La Bible

Cantique des cantiques

Version Darby 21 (2021.011)
Traduction au plus près des textes originaux par John Nelson DARBY
– avec quelques modifications liées aux dernières recherches sur les manuscrits,
– avec une actualisation de l'expression française pour une meilleure compréhension.

À l'attention du lecteur
– La numérotation des chapitres et des versets ainsi que les notes et les titres de paragraphes ne font pas partie du texte inspiré. Ils ont été ajoutés pour faciliter la lecture.
– Les mots entre crochets ont été ajoutés à cause des exigences de la langue française.
– Les mots en italique et entre crochets correspondent à des passages qui ne se trouvent pas dans certains manuscrits.
– Les trois formes hébraïques du mot Dieu — Élohim, El et Éloah — sont rendues respectivement par Dieu, °Dieu et °°Dieu.

1 Le cantique des cantiques qui est de Salomon.

La Sulamithe

2 Qu'il m'embrasse des baisers de sa bouche, car tes1 amours2 sont meilleurs que le vin.
1 la poésie hébraïque oscille souvent entre la 2e et la 3e personne sans qu'il y ait pour autant changement de sujet réel. 2 il s'agit d'une expression de l'amour : caresses, baisers, gages ; il en est de même dans tout le livre, là où le mot « amour » est au pluriel.

3 Tes parfums ont une agréable odeur ; ton nom est un parfum qui a été répandu ; c'est pourquoi les jeunes filles t'aiment.

La Sulamithe puis les filles de Jérusalem

4 Entraîne-moi à ta suite1, courons ! Le roi m'a fait venir dans ses appartements.
Nous exulterons et nous nous réjouirons en toi ; nous nous souviendrons de2 tes amours plus que du vin. On t'aime avec droiture.
1 littéralement : derrière toi. 2 ou : nous célébrerons.

La Sulamithe

5 Je suis noire, mais je suis charmante, filles de Jérusalem, comme les tentes de Kédar, comme les tentures de Salomon.

6 Ne me regardez pas, parce que je suis noire, parce que le soleil m'a brunie. Les fils de ma mère se sont irrités contre moi, ils m'ont mise à garder les vignes. Ma vigne qui est à moi, je ne l'ai pas gardée.

7 Dis-moi, toi qu'aime mon âme, où fais-tu paître [ton troupeau], où le fais-tu reposer à midi ? Car pourquoi serais-je comme une femme voilée près des troupeaux de tes compagnons ?

Le Bien-Aimé

8 Si tu ne le sais pas, ô la plus belle parmi les femmes, sors sur les traces du troupeau et fais paître tes chevreaux près des habitations des bergers.

9 Je te compare, mon amie, à une jument [attelée] aux chars du Pharaon.

10 Tes joues sont charmantes au milieu des bijoux, ton cou [est charmant] au milieu des colliers.

Les filles de Jérusalem

11 Nous te ferons des chaînes en or avec des paillettes en argent.

La Sulamithe

12 Pendant que le roi est à table, mon nard exhale son parfum.

13 Mon bien-aimé est pour moi un bouquet de myrrhe ; il passera la nuit entre mes seins.

14 Mon bien-aimé est pour moi une grappe de henné dans les vignes d'En-Guédi.

Le Bien-Aimé

15 Voici, tu es belle, mon amie ; voici, tu es belle. Tes yeux sont des colombes.

La Sulamithe

16 Voici, tu es beau, mon bien-aimé ; oui, tu es agréable. Oui, notre lit est verdoyant.

17 Les solives de nos maisons sont des cèdres, nos lambris [sont] des cyprès.

2 Je suis le narcisse du Saron, le lis des vallées.

Le Bien-Aimé

2 Comme le lis au milieu des ronces, telle est mon amie parmi les filles.

La Sulamithe

3 Comme le pommier parmi les arbres de la forêt, tel est mon bien-aimé parmi les fils. J'ai pris plaisir à son ombre et je m'y suis assise et son fruit est doux à mon palais.

4 Il m'a fait entrer dans la maison du vin, et sa bannière sur moi, c'est l'amour.

5 Soutenez-moi avec des gâteaux de raisins, rafraîchissez-moi avec des pommes, car je suis malade d'amour.

6 Sa [main] gauche est sous ma tête, et son [bras] droit m'enlace.

Le Bien-Aimé

7 Je vous adjure, filles de Jérusalem, par les gazelles ou par les biches des champs, ne réveillez pas, ne réveillez pas [mon] amour avant qu'elle ne le veuille1.
1 ou : qu'il ne le veuille ; littéralement : ne réveillez pas l'amour avant qu'il ne le veuille.

La Sulamithe

8 [C'est] la voix de mon bien-aimé ! Le voici qui vient, sautant sur les montagnes, bondissant sur les collines.

9 Mon bien-aimé est semblable à la gazelle ou au faon des biches. Le voici, il se tient derrière notre mur, il regarde par la fenêtre, il regarde1 à travers le treillis.
1 ou : se montre.

10 Mon bien-aimé m'a parlé et m'a dit : « Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens !

11 Car voici, l'hiver est passé, la pluie a cessé, elle s'en est allée.

12 Les fleurs apparaissent dans le pays, la saison des chants est arrivée et l'on entend la voix de la tourterelle dans notre pays.

13 Le figuier mûrit ses figues vertes et les vignes en fleur exhalent leur parfum. Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens !

14 Ma colombe, [toi qui te tiens] dans les fentes du rocher, dans les cachettes des lieux escarpés, montre-moi ton visage, fais-moi entendre ta voix. Car ta voix est douce et ton visage est charmant. »

15 Prenez-nous les renards, les petits renards qui ravagent les vignes, car nos vignes sont en fleur.

16 Mon bien-aimé est à moi et je suis à lui ; c'est lui qui fait paître [son troupeau] parmi les lis.

17 Avant que [la brise] du jour ne souffle et que les ombres ne fuient, retourne-toi1, sois semblable, mon bien-aimé, à la gazelle ou au faon des biches sur les montagnes de Béther2 !
1 selon quelques-uns : reviens. 2 ou : coupées de ravins.

3 Sur mon lit, pendant les nuits, j'ai recherché celui qu'aime mon âme. Je l'ai recherché, mais je ne l'ai pas trouvé.

2 Je me lèverai maintenant et je ferai le tour de la ville, dans les rues et sur les places ; je rechercherai celui qu'aime mon âme. Je l'ai recherché, mais je ne l'ai pas trouvé.

3 Les gardes qui font la ronde dans la ville m'ont trouvée. « Avez-vous vu celui qu'aime mon âme ? »

4 À peine les avais-je dépassés1 que j'ai trouvé celui qu'aime mon âme. Je l'ai saisi et je ne l'ai pas lâché jusqu'à ce que je l'aie amené dans la maison de ma mère et dans la chambre de celle qui m'a conçue.
1 littéralement : étais-je passé loin d'eux.

Le Bien-Aimé

5 Je vous adjure, filles de Jérusalem, par les gazelles ou par les biches des champs, ne réveillez pas, ne réveillez pas [mon] amour avant qu'elle ne le veuille1.
1 ou : qu'il ne le veuille ; littéralement : ne réveillez pas l'amour avant qu'il ne le veuille.

Les filles de Jérusalem

6 Qui est celle-ci qui monte du désert, comme des colonnes de fumée, parfumée de myrrhe et d'encens [et] de toutes sortes de poudres des marchands ?

7 Voici son lit, celui de Salomon ; 60 hommes forts, parmi les hommes forts d'Israël, sont autour de lui1.
1 c.-à-d. : du lit.

8 Tous tiennent l'épée [et] sont exercés à la guerre, chacun ayant son épée sur la cuisse à cause des frayeurs de la nuit.

9 Le roi Salomon s'est fait un palanquin en bois du Liban.

10 Il a fait ses colonnes en argent, son dossier en or, son siège en pourpre, son intérieur brodé avec amour par les filles de Jérusalem.

11 Sortez, filles de Sion, et voyez le roi Salomon, avec la couronne dont sa mère l'a couronné le jour de son mariage et le jour de la joie de son cœur.

Le Bien-Aimé

4 Voici, tu es belle, mon amie ! Voici, tu es belle ! Tes yeux sont des colombes derrière ton voile. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres bondissant sur les montagnes de Galaad.

2 Tes dents sont comme un troupeau de [brebis] tondues qui montent du lavoir, qui ont toutes des jumeaux, et pas une d'elles n'est stérile.

3 Tes lèvres sont comme un fil écarlate et ta bouche1 est charmante. Ta joue est comme un quartier de grenade derrière ton voile.
1 ou : ton langage.

4 Ton cou est comme la tour de David, construite pour [y suspendre] des armures ; 1 000 petits boucliers y sont suspendus, tous les boucliers des hommes forts.

5 Tes deux seins sont comme deux faons jumeaux d'une gazelle, qui paissent parmi les lis.

La Sulamithe

6 Avant que [la brise] du jour ne souffle et que les ombres ne fuient, j'irai à la montagne de la myrrhe et à la colline de l'encens.

Le Bien-Aimé

7 Tu es toute belle, mon amie, et il n'y a aucun défaut en toi.

8 [Viens] avec moi du Liban, [ma] fiancée, viens avec moi du Liban ! Regarde du sommet de l'Amana, du sommet du Senir et de l'Hermon, des tanières des lions, des montagnes des léopards !

9 Tu as pris mon cœur, ma sœur, [ma] fiancée ; tu as pris mon cœur par l'un de tes regards1, par l'un des colliers de ton cou.
1 littéralement : yeux.

10 Combien délicieux sont tes amours, ma sœur, [ma] fiancée ! Que tes amours valent mieux que le vin et l'odeur de tes parfums plus que tous les aromates !

11 De tes lèvres ruisselle le miel, [ma] fiancée. Sous ta langue il y a du miel et du lait, et l'odeur de tes vêtements est comme l'odeur du Liban.

12 [Tu es] un jardin clos, ma sœur, [ma] fiancée, une source fermée, une fontaine scellée.

13 Tes pousses sont un verger de grenadiers avec des fruits exquis, du henné avec du nard ;

14 du nard et du safran, du roseau aromatique et du cinnamome, avec tous les arbres à encens ; de la myrrhe et de l'aloès, avec tous les principaux aromates.

15 [Tu es] une fontaine dans les jardins, un puits d'eaux vives et des ruisseaux qui coulent du Liban !

Le Bien-Aimé puis la Sulamithe

16 Réveille-toi, [vent du] nord, et viens, [vent du] sud ! Souffle dans mon jardin pour que ses aromates s'exhalent !
Que mon bien-aimé vienne dans son jardin et qu'il mange de ses fruits exquis !

Le Bien-Aimé, puis les filles de Jérusalem

5 Je suis venu dans mon jardin, ma sœur, [ma] fiancée ! J'ai cueilli ma myrrhe avec mes aromates, j'ai mangé mon rayon de miel avec mon miel, j'ai bu mon vin avec mon lait.
Mangez, amis ! Buvez et enivrez-vous d'amours !

La Sulamithe

2 Je dormais, mais mon cœur était réveillé. C'est la voix de mon bien-aimé qui frappe : « Ouvre-moi, ma sœur, mon amie, ma colombe, ma parfaite ! Car ma tête est couverte1 de rosée, mes boucles [sont pleines] des gouttelettes de la nuit. »
1 littéralement : remplie.

3 J'ai ôté ma tunique1, comment la revêtirais-je ? J'ai lavé mes pieds, comment les salirais-je ?
1 ou : mon manteau.

4 Mon bien-aimé a avancé sa main par le guichet et mes entrailles se sont émues à cause de lui.

5 Moi, je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé et de mes mains a ruisselé la myrrhe et de mes doigts a coulé la myrrhe limpide sur les poignées du verrou.

6 Moi, j'ai ouvert à mon bien-aimé, mais mon bien-aimé s'était retiré, il était passé plus loin. Mon âme était chavirée1 à ses paroles. Je l'ai recherché, mais je ne l'ai pas trouvé ; je l'ai appelé, mais il ne m'a pas répondu.
1 littéralement : Mon âme était sortie.

7 Les gardes qui font la ronde dans la ville m'ont trouvée. Ils m'ont frappée, ils m'ont blessée ; les gardes des murailles m'ont ôté mon voile de dessus moi.

8 Je vous adjure, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui direz-vous ? Que je suis malade d'amour !

Les filles de Jérusalem

9 Ton bien-aimé, qu'est-il de plus qu'un autre bien-aimé, ô la plus belle parmi les femmes ? Ton bien-aimé, qu'est-il de plus qu'un autre bien-aimé pour que tu nous adjures ainsi ?

La Sulamithe

10 Mon bien-aimé est blanc et vermeil, distingué entre 10 000.

11 Sa tête est d'un or très fin ; ses boucles sont flottantes, noires comme un corbeau ;

12 ses yeux sont comme des colombes près des ruisseaux d'eau, baignés dans le lait, se tenant au milieu de l'abondance1 ;
1 selon d'autres : bien enchâssés.

13 ses joues sont comme des parterres d'aromates, des corbeilles de fleurs parfumées ; ses lèvres sont des lis d'où ruisselle une myrrhe limpide ;

14 ses mains sont des rondelles d'or où sont enchâssées des chrysolithes ; son ventre est d'un ivoire poli, recouvert de saphirs ;

15 ses jambes sont des colonnes de marbre blanc, reposant sur des socles d'or fin ; son port est comme le Liban, distingué comme les cèdres ;

16 son palais est plein de douceur et toute sa personne est désirable. Tel est mon bien-aimé et tel est mon ami, filles de Jérusalem !

Les filles de Jérusalem

6 Où est allé ton bien-aimé, ô la plus belle parmi les femmes ? De quel côté ton bien-aimé s'est-il tourné ? Alors nous le rechercherons avec toi.

La Sulamithe

2 Mon bien-aimé est descendu dans son jardin, aux parterres d'aromates, pour faire paître [son troupeau] dans les jardins et pour cueillir des lis.

3 Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi. C'est lui qui fait paître [son troupeau] parmi les lis.

Le Bien-Aimé

4 Tu es belle, mon amie, comme Thirtsa1, charmante comme Jérusalem, redoutable comme des [troupes sous leurs] étendards.
1 Thirtsa était la capitale du royaume d'Israël avant Samarie ; voir 1 Rois 15:33.

5 Détourne de moi tes yeux, car ils me troublent ! Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres bondissant sur [les pentes de] Galaad.

6 Tes dents sont comme un troupeau de brebis qui montent du lavoir, qui ont toutes des jumeaux et pas une d'elles n'est stérile.

7 Ta joue est comme un quartier de grenade derrière ton voile.

8 Il y a 60 reines et 80 concubines et des jeunes filles sans nombre.

9 Ma colombe, ma parfaite est unique ; elle est unique pour sa mère, la préférée pour celle qui lui a donné naissance. Les filles la voient et la disent bienheureuse ; les reines et les concubines [la voient aussi] et elles la louent.

Les filles de Jérusalem

10 Qui est celle-ci qui apparaît comme l'aurore, [qui est] belle comme la lune, pure comme le soleil, redoutable comme des [troupes sous leurs] étendards ?

Le Bien-Aimé

11 Je suis descendu au jardin des noyers pour voir les jeunes pousses de la vallée, pour voir si la vigne bourgeonne, si les grenadiers s'épanouissent.

12 Sans que je m'en aperçoive, mon âme m'a transporté sur les chars de mon peuple bien disposé.

Les filles de Jérusalem, puis la Sulamithe, puis les filles de Jérusalem

7 Reviens, reviens, Sulamithe ! Reviens, reviens et que nous te voyions ! — Que verriez-vous dans la Sulamithe ? — Comme la danse de Mahanaïm1.
1 Mahanaïm : deux armées ; ou : deux camps ; ville de Palestine (Gen. 32:2-3 ; 2 Sam. 2:8).

Le Bien-Aimé

2 Que tes pieds sont beaux dans tes chaussures, fille de prince ! Les contours de tes hanches sont comme des joyaux, ouvrage des mains d'un artiste.

3 Ton nombril est une coupe arrondie où le vin aromatisé ne manque pas ; ton ventre est un tas de blé, entouré de lis.

4 Tes deux seins sont comme deux faons jumeaux d'une gazelle.

5 Ton cou est comme une tour d'ivoire ; tes yeux sont comme les étangs [qui sont] à Hesbon, près de la porte de Bath-Rabbim1 ; ton nez est comme la tour du Liban qui observe du côté de Damas.
1 Bath-Rabbim : fille de la multitude.

6 Ta tête, sur toi, est comme le Carmel et les cheveux de ta tête sont comme la pourpre. Un roi est attaché par tes1 tresses.
1 littéralement : les.

7 Que tu es belle et que tu es agréable, mon amour, au milieu des plaisirs !

8 Ta taille que voici ressemble à un palmier et tes seins à des grappes.

Le Bien-Aimé puis la Sulamithe

9 J'ai dit : « Je monterai sur le palmier, je saisirai ses rameaux. » Et que tes seins soient comme les grappes de la vigne, et le parfum de ton nez comme des pommes,

10 et ton palais comme le bon vin…
1Qui coule aisément pour mon bien-aimé [et] qui glisse sur les lèvres de ceux qui s'endorment.
1 la Sulamithe interrompt ici.

La Sulamithe

11 Je suis à mon bien-aimé et son désir se porte vers moi.

12 Viens, mon bien-aimé, sortons dans les champs, passons la nuit dans les villages !

13 Nous nous lèverons dès le matin [pour aller] aux vignes ; nous verrons si la vigne bourgeonne, si la fleur s'ouvre, si les grenadiers s'épanouissent. Là je te donnerai mes amours.

14 Les mandragores donnent [leur] parfum et à nos portes il y a tous les fruits exquis, nouveaux et anciens. Mon bien-aimé, je les ai gardés pour toi !

8 Oh ! si tu étais pour moi comme un frère, tétant les seins de ma mère ! Si je te trouvais dehors, je t'embrasserais [et] l'on ne me mépriserait même pas.

2 Je te conduirais, je t'introduirais dans la maison de ma mère. Tu m'instruirais1 ; je te ferais boire du vin aromatisé2, du jus de mes grenades.
1 ou : Elle m'instruirait. 2 vin aromatisé avec des épices.

3 Sa [main] gauche serait sous ma tête et son [bras] droit m'enlacerait !

Le Bien-Aimé

4 Je vous adjure, filles de Jérusalem, pourquoi réveilleriez-vous et pourquoi réveilleriez-vous [mon] amour avant qu'elle ne le veuille1 ?
1 ou : qu'il ne le veuille ; littéralement : pourquoi réveilleriez-vous l'amour avant qu'il ne le veuille.

Les filles de Jérusalem puis le Bien-Aimé

5 Qui est celle-ci qui monte du désert, s'appuyant sur son bien-aimé ?
Je t'ai réveillée sous le pommier. Là, ta mère t'a conçu, là, celle qui t'a mis au monde t'a conçu.

La Sulamithe

6 Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras ! Car l'amour est fort comme la mort, la jalousie est cruelle comme le Shéol1. Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de Jah2.
1 Shéol : expression très vague désignant le séjour des âmes séparées du corps. 2 l'Éternel, dans son essence, dans le sens absolu ; voir Exode 15:2.

7 Beaucoup d'eaux ne peuvent pas éteindre l'amour et des fleuves ne le submergent pas. Si un homme donnait tous les biens de sa maison pour l'amour, on n'aurait pour lui qu'un profond mépris.

Les frères de la Sulamithe

8 Nous avons une petite sœur et elle n'a pas encore de seins. Que ferons-nous pour notre sœur le jour où l'on parlera d'elle ?

9 Si elle est une muraille, nous construirons sur elle des créneaux en argent ; et si elle est une porte, nous la fermerons avec une planche de cèdre.

La Sulamithe

10 Je suis une muraille et mes seins sont des tours. Alors, j'ai été à ses yeux comme celle qui a trouvé la paix.

11 Salomon avait une vigne à Baal-Hamon1 ; il remit la vigne à des gardiens ; chacun devait apporter 1 000 [pièces] d'argent pour son fruit.
1 Baal-Hamon : maître de la foule.

12 Ma vigne, qui est à moi, est devant moi. Les 1 000 [pièces] sont à toi, Salomon, et 200 à ceux qui en gardent le fruit.

Le Bien-Aimé

13 Habitante des jardins, les compagnons sont attentifs à ta voix ; fais que je l'entende !

La Sulamithe

14 Fuis, mon bien-aimé, et sois semblable à une gazelle ou au faon des biches sur les montagnes des aromates !