Ézéchiel

Chapitres 45 et 46

La portion des sacrificateurs dans la terre leur est donnée à côté de l’emplacement même du sanctuaire. La portion des Lévites devait être attenante à celle des sacrificateurs; et ensuite, à côté, venait l’emplacement de la ville et de ses faubourgs. Ce qui restait dans la largeur du pays était pour le prince et pour les apanages de ses enfants, afin que le peuple ne fût plus opprimé. Tout le reste du pays était pour le peuple. Provision aussi est faite pour les offrandes de chaque jour et pour celles du sabbat. Les autres offrandes obligatoires devaient être faites par le prince.

Quelques détails exigent une ou deux remarques. La purification du sanctuaire commence l’année. Ce n’est plus une expiation à la fin de sept mois, dans le but d’ôter les souillures qui sont déjà accumulées: l’année commence par une purification déjà accomplie. Puis, afin que tous participent à la communion des souffrances de l’agneau de Pâque, le septième jour du mois une offrande est faite pour celui qui pèche par erreur, et pour celui qui est simple (v. 20). Pendant la fête on offrait sept taureaux au lieu de deux. Le caractère de l’adoration sera parfait, l’intelligence de l’acceptation de Christ comme holocauste sera complète dans ce jour-là. La fête de la Pentecôte est omise, circonstance d’une grande portée, car cette fête caractérise notre position actuelle. Ce n’est pas que le Saint Esprit ne doive être donné dans le monde à venir, lorsque Christ établira son règne; mais ce don qui nous rattache à un Christ dans les cieux, et au Père, pendant l’absence de Christ, n’est pas ce qui caractérise cette époque-là, ainsi que cela a lieu à l’égard du temps actuel, car Christ sera présent.

Le prophète aussi, nous l’avons vu, envisage tout à un point de vue en rapport avec Israël. Ainsi le souvenir de la rédemption dans la Pâque et la jouissance du repos, célébrée à la fête des tabernacles, caractériseront la position d’Israël devant Dieu. Les deux fêtes sont célébrées pour reconnaître la pleine valeur de l’holocauste présenté à Dieu.

Une autre circonstance qui distingue le culte du jour millénial dont le prophète parle, c’est que les deux fêtes qui sont les figures de ce temps-là, sont distinguées dans le culte: le sabbat et la nouvelle lune, c’est-à-dire le repos et le rétablissement, Israël apparaissant à nouveau dans le monde. La porte intérieure du côté de l’Orient doit être ouverte ce jour-là; le prince adorera en se tenant à l’entrée de la porte même, et le peuple se tiendra devant la porte. Les autres jours cette porte était fermée. Ils étaient ainsi droits devant l’Éternel dans le sentiment du repos que Dieu avait donné à Israël, et de sa grâce qui manifestait de nouveau son peuple dans la lumière. Il reste toutefois toujours vrai que ni le peuple, ni le prince ne pénétraient dans l’intérieur. Les plus bénis sur la terre, dans ce jour de bénédiction, n’auront jamais l’entrée dans la présence de Dieu, que nous avons, par l’Esprit, à travers le voile. La Pentecôte appartient et se lie à la déchirure du voile et nous donne de marcher en toute liberté dans la lumière, comme Dieu lui-même est dans la lumière, étant entrés dans les lieux saints par le chemin nouveau et vivant qu’il a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair.

Le prince entre par la porte extérieure du côté de l’Orient, et il sort par la même porte. Dans les fêtes solennelles, le peuple entre par la porte du côté du nord et sort par la porte du midi, et le prince au milieu d’eux. Lorsqu’il agit seul par dévouement, il entre et sort par la porte du côté de l’Orient. Ces ordonnances, tout en lui rendant un honneur remarquable lié à la gloire de Dieu qui lui donne sa place au milieu du peuple, assurent (ainsi que ce qui suit, versets 16-18) des rapports fraternels et de bienveillance entre lui et le peuple de Dieu, et ôtent toute occasion d’oppression.