Psaumes

Psaume 130 et 131

Psaume 130

Le fidèle humilié demande et attend le pardon de l'Éternel

1 Cantique des degrés.
Je t'ai invoqué des lieux profonds, ô Éternel!

2 Seigneur, écoute ma voix! Que tes oreilles soient attentives à la voix de mes supplications!

3 Ô Jah, si tu prends garde aux iniquités, Seigneur, qui subsistera?

4 Mais il y a pardon auprès de toi, afin que tu sois craint.

5 J'ai attendu l'Éternel; mon âme l'a attendu, et j'ai eu mon attente dans sa parole.

6 Mon âme [attend] le Seigneur, plus que les sentinelles [n'attendent] le matin, plus que les sentinelles [n'attendent] le matin.

7 Israël, attends-toi à l'Éternel! Car auprès de l'Éternel est la bonté, et il y a rédemption en abondance auprès de lui;

8 Et lui rachètera Israël de toutes ses iniquités.

Psaume 131

Le fidèle s'abandonne entre les mains de l'Éternel

1 Cantique des degrés. De David.
Éternel, mon cœur n'est pas hautain, et mes yeux ne s'élèvent pas; et je n'ai pas marché dans des choses trop grandes et trop merveilleuses pour moi.

2 N'ai-je pas apaisé et fait taire mon âme, comme un enfant sevré auprès de sa mère? Mon âme est en moi comme l'enfant sevré.

3 Israël, attends-toi à l'Éternel, dès maintenant et pour toujours!

Ce n'est pas l'oppression du Psaume 129, mais le sentiment du péché qui a placé l'âme du juste dans des «lieux profonds» (Psaume 130:1). Cependant si bas qu'il se sente, il peut toujours invoquer Dieu. «Il y a rédemption en abondance auprès de lui» (verset 7).

Le verset 4 nous étonne peut-être. Il nous semblerait que le pardon a plutôt pour effet de dissiper la crainte. Or c'est l'inverse! La connaissance de la grâce donne au travail de conscience sa vraie profondeur. Car nous ne mesurons l'horreur de notre situation qu'à l'effort déployé par notre Sauveur pour nous en tirer (lire Romains 6:14 rm 6.12-14 et 1 Pierre 1:17 fin à 19 1p 1.17-21).

Psaume 131. Les épreuves d'un croyant contribuent utilement à l'humilier et à briser sa volonté propre (verset 1er). Dieu les permet, et lui doit se soumettre. Quand ce qu'il aimait lui a été enlevé, son âme se trouve comme «sevrée» (verset 2). Il ressemble au petit enfant brusquement privé du lait maternel mais toujours près de sa mère. Sur le moment il ne peut pas comprendre que c’est la condition de sa croissance. Ainsi le Seigneur juge bon quelquefois de nous ôter ce qui nous semblait précieux et indispensable pour nous obliger à ne plus nous attendre qu'à Lui seul (verset 3; relire les versets 5 à 7 du Psaume 130).