Jude 1 à 13

Jude 1 à 13

Salutation

1 Jude, esclave de Jésus-Christ et frère de Jacques, aux appelés, bien-aimés en Dieu le Père et conservés en1 Jésus-Christ :
1 ou : par.

2 Que la miséricorde, et la paix, et l'amour vous soient multipliés !

But de la lettre : exhortation à combatre pour la foi, c’est-à-dire pour la bonne doctrine

3 Bien-aimés, alors que je m'empressais de vous écrire au sujet de notre commun salut, je me suis trouvé dans la nécessité de vous écrire afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes.

4 Car certains hommes se sont glissés [parmi les fidèles], inscrits à l'avance [et] depuis longtemps pour ce jugement1, des méchants qui changent la grâce de notre Dieu en débauche et qui renient notre seul Maître2 et Seigneur Jésus-Christ.
1 ici, la chose mise à leur charge. 2 maître d'un esclave ; ailleurs : seigneur, ou : souverain ; comme en Luc 2:29.

Rappel des jugements passés pour indiquer le sort réservé aux faux docteurs

5 Or je désire vous rappeler, à vous qui connaissez tout cela une fois pour toutes, que le Seigneur1, ayant délivré le peuple du pays d'Égypte, a détruit ensuite ceux qui n'ont pas cru.
1 plusieurs manuscrits portent : Jésus (ou : Josué).

6 Et il a réservé dans des liens éternels, sous les ténèbres, pour le jugement du grand jour, les anges qui n'ont pas gardé leur origine, mais qui ont abandonné leur propre demeure.

7 De même, Sodome, et Gomorrhe1, et les villes d'alentour, qui s'étaient abandonnées à la fornication de la même manière que ceux-là et étaient allées après une autre chair, sont là comme exemple, subissant la peine d'un feu éternel.
1 voir Gen. 19.

Les agissements des faux docteurs vis-à-vis des autorités célestes

8 Cependant, de la même manière, ces rêveurs, eux aussi, souillent la chair, et méprisent l'autorité, et injurient les êtres glorieux1.
1 littéralement : les gloires.

9 Mais quand Michel l'archange, entrant en contestation avec le Diable, discutait au sujet du corps de Moïse, il n'osa pas proférer de jugement injurieux contre [lui], mais il dit : Que le °Seigneur te réprimande !

10 Or ceux-là injurient tout ce qu'ils ne connaissent pas et se détruisent eux-mêmes dans tout ce qu'ils ne comprennent que d'une manière naturelle, comme des bêtes sans raison1.
1 c.-à-d. : selon leur nature d'êtres sans raison.

11 Malheur à eux, car ils ont suivi le chemin de Caïn1, et se sont abandonnés à l'erreur de Balaam2 pour une récompense, et ont péri dans la révolte de Coré3.
1 voir Gen. 4. 2 voir Nombres 22 à 24. 3 voir Nombres 16.

12 Ceux-là sont des taches1 dans vos agapes, faisant des festins avec vous, sans crainte, se nourrissant eux-mêmes. [Ce sont] des nuages sans eau, emportés par les vents ; des arbres de fin d'automne, sans fruit, deux fois morts, déracinés ;
1 ou : écueils.

13 des vagues furieuses de la mer, jetant l'écume de leur propre honte ; des étoiles errantes à qui l'obscurité des ténèbres est réservée pour toujours.

Une trompette peut résonner pour le seul plaisir de ceux qui l'écoutent. Mais il arrive qu'elle doive retentir pour stimuler des combattants. Jude aurait aimé entretenir ses frères des sujets les plus édifiants. Hélas, devant les progrès du mal qui déjà s'insinuait «parmi les fidèles», son service, véritable cri d'alarme, se borne à leur enjoindre de combattre coûte que coûte pour la vérité. Combien d'enfants de Dieu à qui il est nécessaire de rappeler encore et toujours l'ABC de la vérité chrétienne, alors que l'Esprit voudrait les occuper de bénédictions plus hautes (Héb. 5:12 hb 5.5-14)! «Vous qui connaissez tout cela une fois pour toutes…». Avons-nous fait quelques progrès, ou au contraire reculé depuis notre conversion?

Comme la 2e épître de Pierre, celle de Jude se sert d'exemples solennels de l'Ancien Testament pour nous dépeindre l'apostasie morale des derniers jours. Deux traits la caractérisent: l'abandon de la grâce, changée en débauche, et le mépris de l'autorité sous toutes ses formes (2 Pier. 2:10, 11 2p 2.7-14). Cette dernière tendance s'affirme déjà dans les familles, dans les écoles, dans la vie sociale et professionnelle. Mais comment un enfant qui n'est pas soumis à ses parents acceptera-t-il plus tard l'autorité du Seigneur?