Ésaïe

Chapitres 64 et 65

Les deux chapitres qui suivent nous donnent une pleine révélation des voies de Dieu en réponse à cet appel. Premièrement Dieu, par un effet de sa grâce, s’était fait trouver par d’autres que par son peuple; il s’était annoncé à ceux qui ne s’appelaient pas de son nom. La grâce infinie et souveraine de Dieu était allée chercher les pauvres gentils. En même temps, avec une patience infinie, il avait tendu les bras à un peuple qui le repoussait et le provoquait continuellement de la manière la plus insultante. Et maintenant voici sa réponse: ce peuple qui l’abandonnait serait jugé. Il les compterait avec l’épée; ils seraient courbés pour être égorgés. Mais il y aurait un résidu élu par la grâce, les serviteurs de l’Éternel, qui seraient épargnés et bénis, versets 11, 12; 8, 9; 13-15. Puis l’Éternel allait introduire un ordre de choses tout nouveau, où la vérité de ses promesses serait reconnue et les anciennes choses même entièrement oubliées. Il y aurait de nouveaux cieux et une nouvelle terre; non pas qu’il dût encore s’accomplir un changement physique; mais il se ferait un ordre moral entièrement nouveau. Ce ne serait pas seulement sur la terre que s’établirait ce nouvel ordre de choses, susceptible d’être altéré, comme par le passé, par la puissance du mal dans les cieux; l’état des cieux eux-mêmes serait nouveau. Nous apprenons ailleurs que Satan aura été chassé, et sa puissance ôtée à jamais des cieux1; les dernières et terribles tribulations à Jérusalem en auront été, en effet, la conséquence. Mais maintenant, Jérusalem serait bénie sur la terre, et son peuple jouirait des bienfaits de l’Éternel jusqu’à un âge aussi avancé qu’aux temps qui précédèrent le déluge. Un homme de cent ans serait un enfant, et si quelqu’un mourait à cet âge, il serait considéré comme ayant été retranché par la malédiction de Dieu. Dieu exaucerait toujours son peuple, la paix serait établie, et il n’y aurait pas de mal sur la montagne de sa sainteté. C’est l’état du millénium pour les Juifs.

1 C’est pourquoi, quand le Seigneur entre comme l’Éternel, le Messie, dans Jérusalem, il est dit: «Paix au ciel» (Luc 19:38).