versets se trouve dans la seconde épître (voyez 2 Cor. 1:8, 9; 4:8-12). Je ne pense pas que le v. 32 doive être pris littéralement; le mot traduit par: «j’ai combattu contre les bêtes», est habituellement employé dans un sens figuré pour «être en lutte avec des ennemis féroces et acharnés». Paul avait failli perdre la vie par la violence des Éphésiens; il désespérait même de la sauver, mais Dieu l’avait délivré: or à quoi bon toutes ces souffrances, si les morts ne ressuscitaient pas? Remarquez ici que quoique la résurrection démontre que la mort ne touche pas à l’âme (comp. Luc 20:38), cependant l’apôtre ne pense pas à l’immortalité1, à part de la résurrection. Dieu a affaire avec l’homme, et l’homme est composé de corps et d’âme; il rend compte au jugement des choses faites dans le corps; c’est lorsqu’il sera ressuscité qu’il rendra ainsi compte. L’union intime entre l’âme et le corps, tout distincts qu’ils sont, fait le ressort de la vie, est le siège de la responsabilité, le moyen du gouvernement de Dieu à l’égard de sa créature et la sphère dans laquelle ses voies se déploient. La mort dissout cette union; et bien que l’âme survive, et soit heureuse ou misérable, l’existence de l’homme complet est suspendue: le jugement de Dieu ne s’exécute pas encore, le croyant n’est pas encore revêtu de gloire. Ainsi, nier la résurrection, c’était nier les vrais rapports de Dieu avec l’homme, et faire de la mort la fin de l’homme, en détruisant l’homme tel que Dieu l’envisage et en le faisant périr comme une bête2.

1 Remarquez que, dans le Nouveau Testament, la mortalité n’est jamais appliquée à autre chose qu’au corps, et cela exclusivement et emphatiquement, comme quand il est dit «ce mortel», et autres expressions semblables. L’existence séparée de l’âme, comme ne mourant pas avec le corps, est suffisamment et clairement enseignée dans l’Écriture, et non seulement pour le chrétien (quant à lui, c’est évident, car il déloge pour être avec Christ) mais pour tous, comme il paraît d’après Luc 20:38; 12:4, 5, et la fin du chap. 16.

2 Comparez le raisonnement du Seigneur dans le passage de Luc dont j’ai cité plus haut un verset.

Hélas! la négation de la résurrection tenait au désir de l’homme de lâcher la bride aux vices, Satan introduisait cette incrédulité au sujet de la résurrection dans le cœur des chrétiens par le moyen de leurs relations avec des personnes avec lesquelles l’Esprit de Christ ne pouvait pas avoir de communion. Ces chrétiens avaient besoin d’avoir la conscience exercée, et d’être réveillés pour que la justice y eût sa place. C’est le défaut de cet exercice de conscience qui est habituellement la vraie source des hérésies. Il manquait chez plusieurs la connaissance de Dieu: c’était à la honte de ces chrétiens. Que Dieu nous donne d’y faire attention! C’est la grande affaire même dans les questions de doctrine.

Mais l’esprit curieux de l’homme voudrait être satisfait quant à la manière dont la résurrection s’opère physiquement. L’apôtre ne répond pas à cette curiosité; il reproche plutôt à l’homme chez qui elle se trouve, sa stupide folie qui, tous les jours, a l’occasion de voir des choses analogues dans la création dont il est entouré. Le corps ressuscité, fruit de la puissance de Dieu, sera selon le bon plaisir de Celui qui le donne de nouveau pour demeure glorieuse de l’âme: il sera toujours un vrai corps d’homme. En même temps, après avoir passé par la mort, il revêtira l’état glorieux que Dieu lui a préparé; il sera un corps approprié à la créature qui le possède, mais selon la volonté suprême de celui qui l’en revêt. Il y a diverses espèces de corps; et comme le blé n’est pas le simple grain qu’on sème, tout en étant une plante de la même nature que celle du grain qui avait été semé, et non pas une autre, ainsi il en sera de l’homme ressuscité. Autre est aussi la gloire des corps célestes et celle des corps terrestres; une étoile diffère d’une autre étoile en gloire (v. 35 et suivants). Je ne crois pas que ce passage ait trait aux degrés de gloire dans le ciel; mais bien au fait que Dieu distribue la gloire comme il le trouve bon; seulement la gloire céleste et la gloire terrestre sont clairement mises en contraste, car il y aura une gloire terrestre.

Et remarquez que ce n’est pas seulement le fait de la résurrection qui est affirmé dans ce passage, mais son caractère. Ce sera, pour les saints, une résurrection pour la gloire céleste. Ils auront des corps incorruptibles, glorieux, vases de puissance, spirituels. Ce corps, semé comme le grain de froment pour la corruption, revêtira la gloire et l’incorruptibilité1. Il ne s’agit ici que des saints, de «ceux qui sont célestes» et en relation avec Christ, le dernier Adam. L’apôtre avait dit que le premier corps était un corps «animal»; que sa vie était celle de l’âme vivante; que, quant à son corps, l’homme participait à cette sorte de vie que possèdent les autres animaux. Toutefois, la supériorité de la vie qui anime ce corps est grande, sans doute, quant à ses relations avec Dieu, en ce que Dieu lui-même a soufflé dans ses narines l’esprit de vie, de sorte que l’homme est ainsi d’une manière spéciale en relation avec Lui, «de sa race», comme l’apôtre s’exprime à Athènes — «Adam, fils de Dieu», dit l’Esprit Saint dans Luc — «fait à la ressemblance de Dieu», dit Jacques (3:9). La conduite de l’homme aurait dû répondre à cette relation, et Dieu s’était révélé à lui afin de le placer moralement dans la position qui convenait au souffle de vie qu’il avait reçu. Soit qu’il fût libre de la mort par la puissance de Dieu qui le soutenait, ou bien mortel par la sentence de Celui qui l’avait formé, l’homme était devenu par la création «une âme vivante». Il n’avait pas de puissance vivifiante en lui-même: le premier Adam était simplement un homme, «le premier homme Adam» (v. 45).

1 La fait de notre résurrection en gloire est une preuve collatérale et frappante de la plénitude de notre rédemption, et de l’impossibilité que nous soyons amenés en jugement. Nous serons glorifiés avant d’arriver devant le tribunal du Christ. Christ aura changé notre corps d’abaissement en la conformité du corps de sa gloire.

La parole de Dieu ne s’exprime pas ainsi quant à Christ, lorsque dans le passage qui nous occupe elle parle de Lui comme du dernier Adam. Christ ne pouvait être le dernier Adam sans être un homme; mais la Parole ne dit pas: «le second homme était un esprit vivifiant», mais «le dernier Adam», et quand elle parle de Lui comme second homme, elle ajoute qu’il était «du ciel». Christ n’avait pas seulement la vie comme âme vivante: il avait la puissance d’une vie qui pouvait communiquer la vie à d’autres. Tout en étant homme sur la terre, il avait la vie en Lui-même; aussi vivifie-t-il qui il veut. Toutefois c’est comme «le dernier Adam», «le second homme», le Christ, que la Parole nous le présente ici. Ce n’est pas seulement que Dieu vivifie qui il veut, mais le dernier Adam, Christ, spirituellement le chef de la nouvelle race, a en Lui-même cette puissance de vie. C’est pourquoi il est dit (car c’est toujours de Jésus sur la terre qu’il est question): «Il a donné au Fils d’avoir la vie en lui-même» (Jean 5:26); tandis que de nous il est dit: «Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils; celui qui a le Fils a la vie, et celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie» (1 Jean 5:11, 12).

Toutefois ce qui est de l’Esprit, n’est pas ce qui est le premier, mais ce qui est animal (v. 46), c’est-à-dire ce qui a la vie naturelle de l’âme. Ce qui est spirituel, c’est-à-dire ce qui tient sa vie de la puissance de l’Esprit, vient après. Le premier homme est de la terre; il tire, tel qu’il est (Dieu ayant soufflé dans ses narines un esprit ou souffle de vie), son origine de la terre; ainsi il est poussière, comme Dieu l’a dit: «Tu es poussière et tu retourneras à la poussière» (Gen. 3:19). Le dernier Adam, aussi vraiment homme que le premier, est du ciel.

En tant qu’appartenant au premier Adam, nous sommes héritiers de sa condition, nous sommes tels que lui; — en tant que participant à la vie du dernier Adam, nous, avons part à la gloire qu’il possède comme homme, nous sommes tels que Lui, nous existons selon sa manière d’être, sa vie étant la nôtre. La conséquence en est que, de même que nous avons porté l’image du terrestre, nous porterons aussi l’image du céleste (v. 49).

Remarquez que le premier Adam et le dernier, ou le second homme, sont envisagés, respectivement, au point de vue de la condition où ils sont entrés quand leurs épreuves à chacun, sous la responsabilité, ont été terminées, et que ceux qui sont en relation avec l’un et avec l’autre, héritent de la condition et des conséquences de l’œuvre de celui à qui ils appartiennent et qui a été ainsi mis à l’épreuve. C’est Adam déchu qui est le père d’une race enfantée d’après son image, d’une race déchue, coupable, pécheresse et mortelle. Il avait failli, avait commis le péché, et ainsi perdu sa position devant Dieu; il était loin de Dieu quand il a engendré la race humaine. De même quant à Christ, si le grain de froment tombant en terre ne meurt pas, il reste seul; s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Christ avait glorifié Dieu, fait l’expiation pour le péché, et avait été ressuscité en justice; il avait vaincu la mort et détruit la puissance de Satan avant de devenir, comme esprit vivifiant, le chef d’une race spirituelle1. À cette race, unie à Lui, il communique tous les privilèges appartenant à la position devant Dieu qu’il a acquise selon la puissance de cette vie par laquelle il les vivifie. C’est d’un Christ ressuscité et glorifié que nous porterons l’image, comme nous portons actuellement l’image d’un Adam déchu. La chair et le sang — non pas seulement le péché — ne peuvent hériter du royaume de Dieu (v. 50); la corruption (et tels nous sommes) ne peut hériter de ce qui est incorruptible.

1 Ce n’est pas que, comme Fils de Dieu, il ne pût vivifier en tout temps, comme effectivement il l’a fait. Mais afin que nous fussions rendus participants avec Lui, toute cette œuvre était nécessaire et a été accomplie, et ici il est considéré comme étant Lui-même ressuscité d’entre les morts, Lui, l’homme céleste. De cette manière aussi tout est fondé en justice divine.

Cela conduit l’apôtre à une révélation positive de ce qui aura lieu quant à la jouissance de l’incorruptibilité par tous les saints. La mort est vaincue. Il n’est pas nécessaire qu’elle s’empare de tous les hommes, encore moins que tous passent par la corruption réalisée dans le fait; mais il n’est pas possible cependant que la chair et le sang héritent du royaume de gloire. Toutefois nous ne nous endormirons pas tous; il y en aura qui seront changés: les morts seront ressuscités incorruptibles et nous serons changés. L’apôtre dit «nous», car la rédemption étant accomplie et Christ prêt à juger les vivants et les morts, il envisage toujours la venue de Jésus comme une chose qui est immédiatement devant ses yeux, près d’arriver à chaque instant. Ce changement est équivalent à la résurrection, car ce qui est corruptible, sinon déjà en poussière et en corruption, revêtira l’incorruptibilité, et ce qui est mortel, l’immortalité (v. 53). On voit qu’il s’agit ici du corps; c’est dans son corps que l’homme est mortel, lors même qu’il a la vie éternelle et qu’il vivra par Christ et avec Christ. La puissance de Dieu formera les saints, soit vivants, soit morts, pour l’héritage de la gloire.

Remarquez bien ce que nous venons de dire. La mort est entièrement vaincue — annulée dans sa puissance — pour le chrétien. Il possède une vie (Christ ressuscité) qui le place au-dessus de la mort, non pas peut-être physiquement quant à son corps, mais moralement. La mort comme fruit du péché et du jugement, a perdu toute sa puissance sur l’âme du croyant. Elle est tellement vaincue, qu’il y a des hommes qui ne mourront pas du tout. Tous les chrétiens ont Christ pour leur vie. Tant qu’il est absent — et il le sera aussi longtemps qu’il reste assis sur le trône de son Père et que notre vie est cachée avec Lui en Dieu — nous subirons la mort, physiquement, selon la sentence de Dieu, c’est-à-dire que l’âme sera séparée du corps mortel. Quand Christ s’étant levé du trône du Père, reviendra et qu’il exercera sa puissance pour prendre les siens à Lui avant de venir exécuter le jugement, la mort n’aura plus aucun empire sur ceux qui vivront encore; ils ne passeront pas par la mort.

Que les fidèles déjà morts ressuscitent d’entre les morts, est la preuve d’une puissance toute divine, plus glorieuse même que celle qui avait créé l’homme de la poussière. Que les vivants soient changés, démontre une perfection de rédemption accomplie et une puissance de vie en Christ qui n’a laissé aucune trace, aucun reste, ni du jugement de Dieu quant à eux, ni de la puissance de l’ennemi, ni de l’assujettissement de l’homme aux conséquences de son péché. Toutes ces choses sont remplacées par un exercice de puissance divine qui se manifeste dans l’absolue, complète et éternelle délivrance de la pauvre créature coupable placée sous ces conséquences, délivrance qui a eu sa parfaite manifestation dans la gloire de Christ. Christ s’était assujetti en grâce à la condition de l’homme soumis à la mort à cause du péché; maintenant qu’il est ressuscité et glorifié, la foi tient toujours cette délivrance pour certaine et accomplie dans sa personne; mais la résurrection des morts et le changement des vivants en seront l’accomplissement effectif pour tous les siens à sa venue. Quelle glorieuse délivrance que celle qui est opérée par la résurrection de Christ, qui — le péché étant entièrement effacé, la justice divinement glorifiée et accomplie, la puissance de Satan détruite — nous transporte, en vertu d’une rédemption éternelle et par la puissance d’une vie qui a aboli la mort, dans une sphère toute nouvelle, où le mal ni aucune de ses conséquences ne peuvent entrer, et où la faveur de Dieu, en gloire, luit parfaitement sur nous et pour toujours. C’est ce que Christ nous a acquis, selon l’amour éternel de Dieu notre Père qui nous l’a donné pour être notre Sauveur.

C’est à ce moment inattendu que nous entrerons dans cette scène ordonnée par le Père et préparée par Jésus. La puissance de Dieu accomplira ce changement en un instant: les morts ressusciteront, nous serons changés (v. 52). «La dernière trompette» n’est qu’une allusion militaire, il me semble: la troupe attendait la dernière trompette comme signal pour partir toute ensemble.

Nous avons, dans la citation d’Ésaïe 25:8, que fait l’apôtre (v. 54), une remarquable application de l’Écriture. Ici, c’est seulement le fait que la mort est engloutie par la victoire que l’apôtre constate par le témoignage du prophète; mais la comparaison avec Ésaïe nous fait voir que la résurrection des fidèles aura lieu non à la fin du monde, mais dans la période où, par l’établissement du royaume de Dieu en Sion, le voile sous lequel les païens ont demeuré dans l’ignorance et dans les ténèbres, sera enlevé de dessus leurs faces. La terre entière sera illuminée et l’opprobre qui pèse sur Israël sera ôté. Je ne dis pas que ce soit au moment même de la résurrection, mais dans la même période. Mais cette certitude de la destruction de la mort nous procure une confiance actuelle, quoique la mort elle-même existe encore, mais elle a perdu son aiguillon et le tombeau sa Victoire. Tout est changé par la grâce qui, à la fin, amènera ce triomphe complet; mais dès à présent, en nous révélant la faveur de Dieu qui nous l’accorde, et l’accomplissement de la rédemption qui en est la base’ la grâce a complètement changé le caractère de la mort. La mort, pour le croyant qui doit y passer, n’est que l’acte de quitter ce qui est mortel; elle ne porte plus avec elle la terreur du jugement de Dieu, ni celle de la puissance de Satan. Christ a passé par ces terreurs et a subi la mort comme revêtue du caractère de la puissance de Satan et de celui du jugement de Dieu: il en a détruit totalement et pour toujours la puissance, et non seulement cela, mais il en a ôté la source. Le péché aiguisait et envenimait cet aiguillon; la loi, en présentant à la conscience l’exacte justice et le jugement de Dieu qui exigeaient l’accomplissement de cette loi, et qui prononçaient la malédiction sur celui qui y manquait, la loi donnait au péché sa force sur la conscience et rendait la mort doublement redoutable. Or Christ a été fait péché et a subi la malédiction de la loi, étant fait malédiction pour les siens qui étaient sous la loi: ainsi, en glorifiant Dieu parfaitement à l’égard du péché et à l’égard de la loi dans ses exigences les plus absolues, il nous a complètement délivrés et du péché et de la loi, et en même temps de la puissance de la mort d’où il est sorti victorieux. Tout ce que la mort peut nous faire, c’est de nous retirer de la scène où elle exerce sa puissance, pour nous faire entrer dans celle où elle n’a aucune puissance. Dieu, l’Auteur de ces conseils de grâce qui nous délivrent et nous introduisent glorieux auprès de Lui, Dieu en qui est la puissance pour les accomplir, nous a donné cette délivrance par Jésus Christ notre Seigneur. Au lieu de craindre la mort, nous rendons grâces à Celui qui nous a donné la victoire par Jésus.

Le grand résultat de cette œuvre divine sera d’être avec Jésus et comme Jésus, et de le voir tel qu’il est. En attendant, nous travaillons au milieu de la scène où la mort exerce sa puissance, où Satan se sert d’elle, si Dieu le lui permet, pour nous arrêter dans notre chemin. Nous travaillons, quoiqu’il y ait des difficultés, avec une entière confiance, sachant quel sera l’infaillible résultat de la lutte. L’ennemi peut se trouver sur le chemin, mais la fin sera le fruit des conseils de notre Dieu et de sa puissance exercée en notre faveur selon ce que nous avons vu en Jésus, chef et manifestation de la gloire dont jouiront ceux qui Lui appartiennent.

Pour résumer ce qui a été dit, nous voyons ces deux choses en Christ: d’abord, sa puissance sur toutes choses y compris la mort elle-même: il ressuscite même les méchants; secondement, l’association des siens avec Lui. Pour ce qui regarde ceux-ci, l’apôtre dirige nos regards vers la résurrection de Christ lui-même. Non seulement il ressuscite d’autres, mais il a été ressuscité Lui-même d’entre les morts: il est les prémices de ceux qui dorment. Mais avant sa résurrection, il est mort pour nos péchés. Tout ce qui nous séparait de Dieu est entièrement ôté: la mort, la colère de Dieu, la puissance de Satan, le péché, disparaissent pour ce qui nous concerne, en vertu de l’œuvre de Christ; et il est fait pour nous cette justice qui est notre droit à la gloire céleste. Rien ne reste de ce qui appartenait à sa première condition humaine, excepté la faveur éternelle de Dieu envers nous qui avait amené Christ ici-bas. Ainsi la résurrection à laquelle nous participons est une résurrection d’entre les morts par la puissance de Dieu en vertu de cette faveur, en vertu du fait que Jésus était les délices de Dieu et que, dans son exaltation, la justice de Dieu est accomplie. Pour nous c’est une résurrection qui est fondée sur la rédemption, et dont nous jouissons actuellement dans la puissance d’une vie qui porte dans nos cœurs, illuminés par l’Esprit Saint qui nous est donné, l’effet et la force de la faveur dont Jésus a joui et de la rédemption qu’il a accomplie. À la venue de Christ, l’accomplissement aura lieu de fait pour nos corps.