Apocalypse 18:14-24

Apocalypse 18:14-24

14 Et les fruits que désirait ton âme se sont éloignés de toi, et toutes les choses délicates et splendides sont perdues pour toi, et on ne les retrouvera plus jamais.

15 Les marchands de ces produits, qui se sont enrichis par son moyen1, se tiendront loin à cause de la crainte de son tourment. Ils pleureront, et seront en deuil,
1 littéralement : d'elle.

16 [et] diront : Hélas ! Hélas ! la grande ville qui était habillée de fin lin, et de pourpre, et d'écarlate, et parée d'or, et de pierres précieuses, et de perles !

17 Car en une seule heure, tant de richesses ont été détruites !
Et tout pilote, et quiconque navigue vers [quelque] lieu, et les matelots, et tous ceux qui vivent de la mer, se tenaient loin.

18 Et voyant la fumée de la ville incendiée, ils s'écriaient, en disant : Quelle [ville] est semblable à la grande ville ?

19 Et ils jetèrent de la poussière sur leurs têtes et ils criaient, dans les pleurs et le deuil, [en] disant : Hélas ! Hélas ! la grande ville dont l'opulence a enrichi tous ceux qui avaient des bateaux sur la mer ! Car en une seule heure, elle a été dévastée !

Le jugement de Babylone, la grande ville

20 [Ô] ciel, réjouis-toi à son sujet, et [vous aussi,] les saints, et les apôtres, et les prophètes ! Car Dieu vous a fait justice en la jugeant1.
1 littéralement : Car Dieu a jugé votre jugement à partir d'elle ; comparer avec Ésaïe 34:8.

21 Et un ange puissant leva une pierre, comme une grande meule, et la jeta dans la mer, en disant : Ainsi sera jetée avec violence Babylone la grande ville, et elle ne sera plus jamais trouvée.

22 Et la voix des joueurs de harpe, et des musiciens, et des joueurs de flûte et de trompette, ne sera plus jamais entendue en toi. Et aucun ouvrier, d'aucun métier, ne sera plus jamais trouvé en toi. Et le bruit de la meule ne sera plus jamais entendu en toi.

23 Et la lumière de la lampe ne brillera plus jamais en toi. Et la voix de l'époux et de l'épouse ne sera plus jamais entendue en toi. [C'est] parce que tes marchands étaient les grands de la terre, et que, par ta magie, toutes les nations ont été égarées.

24 Et en elle a été trouvé le sang des prophètes, et des saints, et de tous ceux qui ont été égorgés sur la terre.

Les lamentations des marchands (v. 11, 15…) nous rappellent les plaintes de Démétrius et des artisans d'Éphèse craignant de perdre le «grand profit» et le «bien-être» que leur procurait le culte de l'idole (Act. 19 ac 19.23-40). Au fond, quelle différence y a-t-il entre la grande «Diane des Éphésiens» et «Babylone la grande», entre l'idolâtrie païenne et la corruption du christianisme? Elle ne peut qu'avoir du succès, la religion qui donne à l'homme tous les fruits du désir de son âme (v. 14), qui flatte les sens en endormant la conscience (v. 22; Dan. 3:7 dn 3.4-7), qui favorise le commerce et sert de prétexte à toutes sortes de réjouissances. Il suffit de voir au cours de la fin de l'année de quelle manière profane la naissance du Seigneur Jésus est célébrée par beaucoup.

«En elle a été trouvé le sang… des saints» (v. 24). Déjà dans la ville de Caïn, au commencement de la Bible, se trouvait maintes choses agréables… pendant que criait le sang d'Abel (comp. Gen. 4:10, 17… gn 4.8-24). Aujourd'hui le monde religieux se réjouit pendant que le vrai croyant souffre et s'afflige (Jean 16:20 j 16.19-22). Demain retentiront les hélas! ici-bas; mais la joie du ciel y répondra (v. 20). Que Dieu nous donne de voir déjà par la foi toutes choses comme Lui les voit!